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6e Coupe du Congo/Tennis de Table : toutes les délégations déjà à Tumba Mission (Kongo central)
C’est à 15h00 de la journée de ce vendredi 01 mars 2019 que les délégations constituées d’une centaine de personnes venant de sept provinces de la RDC sont arrivées à « Tumba Mission » au Kongo Central pour la 6 ème édition de la coupe du Congo de Tennis de Table, communément appelé, « National Table Tennis League » (NTTL). Ce contigent a donc parcouru près de 5 heures de route avant d’arriver dans ce haut lieu devenu capitale nationale de Tennis de table.
Dans cette forte délégation composée de 167 personnes, on y retrouve: des athlètes, des entraîneurs, des arbitres, des membres de la Fédération, la presse, les corps médical ainsi que les animateurs.
Cette unième compétition va ouvrir ses portes ce samedi 02 mars et les fermera un jour après, soit le 03 mars 2019.
Aussitôt arrivée à Tumba ce vendredi 01 mars, la fédération va organiser son assemblée générale ordinaire dans la soirée.
Les provinces qui participent à cette compétition sont : le Mai Ndombe, Kongo Central, Kinshasa, Haut-Katanga, Tshopo , Sud-Kivu, seule la province de Ituri qui n’est pas encore là.
Signalons que les athlètes qui participent à cette compétition sont les 16 premiers du classement national.
Il faut aussi noter que la compétition se jouera en trois sets gagnants dans les groupes et au second tour. La répartition dans les groupes obéit au classement national du 31 décembre 2018 et au niveau actuel de chaque athlète.
Jolga Luvundisakio depuis Tumba Mission(Kongo-Central)/ CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
