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LIPROCYKIN: l’Assemblée générale élective se transforme en une comédie de mauvais goût !  

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Après plusieurs  reports injustifiés,  l’Assemblée générale extraordinaire et élective (AGEE) de la Ligue provinciale de cyclisme de Kinshasa (LIPROCYKIN) est de nouveau été reportée à une date ultérieure, alors qu’elle devait se tenir le jeudi 7 février 2019 au Centre Béthanie dans la commune de la Gombe.
En marge de cette réunion, les cyclistes ont manifesté leur mecontentement dénonçant au passage la façon dont le comité sortant a organisé cette assemblée.
Sur fond de  chants, danses et cris hostiles, ils ont déclaré:  » Toko kende te, tokolal’awa ! Baboma biso président Félix ayoka »( Nous ne partirons pas d’ici jusqu’à ce que mort s’ensuive. Le président Félix Tshisekedi aura vent de cette information).
Candidat président à la tête de cette Ligue, Plante Kibhadi Mbaka, a saisi cette occasion pour demander à l’Etat congolais de prendre les choses en mains.
« Nous sommes là pour le changement. Ce qui se passe dans notre pays c’est anormal. Heureusement que la loi existe. Comment une citoyenne grecque de nationalité arrive à la tête d’une Ligue provinciale réservée aux enfants du pays? Moi, je ne vois pas un Congolais qui irait en Grèce pour devenir responsable d’une institution réservée aux enfants d’Athènes (capitale de la Grèce). Donc l’état doit faire son travail… », a-t-il déploré.

Tsakou Maria

Dans son côté Tsakou Danilaki Maria, candidate à la présidence du comité sortant, déplore le comportement du chef de division urbaine, Tshimanga Mazamba, qui a disparu en pleine assemblée pour réapparaitre apres 20 minutes avec une lettre non signée par les autorités, sans sceau ni entête, affirmant que c’est le ministre provinciale des Sports qui aurait suspendu  l’AGEE. « On a appelé au téléphone le sécretaire général aux Sports, Barthélémy Okito, et il nous a donné l’ordre de continuer l’Assemblée.  Malheureusement, la commission électorale s’était déjà retirée. Nous irons voir le directeur de cabinet de ministre pour  clarifier cette situation », a expliqué Maria Tsakou.
Selon, enfin,  Bonaventure Nkanza, le président de la commission électorale, c’est l’absence du chef de division sportive, Tshimanga Mazamba, qui a occasionné ce nouveau report de cette assemblée. Le statut indiquant qu’il doit impérativement être physiquement sur le lieu de l’AGEE.
Signalons que ce report est le sixième depuis la décheance du mandat du comité sortant le 06 janvier dernier.
Djastro Mubemba/CONGOPROFOND.NET

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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