Actualité
RDC/Goma: la peur de la publication des résultats des élections fait fuir les élèves des écoles
La rentrée scolaire n’a pas été effective dans certaines écoles de la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, ce lundi 7 janvier 2019. Comme à Kinshasa, les bleus et blancs de la ville volcanique ont préféré jouer aux prolongations des festivités de Noël et de nouvel an.
En effet, un nombre important d’élèves a séché les cours dans les écoles de l’ouest comme celle du centre-ville de Goma.
Malgré l’appel du ministre national de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (Epsp), Gaston Musemena, des parents ont jugé bon de garder leurs enfants à la maison suite à la situation politique de l’heure.
Dans plusieurs écoles visitées par CONGOPROFOND.NET, seulement une poignée d’élèves était visible aux rassemblements.
Quant aux écoles maternelles, elles n’ont même pas fonctionné. Un petit tour à l’école maternelle Sainte Ursule nous a renseigné que la direction a demandé aux parents de rentrer avec leurs enfants sans indiquer le jour de reprise des cours.
Dans certains arrêts de bus, l’ambiance n’était pas animée comme d’habitude, car peu d’élèves aux différents arrêts.
Plusieurs élèves rencontrés dans les rues de Goma disaient avoir appris qu’il n’y aurait pas cours ce lundi, tandis que d’ autres n’avaient pas un motif précis pour expliquer leurs absences aux cours.
Il faut rappeler que suite à plusieurs hésitations, certains parents ont carrément refuser d’envoyer leurs enfants à l’école craignant des tensions autour
de l’annonce des résultats de la présidentielle. Celle-ci a été, d’ailleurs, renvoyée à une date ultérieure, alors que le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), Gaston Musemena, a confirmé le weekend dernier, la reprise des cours ce lundi 7 janvier 2019.
Esdras Tsongo/CONGOPROFOND.NET
Politique
« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain
S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.
1. Satisfaction de la C64
Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».
2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »
Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »
3. Prochaine étape : jeudi 4 juin
La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.
Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.
Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?
Blaise ABITA
