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Kasaï-Oriental : Le FPI passe à l’action pour accélérer les projets du Programme présidentiel et améliorer la vie des populations
Au Kasaï-Oriental, le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) renforce le suivi des projets qu’il finance dans le cadre du Programme présidentiel de lutte contre les inégalités sociales. Le Directeur général adjoint (DGA) du FPI, Blaise Mastaky Birindwa, a récemment conduit une mission d’évaluation dans la province afin de mesurer l’état d’avancement des infrastructures, identifier les difficultés rencontrées et apprécier l’impact concret de ces investissements sur les conditions de vie de la population.
Durant plusieurs jours, la délégation a sillonné la ville de Mbuji-Mayi ainsi que certains territoires environnants. L’objectif principal de cette mission était de vérifier si les financements octroyés par le FPI produisent effectivement les résultats attendus, notamment dans des secteurs essentiels comme l’énergie, l’agriculture, la santé, l’eau potable et l’éducation.

La centrale photovoltaïque de Tshipuka toujours attendue
Parmi les projets majeurs inspectés figure la centrale photovoltaïque de Tshipuka, conçue pour alimenter la ville de Mbuji-Mayi en électricité. Cette infrastructure énergétique est considérée comme un levier stratégique pour stimuler l’activité économique locale et améliorer les conditions de vie des habitants.
Toutefois, malgré l’installation de plusieurs équipements, la centrale n’est toujours pas entrée en service. Face à ce blocage, le FPI affirme avoir identifié les causes du retard et proposé des pistes de solutions.
« Notre responsabilité est de nous assurer que chaque projet financé atteint ses objectifs et bénéficie réellement à la population », a souligné le DGA Blaise Mastaky Birindwa. À l’issue de la mission, un rapport détaillé sera transmis au Directeur général du FPI, Batukonke, afin de faciliter la prise de décisions appropriées.
Des infrastructures de santé en pleine transformation
La mission a également permis de constater les avancées dans le secteur de la santé. La délégation s’est notamment rendue à l’Hôpital général de référence de Muya, présenté comme l’un des projets emblématiques de la province. L’établissement, déjà opérationnel, accueille actuellement les patients et offre un nouveau visage aux infrastructures sanitaires de la région.
Par ailleurs, des travaux de modernisation se poursuivent à l’Hôpital Saint Jean-Baptiste de Kansele ainsi qu’au Centre de transfusion sanguine, où les matériaux nécessaires à la poursuite du chantier sont déjà disponibles.
L’éducation et l’eau potable au cœur des priorités
Dans le domaine de l’éducation, la délégation a visité le Complexe scolaire du 4 janvier. Bien que certains travaux de finition restent à réaliser, l’école fonctionne déjà et accueille des élèves. La construction du Complexe scolaire Kalenda Mudishi approche également de sa phase finale.
La mission s’est aussi rendue dans le territoire de Kabeya-Kamwanga, où l’accès à l’eau potable constituait autrefois un défi majeur pour les habitants. Grâce au financement du FPI, un projet d’adduction d’eau potable a été réalisé avec succès. Les populations qui parcouraient autrefois de longues distances pour s’approvisionner en eau bénéficient désormais d’un accès plus facile, ce qui améliore sensiblement les conditions d’hygiène et la qualité de vie.
L’agriculture et l’industrie locale en développement
Dans le territoire de Lupatapata, la délégation a visité la ferme Action Mobile Pasteur Kabalu (AMPK), un projet visant la modernisation de l’exploitation avicole et la production d’œufs destinés au marché local. Le financement du FPI a permis l’acquisition d’équipements modernes. Le promoteur envisage également de développer une minoterie, une unité de charcuterie ainsi qu’une production laitière.
Cependant, certaines contraintes ont entraîné une suspension temporaire des activités. Un nouveau financement pourrait permettre de relancer pleinement la production.
À Mbuji-Mayi, la société Minzanyi SARL poursuit pour sa part l’installation d’une unité de production de savon. Soutenu par le FPI, ce projet illustre la volonté de promouvoir l’industrialisation locale et de réduire la dépendance aux produits importés.
Formation des jeunes et soutien aux artisans
Au-delà des grandes infrastructures, la mission du FPI s’est également intéressée aux initiatives locales favorisant l’encadrement des jeunes. À Mbuji-Mayi, deux ateliers de menuiserie impliqués dans la formation professionnelle ont été visités.
Ces structures jouent un rôle important dans la transmission du savoir-faire artisanal et l’insertion professionnelle des jeunes. À l’instar des ébénistes de Delvaux à Kinshasa, ces ateliers pourraient bénéficier de l’appui du FPI à condition de présenter des projets solides et structurés.
Un levier pour le développement du Kasaï-Oriental
À travers ces différents projets, le FPI entend contribuer activement au développement économique et social du Kasaï-Oriental. Les infrastructures financées dans les secteurs clés constituent des leviers importants pour améliorer les conditions de vie des populations.
Cependant, la réussite de ces initiatives dépendra d’un suivi rigoureux, d’une gestion transparente et d’une coordination efficace entre les différents acteurs impliqués.
Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
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Zaïko Langa Langa : L’héritage éternel de Mbuta Matima dans les nuits de Kinshasa
Le 26 mai 1996 disparaissait à Liège l’un des artisans les plus discrets mais les plus importants de l’histoire de Zaïko Langa Langa : Zéphyrin Matima Mpioso. 30 ans après son décès, de nombreux mélomanes continuent de s’interroger : pourquoi parle-t-on si peu de celui qui a pourtant tant contribué à la réussite et à la rigueur musicale du mythique orchestre kinois ?

Connu affectueusement sous le nom de « Ya Matim’s », Mbuta Matima était un véritable enfant de Matonge, anciennement Renkin, sur l’avenue Inzia. Guitariste talentueux, musicien méthodique et homme de l’ombre respecté, il incarnait le professionnalisme au sein du groupe.
Avant de rejoindre Zaïko Langa Langa en 1969, il avait débuté chez Stukas Boys aux côtés de Lita Bembo. D’abord influencé par les reprises pop occidentales, il évoluera progressivement vers la rumba et le sebene, devenant au fil des années l’un des piliers techniques du son Zaïko.

Un directeur artistique rigoureux et respecté
Souvent présenté comme soliste secondaire, Mbuta Matima était bien plus qu’un simple guitariste. Il occupait un rôle central dans l’organisation musicale du groupe : directeur artistique, arrangeur, coordinateur et auteur-compositeur.
Les habitués des concerts du mythique Kimpwanza Bar se souviennent encore des balances minutieuses qu’il dirigeait avant chaque prestation. Rigoureux et exigeant, il veillait à la qualité sonore et à la cohésion musicale de l’orchestre.
Plusieurs chansons portent son empreinte artistique, notamment :
« Toli Kolumpe »
« Kin Kiesse »
« Solomo »
« Nandimi te Nakotika te »
« Kazo »
« Masela »
« Kabobo »
« Mena »
« Reviens Hyppau »
À travers ces œuvres, Mbuta Matima a participé à construire l’identité musicale moderne de Zaïko, devenue une référence majeure de la rumba congolaise.
« A nge Matima, a Mbuta Matima, kolele ! » : cette phrase résonne encore comme un hommage à un homme dont le nom mérite d’être gravé parmi les grands bâtisseurs de la légende Zaïko.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
