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Haut-Uele : Après la suspension du préfet des études, les cours reprennent à l’Institut Surur de Durba

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Les activités scolaires ont repris ce mardi 10 mars 2026 à l’Institut Surur de Durba, dans le territoire de Watsa, province du Haut-Uele, après deux jours de paralysie consécutifs à un mouvement de protestation des élèves.

À l’origine de cette situation figure la suspension du préfet des études de cet établissement scolaire, décidée par la hiérarchie éducative à la suite d’un contrôle financier effectué au sein de l’école.

Contacté par CONGOPROFOND.NET, Nyamuliko Zeru, sous-PROVED de la Sous-division de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté Watsa 1, avait apporté des éclaircissements sur cette décision administrative.

Un contrôle financier à l’origine de la suspension

Selon lui, contrairement aux rumeurs ayant circulé dans la cité minière de Durba, la Sous-division n’a procédé à aucun remplacement du préfet des études. Il a précisé que la mesure de suspension fait suite à un contrôle financier initié par l’Inspecteur principal provincial de la province éducationnelle Haut-Uele 2.

D’après les premières conclusions de cette mission, un présumé détournement d’une somme importante d’argent aurait été constaté.

Face à cette situation, la hiérarchie a décidé de suspendre provisoirement le responsable concerné afin de lui permettre d’apporter des explications.

« Le préfet des études a été suspendu pour lui permettre de rechercher les fonds concernés et de les reverser. Après cela, il pourra être rétabli dans ses fonctions », avait expliqué Nyamuliko Zeru.

La colère des élèves et la fermeture des salles

Malgré ces explications, les élèves de l’Institut Surur ont manifesté leur mécontentement en paralysant les activités scolaires depuis le samedi 07 mars 2026.

La tension s’est poursuivie le lundi 09 mars, premier jour de la semaine, où les cours sont restés paralysés pour la seconde fois. Selon plusieurs sources locales, certains élèves auraient acheté des cadenas pour fermer des salles de classe et brandi des banderoles de couleur rouge portant l’inscription « Toboyi Kabuli », afin d’exprimer leur opposition à la décision de la hiérarchie.

Cette situation a suscité des inquiétudes au sein de la communauté éducative, notamment en ce qui concerne le respect du calendrier scolaire dans cet établissement secondaire de Durba.

Un intérim pour assurer la continuité des cours

Après plusieurs échanges entre les responsables scolaires et la hiérarchie éducative, le calme est finalement revenu et les activités scolaires ont repris normalement ce mardi 10 mars 2026.

Dans une interview exclusive, DG Van la Grâce Likaka, directeur des études à l’Institut Surur, a confirmé la reprise effective des cours.

Il a indiqué que la hiérarchie éducative lui a confié l’intérim afin d’assurer la continuité administrative et pédagogique de l’établissement en attendant la décision finale des autorités compétentes.

« La hiérarchie a décidé que le directeur des études assure l’intérim pour garantir la continuité des activités. Les cours ont repris normalement », a-t-il affirmé.

Appel aux parents et aux élèves

Il a également lancé un appel aux parents et aux élèves afin de favoriser une reprise sereine des activités scolaires.

« Nous demandons aux parents d’envoyer leurs enfants à l’école et aux élèves qui avaient peur de revenir de reprendre le chemin de l’école, car la situation est désormais revenue à la normale », a-t-il rassuré.

Le responsable scolaire a enfin insisté sur la nécessité de poursuivre normalement l’année scolaire entamée depuis le 02 septembre 2025, afin de préserver la continuité pédagogique et d’éviter toute perturbation du calendrier scolaire.

Junior Kasamba / CongoProfond.net

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Zaïko Langa Langa : L’héritage éternel de Mbuta Matima dans les nuits de Kinshasa

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Le 26 mai 1996 disparaissait à Liège l’un des artisans les plus discrets mais les plus importants de l’histoire de Zaïko Langa Langa : Zéphyrin Matima Mpioso. 30 ans après son décès, de nombreux mélomanes continuent de s’interroger : pourquoi parle-t-on si peu de celui qui a pourtant tant contribué à la réussite et à la rigueur musicale du mythique orchestre kinois ?

Connu affectueusement sous le nom de « Ya Matim’s », Mbuta Matima était un véritable enfant de Matonge, anciennement Renkin, sur l’avenue Inzia. Guitariste talentueux, musicien méthodique et homme de l’ombre respecté, il incarnait le professionnalisme au sein du groupe.

Avant de rejoindre Zaïko Langa Langa en 1969, il avait débuté chez Stukas Boys aux côtés de Lita Bembo. D’abord influencé par les reprises pop occidentales, il évoluera progressivement vers la rumba et le sebene, devenant au fil des années l’un des piliers techniques du son Zaïko.

Un directeur artistique rigoureux et respecté

Souvent présenté comme soliste secondaire, Mbuta Matima était bien plus qu’un simple guitariste. Il occupait un rôle central dans l’organisation musicale du groupe : directeur artistique, arrangeur, coordinateur et auteur-compositeur.

Les habitués des concerts du mythique Kimpwanza Bar se souviennent encore des balances minutieuses qu’il dirigeait avant chaque prestation. Rigoureux et exigeant, il veillait à la qualité sonore et à la cohésion musicale de l’orchestre.

Plusieurs chansons portent son empreinte artistique, notamment :

« Toli Kolumpe »

« Kin Kiesse »

« Solomo »

« Nandimi te Nakotika te »

« Kazo »

« Masela »

« Kabobo »

« Mena »

« Reviens Hyppau »

À travers ces œuvres, Mbuta Matima a participé à construire l’identité musicale moderne de Zaïko, devenue une référence majeure de la rumba congolaise.

« A nge Matima, a Mbuta Matima, kolele ! » : cette phrase résonne encore comme un hommage à un homme dont le nom mérite d’être gravé parmi les grands bâtisseurs de la légende Zaïko.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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