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Sécurité

L’Ouganda consolide son empreinte sécuritaire en Somalie avec un nouveau contingent

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L’Ouganda poursuit son engagement militaire sur le théâtre régional. Les Forces de défense du peuple ougandais (UPDF) ont procédé au déploiement de leur 12e contingent de l’Unité de garde des Nations Unies (UNGU XII), appelé à opérer en Somalie dans le cadre d’un mandat des Nations Unies.

Plus qu’une simple rotation de troupes, ce déploiement illustre la stratégie de Kampala consistant à maintenir une présence active dans les missions internationales de stabilisation. Les autorités militaires insistent sur le caractère stratégique de cette mission, à la fois pour la sécurité régionale et pour le positionnement diplomatique du pays.

Lors de la cérémonie organisée au centre de formation aux opérations de paix de Ssingo, le commandement a rappelé aux soldats l’exigence opérationnelle d’un environnement marqué par l’instabilité persistante et la menace du groupe armé Al-Shabaab. L’expérience accumulée par les contingents précédents constitue, selon les responsables, un atout déterminant face à un théâtre asymétrique où les risques sécuritaires demeurent élevés.

Les officiers supérieurs ont également mis en avant la dimension symbolique de la mission : chaque soldat déployé agit comme représentant de l’État ougandais dans un cadre multilatéral. Discipline, conformité aux standards internationaux et respect du mandat onusien ont été présentés comme des impératifs non négociables.

À la tête de l’UNGU XII, le lieutenant-colonel Nathan Akankunda a assuré que son unité est prête à exécuter sa mission conformément aux règles d’engagement et aux attentes des Nations Unies.

Avec ce nouveau contingent, Kampala confirme sa volonté de demeurer un acteur clé des dispositifs africains et internationaux de gestion des crises, dans une région où la stabilité reste fragile et hautement stratégique.

Sécurité

Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété

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L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.

L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.

Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.

L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.

L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.

L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.

Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.

Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.

Désiré Rex Owamba

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