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RDC–RCA : Judith Suminwa lance le programme régional PREDIRE pour valoriser les eaux transfrontalières de l’Oubangui
La Première ministre Judith Suminwa a procédé, lundi 16 février 2026 à Kinshasa, au lancement officiel du Programme régional d’appui au développement des infrastructures et de valorisation des ressources en eau transfrontalière entre la République démocratique du Congo et la République centrafricaine (PREDIRE). La cérémonie s’est tenue à l’hôtel Fleuve Congo, en présence de plusieurs partenaires techniques et financiers.
Ce programme vise la valorisation durable des ressources en eau de la rivière Oubangui, dans le but de soutenir le développement socioéconomique des populations vivant dans le bassin Congo–Ubangi–Sangha. Il s’inscrit dans le Programme d’actions du Gouvernement 2024–2028, qui place le développement rural et l’agriculture parmi les priorités stratégiques de l’exécutif congolais.
Devant l’assistance, la cheffe du gouvernement a souligné que près de 10 % du budget national 2026 est consacré aux secteurs du développement rural et agricole. Cette enveloppe permettra de financer des infrastructures socioéconomiques de base et des actions d’appui aux communautés rurales, dans une perspective de diversification de l’économie nationale et de renforcement de sa compétitivité.

Soutenu par la Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds de l’OPEP pour le développement international, le PREDIRE cible principalement les provinces du Nord-Ubangi, du Sud-Ubangi et de la Mongala. Le ministre du Développement rural, Grégoire Mutshail Mutomb, a précisé que le projet bénéficiera directement à environ 2,4 millions de personnes, dont 51 % de femmes, et devrait générer près de 3 400 emplois, dont 1 200 permanents.
Le programme prévoit notamment la construction d’une station de traitement d’eau potable à Gbadolite, l’installation de systèmes d’adduction d’eau à énergie solaire dans plusieurs localités du Nord-Ubangi, ainsi que des études pour le transfert des eaux de l’Oubangui en vue de l’irrigation des périmètres agricoles. En RDC, la mise en œuvre sera assurée par le ministère du Développement rural à travers le Projet PRISE II et son unité de gestion.
Dorcas Mwavita
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Presse francophone mondiale : La Congolaise Marianne Mujing Yav décroche un poste historique à l’UPF
Une nouvelle page s’écrit pour la presse congolaise sur la scène internationale. La journaliste congolaise Marianne Mujing Yav a été élue, vendredi 29 mai 2026, au poste de secrétaire générale de l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF), à l’issue d’un scrutin qui marque un tournant majeur pour la représentation de la République démocratique du Congo au sein des grandes instances médiatiques francophones.
Avec 35 voix obtenues, elle devient la première femme congolaise à accéder à cette fonction stratégique au sein de cette organisation qui rassemble des journalistes, éditeurs et professionnels des médias issus de l’espace francophone mondial.

Une victoire qui honore la RDC
L’élection de Marianne Mujing Yav constitue bien plus qu’un succès personnel. Elle symbolise la montée en puissance de la presse congolaise dans les espaces internationaux de décision et de réflexion sur l’avenir du journalisme francophone.
Dans un contexte où les médias sont confrontés à de nombreux défis ( transformation numérique, désinformation, sécurité des journalistes et défense de la liberté de la presse ), la présence d’une Congolaise à un poste aussi influent est perçue comme une reconnaissance du dynamisme et du professionnalisme des acteurs des médias de la RDC.
Cette élection renforce également la visibilité du pays au sein de la francophonie médiatique, offrant à la RDC une voix plus forte dans les débats qui façonnent l’avenir de l’information à l’échelle internationale.
Zoom sur Marianne Mujing Yav
Figure respectée du paysage médiatique congolais, Marianne Mujing Yav s’est progressivement imposée comme l’une des personnalités les plus engagées dans la promotion du journalisme professionnel et de la coopération entre médias francophones.
Au fil des années, elle a développé une solide expérience dans le secteur de l’information et dans les réseaux professionnels de la presse, ce qui lui a permis de tisser des liens avec plusieurs organisations internationales œuvrant pour le renforcement des médias et la défense des valeurs de la francophonie.
Membre du Comité national de la presse congolaise ( UNPC), son élection à la tête du secrétariat général de l’UPF traduit la confiance placée en son leadership, sa capacité de rassemblement et sa vision pour une presse francophone moderne, indépendante et adaptée aux mutations du monde numérique.
Un symbole fort pour les femmes des médias
L’accession de Marianne Mujing Yav à cette haute responsabilité revêt également une portée symbolique importante pour les femmes journalistes de la RDC et d’Afrique.
Dans un secteur encore marqué par des défis liés à la représentativité féminine dans les postes de direction, cette élection envoie un signal fort sur la place croissante des femmes dans la gouvernance des médias et des organisations professionnelles internationales.
En tant que secrétaire générale de l’UPF, Marianne Mujing Yav sera appelée à contribuer à la coordination des activités de l’organisation, au renforcement de la coopération entre ses différentes sections nationales et à la promotion des valeurs qui fondent la presse francophone.
Son mandat s’annonce déterminant à un moment où le journalisme doit relever des enjeux majeurs liés à la crédibilité de l’information, à l’intelligence artificielle, à la transition numérique et à la protection des professionnels des médias.
Par cette élection historique, la RDC inscrit son nom dans les annales de la presse francophone mondiale et voit l’une de ses filles accéder à l’un des postes les plus prestigieux du secteur. Une consécration qui honore à la fois Marianne Mujing Yav, la profession journalistique congolaise et l’ensemble du pays.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
