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Sécurité

Goma : Un an après la prise de la ville, la société civile de Karisimbi appelle à la mémoire, à la justice et à la paix

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Ce 27 janvier marque une date douloureuse pour la ville de Goma. Un an jour pour jour après la prise du chef-lieu de la province du Nord-Kivu par l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23. A cette occasion, la Société civile de la commune de Karisimbi, une des deux communes que compte la ville, s’est exprimée pour honorer la mémoire des victimes et rappeler l’urgence de la justice.

Dans un message empreint de gravité, cette structure citoyenne souligne que cette journée ne saurait être considérée comme une célébration. « Ce jour n’est pas un anniversaire à célébrer mais une plaie ouverte à rappeler afin que l’oubli ne devienne jamais complice de l’injustice et de l’impunité », affirme-t-elle.

La Société civile de Karisimbi dit s’incliner « avec une profonde douleur devant la mémoire de toutes les victimes tombées dans notre ville de Goma et particulièrement dans nos quartiers ». Elle rend également « un hommage ému à nos frères et sœurs arrachés brutalement à la vie », rappelant le lourd tribut payé par la population civile depuis la chute de la ville.

S’adressant directement aux habitants de cette commune populaire de Goma, la structure citoyenne exprime sa solidarité face à la souffrance vécue. « À vous la population de la commune de Karisimbi, nous disons que votre souffrance est la nôtre et que votre douleur nous oblige », peut-on lire dans cette déclaration.

Au-delà du devoir de mémoire, la Société civile réaffirme son engagement en faveur de valeurs fondamentales. « Nous réaffirmons avec force notre engagement pour la vérité, la justice et une paix durable fondée sur le respect du droit et de la dignité humaine », insiste-t-elle, tout en rejetant fermement toute forme d’occupation et de violence.

Selon elle, « la ville de Goma et commune de Karisimbi en particulier méritent la vie, la sécurité et la paix mais pas l’occupation, pas la peur, pas le silence imposé ». Un message clair qui traduit l’aspiration d’une population éprouvée par une année de conflit et d’insécurité.

La Société civile de Karisimbi lance un appel à la justice et à la reconnaissance des souffrances endurées. « Que la mémoire des victimes nous interpelle chaque jour, que leurs sang versé ne soit jamais vain et que justice leur soit rendue », dit la déclaration signée par la Société civile de la commune de Karisimbi, en ville de Goma.

Un an après la prise de Goma, la commémoration du 27 janvier rappelle que, pour la population de Karisimbi comme pour l’ensemble de la ville, le temps n’a pas refermé les blessures. Tant que la vérité ne sera pas établie et que justice ne sera pas rendue aux victimes, et surtout tant que la rébellion du M23 sera encore là, cette date restera un symbole de deuil, mais aussi de résistance civile face à l’oubli et à l’impunité.

Franck Kaky

Sécurité

Haut-Katanga : la police annonce une enquête criminelle sur le double meurtre d’un géologue et son chauffeur

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La Police nationale congolaise a annoncé l’ouverture d’une enquête criminelle après le double meurtre du géologue et homme d’affaires Dominique Sambwa et de son chauffeur, survenu sur l’axe routier Likasi-Kambove, dans la province du Haut-Katanga. Ce drame continue de susciter de vives réactions et une profonde indignation au sein de l’opinion publique.

Pour faire la lumière sur les circonstances de ce crime et établir les responsabilités, les autorités sécuritaires se sont mobilisées. Des responsables de la police, des FARDC ainsi que d’autres services de sécurité se sont rendus sur le lieu du drame ce lundi 04 mai afin de constater les faits et de s’imprégner des premiers éléments de l’enquête.

Selon le porte-parole de la police, Charles Lwamba, le géologue Dominique Sambwa et son chauffeur ont été abattus par balles samedi 02 mai par des hommes armés non encore identifiés. L’attaque s’est produite à environ 18 kilomètres d’une carrière minière, dans la localité de Bungu-Bungu, alors qu’ils se dirigeaient vers Likasi.

Le drame s’est déroulé en pleine brousse, dans une zone où les conditions routières sont jugées précaires. Après leur arrivée, la police et la 22e région militaire ont procédé au constat des lieux et analysé les premiers éléments recueillis.

À cette occasion, le commissaire divisionnaire de la police a recommandé aux opérateurs économiques et aux personnalités exposées de solliciter l’escorte des forces de l’ordre lors de déplacements jugés sensibles, ou d’évaluer les risques avant d’entreprendre des voyages par route.

Selon lui, l’état dégradé de la route, caractérisé par de nombreux nids-de-poule et dos-d’âne naturels, aurait facilité l’attaque en contraignant le véhicule à ralentir.

« Tous les éléments étaient réunis pour favoriser l’assaillant. La route impose des ralentissements dont les criminels ont profité pour passer à l’acte. Une escorte sécuritaire aurait pu être envisagée dans le respect des conditions prévues par la loi », a déclaré le général Blaise Kilimbalimba, appelant la population à prendre au sérieux les alertes sécuritaires.

Sur les réseaux sociaux, ce double meurtre fait l’objet de nombreuses interprétations. Si certains appellent à laisser l’enquête établir les faits, d’autres avancent l’hypothèse d’un assassinat lié à des informations sensibles que la victime détiendrait sur des affaires de pillage des minerais du Katanga, évoquant notamment une plainte déjà déposée devant la justice belge.

Patient M. MBY

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