Sécurité
RDC : Sans paix durable, pas de développement, l’avertissement de l’ONU pour 2026 (Tribune de Bruno Lemarquis, Représentant spécial adjoint du SG de l’ONU en RDC)
Dans cette tribune programmatique, Bruno Lemarquis, Coordonnateur résident et humanitaire des Nations Unies en RDC, trace les grandes priorités de l’action onusienne pour l’année 2026. À un moment charnière pour le pays et la région des Grands Lacs, il appelle à consolider les acquis diplomatiques tout en faisant face à la persistance des violences, notamment dans l’est de la RDC, qui continuent de frapper durement les populations civiles, en particulier les femmes et les enfants.
S’appuyant sur le Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable 2025-2029, l’auteur insiste sur la nécessité de placer la paix et la cohésion sociale au cœur de toute dynamique de développement. Il met en avant la protection des plus vulnérables, l’investissement dans le capital humain, l’accès équitable aux services sociaux de base et la promotion des droits humains comme leviers essentiels de stabilité.

La tribune souligne également l’urgence de transformer le potentiel économique de la RDC en croissance inclusive, à travers la diversification économique, l’autonomisation des femmes et des jeunes, la création d’emplois décents et la promotion d’une économie verte et résiliente.
Enfin, face aux défis climatiques et humanitaires, Bruno Lemarquis plaide pour une action territorialisée, inclusive et coordonnée, fondée sur le nexus humanitaire-développement-paix, afin de faire de 2026 une année d’espoir, de réconciliation et de progrès durable pour la RDC.
Ci-dessous l’intégralité de la Tribune de Bruno Lemarquis
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
