Sécurité
RDC : Sans paix durable, pas de développement, l’avertissement de l’ONU pour 2026 (Tribune de Bruno Lemarquis, Représentant spécial adjoint du SG de l’ONU en RDC)
Dans cette tribune programmatique, Bruno Lemarquis, Coordonnateur résident et humanitaire des Nations Unies en RDC, trace les grandes priorités de l’action onusienne pour l’année 2026. À un moment charnière pour le pays et la région des Grands Lacs, il appelle à consolider les acquis diplomatiques tout en faisant face à la persistance des violences, notamment dans l’est de la RDC, qui continuent de frapper durement les populations civiles, en particulier les femmes et les enfants.
S’appuyant sur le Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable 2025-2029, l’auteur insiste sur la nécessité de placer la paix et la cohésion sociale au cœur de toute dynamique de développement. Il met en avant la protection des plus vulnérables, l’investissement dans le capital humain, l’accès équitable aux services sociaux de base et la promotion des droits humains comme leviers essentiels de stabilité.

La tribune souligne également l’urgence de transformer le potentiel économique de la RDC en croissance inclusive, à travers la diversification économique, l’autonomisation des femmes et des jeunes, la création d’emplois décents et la promotion d’une économie verte et résiliente.
Enfin, face aux défis climatiques et humanitaires, Bruno Lemarquis plaide pour une action territorialisée, inclusive et coordonnée, fondée sur le nexus humanitaire-développement-paix, afin de faire de 2026 une année d’espoir, de réconciliation et de progrès durable pour la RDC.
Ci-dessous l’intégralité de la Tribune de Bruno Lemarquis
Sécurité
Journée de la révolution à Butembo : Moïse Kikondo salue l’engagement des FARDC dans le contexte sécuritaire actuel du pays
À l’occasion de la Journée de la révolution et du soldat congolais, célébrée cette année le lundi 18 mai, Me Moïse Kakule Kikondo, doctorant et chercheur en droit, a rendu un vibrant hommage aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Il s’est exprimé au cours d’une émission radiodiffusée à Butembo, dans laquelle il a également abordé les questions liées à la révision de la Constitution, ainsi qu’au mandat et à la mission du président de la République.
Profitant de cette tribune, Me Moïse Kikondo a salué le courage et l’engagement des militaires congolais qui servent le pays dans un contexte sécuritaire difficile. « Aujourd’hui, je suis en train de rendre hommage à tous nos vaillants militaires, à tous les membres de nos forces armées qui commémorent cette journée. Je leur rends honneur, car ils sont au service de la Nation », a-t-il déclaré.
Pour ce chercheur en droit, intégrer l’armée congolaise malgré les conditions difficiles auxquelles les militaires sont confrontés constitue une preuve de patriotisme et de sacrifice pour la défense de la nation. Il estime néanmoins que des réformes profondes doivent être engagées afin d’améliorer les conditions de vie et de travail des soldats congolais.
« Quelqu’un qui accepte d’entrer dans les Forces armées de la République démocratique du Congo, avec tout ce que vous savez des situations que ces éléments subissent, des conditions et autres, il faut se dire qu’avant tout, c’est un patriotisme très élevé. Ce qu’il faut faire, c’est écouter ceux qui ont la décision finale pour réformer et réorganiser cette armée afin de la hisser sur l’échiquier international des grandes forces armées », a-t-il ajouté.
La Journée du 17 mai, renvoyée exceptionnellement au 18 mai cette année, est dédiée à l’honneur du « Soldat congolais ». Cette date fait référence à la prise de Kinshasa le 17 mai 1997 par les militaires de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), dirigée par le défunt président Laurent-Désiré Kabila, surnommé à l’époque « le soldat du peuple ».
Dalmond Ndungo
