Connect with us

À la Une

Insécurité à Bunia : Des militaires impliqués dans un meurtre, la justice appelée à sévir

Published

on

La ville de Bunia demeure profondément marquée par le meurtre d’un motard survenu dans la nuit du dimanche 11 janvier dernier, au quartier Bankoko, dans la commune de Mbunya. Ce drame, d’une rare violence, a ravivé le sentiment d’insécurité au sein de la population, déjà éprouvée par une recrudescence des actes criminels durant la période des fêtes de fin d’année.

Une vague d’arrestations après le drame

Quelques jours après les faits, les services de sécurité ont annoncé l’arrestation d’une dizaine de personnes soupçonnées d’être impliquées, de près ou de loin, dans ce meurtre. Une avancée notable dans l’enquête, saluée avec prudence par les habitants, encore sous le choc.

Des militaires parmi les principaux suspects

Selon le commissaire supérieur Abeli Mwangu, commandant urbain de la Police nationale congolaise (PNC), quatre des personnes interpellées seraient directement impliquées dans l’assassinat. Fait particulièrement troublant, trois d’entre elles sont des militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Cette révélation a provoqué une onde d’indignation et de vive inquiétude au sein de l’opinion publique locale.

Recel et complicité : 6 autres suspects interpellés

Parallèlement, six autres personnes ont été arrêtées pour recel dans le cadre de cette même affaire. La police précise que ces interpellations sont le fruit d’opérations de bouclage et de patrouilles ciblées, menées de manière intensive à travers la ville afin de démanteler les réseaux criminels actifs.

Zéro tolérance, quel que soit le statut

Les autorités policières se veulent fermes : les enquêtes se poursuivent afin d’identifier tous les auteurs et complices, sans exception. Pour la PNC, aucune tolérance ne sera accordée, indépendamment du statut social ou professionnel des personnes mises en cause. Tous devront répondre de leurs actes devant la justice.

Un appel à la vigilance citoyenne

Dans ce contexte tendu, le commissaire Abeli Mwangu a lancé un appel pressant à la population de Bunia, l’exhortant à collaborer étroitement avec les forces de l’ordre. La transmission d’informations fiables et utiles est, selon lui, un levier essentiel pour renforcer la sécurité et restaurer durablement la quiétude publique dans la ville.

Verite Johnson

À la Une

Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »

Published

on

L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical

Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.

« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.

Une nouvelle classe politique pour la RDC

Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.

Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.

Le rôle central des citoyens

Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.

Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».

Une vision pour l’avenir du pays

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.

L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading