Education
Masisi : La Fondation Sammy Mupfuni Mtetezi à la rescousse des élèves de l’E.P. Luhero avec des fournitures scolaires
La Fondation Sammy Mupfuni Mtetezi, du journaliste éponyme, basé à Goma, au Nord-Kivu, a apporté une assistance en fournitures scolaires à plusieurs élèves du territoire de Masisi, ce lundi 12 janvier 2026. La première phase de cette action s’est déroulée à l’école primaire Luhero, située dans le groupement Mupfuni Shanga, en chefferie des Bahunde, territoire de Masisi. Dans cet établissement, une centaine d’élèves en situation d’extrême vulnérabilité ont reçu des cartables scolaires.

La délégation de la Fondation Sammy Mupfuni Mtetezi s’est ensuite rendue à Masisi-Centre, chef-lieu du territoire, où une autre centaine d’élèves ont également bénéficié de cartables. L’activité s’est tenue à l’école primaire Masisi de la 8ᵉ CEPAC.
Convaincue que l’éducation est une clé essentielle du développement, la Fondation Sammy Mupfuni Mtetezi poursuit ses actions à travers le projet de soutien à l’éducation dénommé « Yekol », visant à encourager la scolarisation des enfants issus de familles vulnérables.

Promoteur de la chaîne Kivu Stars Télévision et membre fondateur de Congo Check, Sammy Mupfuni Mtetezi prévoit d’étendre ces initiatives à d’autres zones du territoire de Masisi, durement touchées par la pauvreté et l’insécurité. Ces difficultés ont conduit de nombreux enfants à abandonner l’école faute de moyens financiers et de fournitures scolaires.
À noter que, à la veille de l’ouverture de l’année scolaire 2025-2026, la fondation avait déjà apporté une aide similaire à Masisi-Centre, en distribuant des cahiers et des stylos à plusieurs élèves, dont une majorité d’enfants déplacés de guerre vivant dans des conditions précaires.

Ces gestes de solidarité sont largement salués par les parents du territoire de Masisi, bénéficiaires directs ou indirects. Ils encouragent Sammy Mupfuni à poursuivre ses actions et appellent d’autres personnes de bonne volonté à soutenir l’éducation des enfants à travers des initiatives similaires.
Cedrick Sadiki Mbala
Actualité
Arrestation de Benjamin Babunga au Burundi : Son comité de soutien exige sa libération immédiate
L’arrestation de Benjamin Babunga par les services de renseignement burundais continue de susciter de nombreuses réactions en République démocratique du Congo. Dans une déclaration publiée ce 30 mai à Kinshasa, le Comité de soutien à Benjamin Babunga RDC a exprimé sa « vive inquiétude » face à cette situation et a appelé les autorités burundaises à procéder à sa libération sans délai.
Présenté comme pasteur, humanitaire, historien et acteur engagé dans le débat public, Benjamin Babunga s’est notamment illustré par ses analyses sur la gouvernance et les conflits qui secouent la région des Grands Lacs. Selon le comité, ses interventions ont toujours relevé du débat démocratique et de l’expression citoyenne.
« Par ses interventions publiques, ses écrits et son engagement citoyen, il a toujours contribué au débat démocratique sur des questions d’intérêt général », souligne le communiqué. Les signataires estiment que ses prises de position relèvent pleinement de « l’exercice légitime de la liberté d’expression ».
Des inquiétudes renforcées par des menaces antérieures
Le comité affirme suivre l’évolution du dossier avec une profonde préoccupation, d’autant plus que Benjamin Babunga aurait déjà été confronté à des menaces en raison de ses opinions.
« Notre inquiétude est d’autant plus grande que Monsieur Benjamin Babunga a déjà été victime par le passé de menaces de mort », indiquent les auteurs de la déclaration, qui craignent pour sa sécurité et le respect de ses droits fondamentaux.
La défense de la liberté d’expression au centre du plaidoyer
Dans leur communiqué, les soutiens de l’historien congolais rappellent que la liberté d’expression constitue un droit fondamental garanti par les principes démocratiques et les instruments internationaux de protection des droits humains.
« Aucun citoyen ne devrait être arrêté, inquiété ou privé de sa liberté en raison de ses opinions politiques, de ses analyses ou de ses critiques à l’égard des politiques publiques », écrivent-ils.
Le comité considère également que les idées doivent être combattues sur le terrain du débat public et non par des mesures privatives de liberté. « L’expression pacifique d’opinions, même critiques, ne saurait être assimilée à une infraction. Les idées se combattent par le débat, jamais par la répression », insiste le document.
Appel aux organisations internationales
Au-delà de la demande de libération adressée aux autorités de Bujumbura, les auteurs du communiqué appellent plusieurs institutions internationales à suivre de près cette affaire. Les Nations unies, l’Union africaine, la Communauté d’Afrique de l’Est ainsi que diverses organisations de défense des droits humains sont notamment interpellées.
Pour le Comité de soutien à Benjamin Babunga RDC, cette affaire dépasse le seul cas de l’historien congolais et touche à des principes universels. « La privation de liberté pour des opinions constitue une atteinte grave aux principes démocratiques et aux droits fondamentaux », souligne le texte.
Un appel au respect de l’État de droit
Les signataires estiment que la défense des droits de Benjamin Babunga participe également à la protection des libertés de l’ensemble des citoyens. Ils espèrent enfin que les autorités burundaises privilégieront une solution conforme à l’État de droit et aux engagements internationaux du Burundi en matière de droits humains, tout en garantissant le respect des droits fondamentaux de Benjamin Babunga.
Franck Kaky / CongoProfond.net
