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Décès du journaliste Médard Mbuyal Mangal : La RTNC perd un formateur engagé, mort en mission académique à Kananga

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Le journaliste Médard Mbuyal Mangal, rédacteur en chef principal de la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC), est décédé ce mercredi à Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï-Central, où il s’était rendu pour dispenser des enseignements à l’Université du Kasaï. La nouvelle de sa disparition a plongé le monde des médias, de l’enseignement supérieur et de la communication en République démocratique du Congo dans une profonde consternation.

Un homme de médias au parcours exemplaire

Figure respectée du paysage médiatique national, Médard Mbuyal Mangal a consacré sa vie au service de l’information publique, de la formation des journalistes et de la promotion de l’éthique professionnelle. À la RTNC, il était reconnu pour sa rigueur intellectuelle, son sens aigu des responsabilités et sa connaissance approfondie des enjeux médiatiques dans un pays en reconstruction permanente.

Il occupait également les fonctions de directeur du Centre de formation de l’Institut Congolais de l’Audiovisuel (ICA), ex-Sevoza, où il a contribué à façonner plusieurs générations de professionnels des médias.

Chercheur et enseignant en Sciences de l’Information et de la Communication
Chercheur en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication ( ex IFASIC), Médard Mbuyal Mangal faisait partie de ces rares professionnels capables de relier la réflexion académique à la pratique quotidienne du journalisme.

Sa présence à Kananga s’inscrivait dans cette même dynamique : transmettre le savoir, encadrer les étudiants et contribuer au rayonnement académique des universités de l’arrière-pays, convaincu que la décentralisation du savoir est un levier essentiel du développement national.

Un acteur clé de la communication contre le VIH/SIDA

En tant que consultant national en communication à l’ONU/SIDA, Médard Mbuyal Mangala a fortement contribué à l’engagement des médias congolais dans la lutte contre le VIH/SIDA. Il a initié et animé des réflexions stratégiques visant l’élaboration de plans médias spécialisés, appelant les journalistes à jouer un rôle actif dans la sensibilisation, la prévention et la lutte contre la stigmatisation.

Son travail a permis de repositionner les médias comme acteurs de santé publique, et non comme de simples relais d’information.

Un journaliste catholique engagé pour la paix

Ancien coordonnateur de l’Union catholique internationale de la presse (UCIP), Médard Mbuyal Mangal défendait un journalisme inspiré par les valeurs de vérité, justice, solidarité, paix et respect de la vie.

En mars 2001, alors que la RDC amorçait les premiers pas de sa réunification politique avec la formule 1+4, il avait interpellé les journalistes catholiques sur leur responsabilité historique : œuvrer à la consolidation de la paix et éviter toute glorification médiatique des conflits.

Une vie marquée par un drame personnel

La trajectoire de Médard Mbuyal Mangala fut également marquée par une tragédie intime. En 2022, son fils, Médard Mbuyal Junior, âgé de 17 ans, avait été abattu par un militaire à Kitambo, à Kinshasa, après avoir été confondu à un « kuluna ».

La justice militaire avait été saisie de cette affaire, devenue emblématique des bavures sécuritaires dénoncées par l’opinion publique.

Un héritage intellectuel et professionnel durable

Décédé alors qu’il était en mission d’enseignement, Médard Mbuyal Mangala laisse l’image d’un journaliste-pédagogue, d’un intellectuel engagé et d’un serviteur de la chose publique. Son héritage demeure vivant dans les salles de rédaction, les auditoires universitaires et les consciences qu’il a formées.

La rédaction de CONGOPROFOND.NET adresse ses condoléances les plus attristées à sa famille biologique, à l’Université du Kasaï, à la RTNC, à ses collègues chercheurs et à l’ensemble de la corporation journalistique congolaise.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Actualité

Ebola en RDC : Félix Tshisekedi convoque une réunion de crise face à une nouvelle souche inquiétante

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Face à la résurgence de la maladie à virus Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a présidé dans la nuit du lundi 18 mai une réunion de crise à sa résidence du Mont Ngaliema. Autour du Chef de l’État étaient réunis la Première ministre Judith Suminwa, plusieurs ministres sectoriels ainsi que le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe.

Au cours de cette rencontre d’urgence, le Président de la République a reçu le rapport préliminaire du ministre de la Santé publique, le Dr Roger Kamba, fraîchement revenu de la province de l’Ituri, considérée comme l’épicentre de cette nouvelle flambée épidémique. Selon les autorités sanitaires, six zones de santé sont actuellement touchées : Mongbwalu et Rwampara, principaux foyers de l’épidémie en Ituri, ainsi que Bunia et Nyankunde dans la même province. Au Nord-Kivu, les zones de Butembo-Katwa et de Goma sont également concernées.

Le rapport présenté au Chef de l’État fait état de 513 cas suspects et de 131 décès enregistrés dans les différentes zones affectées. Toutefois, le ministre de la Santé a tenu à préciser que ces décès restent pour l’instant “suspects”, des investigations étant toujours en cours afin de déterminer lesquels sont effectivement liés au virus Ebola. Cette situation suscite une vive inquiétude au sein des autorités sanitaires congolaises, alors que les populations locales redoutent une propagation rapide de la maladie.

Face à l’urgence, le Président Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement de prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour contenir la pandémie et interrompre la chaîne de transmission. Le Chef de l’État a notamment insisté sur le renforcement des dispositifs sanitaires dans les zones touchées, tout en appelant la population au calme et au strict respect des mesures barrières afin d’éviter une aggravation de la situation.

De son côté, le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe, a révélé que le séquençage complet du génome viral confirme la présence d’une variante Bundibugyo, génétiquement distincte des précédentes épidémies de 2007 et 2012. Selon l’épidémiologiste, cette souche proviendrait directement d’un réservoir animal et ne dispose actuellement d’aucun vaccin ni traitement spécifique approuvé. Le célèbre virologue congolais a été chargé d’activer sans délai le protocole médical qui avait permis à la RDC de juguler les précédentes flambées d’Ebola.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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