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Dotation présidentielle en farine de maïs : Le Service National au soutien des étudiants de Likasi et Kolwezi
Les sacs de farine de maïs « Breakfast » produits par le Service national ont été remis le mardi 6 janvier 2026 aux étudiants de l’Université de l’ICACI, de l’ISPT-ICACI dans la province du Haut-Katanga, ainsi qu’à ceux de l’Université de Kolwezi, dans la province du Lualaba. Cette dotation s’inscrit dans le cadre des actions sociales initiées par le Président de la République en faveur de la communauté estudiantine.

Un geste de solidarité en début d’année
Présentée comme un geste de solidarité et de communion du Chef de l’État avec les étudiants, cette initiative vise à soulager les conditions de vie sur les campus universitaires en ce début d’année 2026. À travers cette action, le Président de la République réaffirme sa volonté d’améliorer à la fois la qualité des études et la qualité de vie des étudiants congolais.
Des étudiants reconnaissants
Les bénéficiaires n’ont pas caché leur satisfaction. À Likasi comme à Kolwezi, les étudiants ont salué une initiative qu’ils qualifient d’inédite. « C’est la première fois que nous recevons un tel appui. Nous remercions sincèrement les autorités pour cette aide », a confié une étudiante de l’Université de Kolwezi, soulignant l’impact positif de cette dotation sur le quotidien estudiantin.
Une production issue des bâtisseurs
Les farines de maïs distribuées proviennent de la production des « bâtisseurs », ces anciens jeunes délinquants encadrés par le Service national. Aujourd’hui engagés dans des activités productives, ils contribuent à nourrir ceux qui sont appelés à devenir les élites de demain, illustrant ainsi la dimension sociale et réhabilitative du programme.
Le Service national réaffirme son engagement

Contrairement à certaines affirmations, les bâtisseurs sont issus de plusieurs provinces du pays, même si la majorité provient encore de la ville-province de Kinshasa, avec environ 7 000 jeunes sur les 10 000 actuellement encadrés. Le commandant du Service national, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, a réaffirmé son engagement à respecter strictement les orientations du Chef de l’État.
Une opération appelée à se poursuivre
Pour rappel, le 3 janvier dernier, les étudiants de six universités et instituts supérieurs de Kinshasa avaient déjà bénéficié de la même dotation. Lancée le 26 décembre 2025 avec les étudiants de l’UNILU et de l’ISP Lubumbashi, cette opération va se poursuivre dans d’autres établissements universitaires du pays, rassure le Service National.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Condamnation de Kamizelo “Maîtrisable” : Me Éloi Mubilansam dénonce un jugement “fondamentalement injuste” et annonce un appel
Le Tribunal de paix de Ngaliema a condamné Kamizelo Parole, dit « Maîtrisable », à 2 ans de servitude pénale principale (SPP). Une décision que son avocat, Éloi Mubilansam, considère comme excessivement sévère.
Lors d’un point de presse tenu à Kinshasa, Me Mubilansam a vivement critiqué la décision rendue par la juridiction, estimant que les juges ont appliqué la peine la plus lourde possible dans cette affaire.
« Je vais faire appel d’un jugement fondamentalement injuste », a déclaré l’avocat, annonçant officiellement son intention de contester la décision devant une juridiction supérieure.

La défense annonce un recours en appel
Selon Me Mubilansam, l’équipe de défense de Kamizelo Parole prépare déjà la procédure d’appel afin d’obtenir la révision du jugement.
Pour l’avocat, plusieurs éléments du dossier démontrent que la décision du tribunal mérite d’être réexaminée. Il soutient notamment que les juges auraient fait preuve d’une sévérité disproportionnée dans l’application de la sanction.
Un procès à connotation politique ?
Au-delà de la question de la peine, la défense estime que l’affaire pourrait avoir une dimension politique.
« Dire que ce procès est politique n’est pas exagéré », a affirmé Me Mubilansam, évoquant ce qu’il considère comme des éléments laissant planer des doutes sur la neutralité de la procédure.
Selon lui, son client n’aurait pas bénéficié d’un procès respectant pleinement les garanties d’indépendance et d’impartialité prévues par les normes juridiques nationales et internationales.
La question juridique de “l’offense au Chef de l’État”
Me Mubilansam rappelle également que l’infraction d’offense au Chef de l’État ne figure pas explicitement dans la Constitution actuelle de la République démocratique du Congo.
D’après lui, cette incrimination trouve son origine dans l’ordonnance-loi n°300 du 16 décembre 1963, adoptée à l’époque et historiquement liée aux dispositions relatives à la sûreté de l’État durant le régime de Mobutu Sese Seko.
L’avocat souligne par ailleurs que la sanction prévue par ce texte est relativement limitée, allant de 2 000 à 10 000 francs congolais.
Absence de plainte du Chef de l’État
Autre point soulevé par la défense : la poursuite pour cette infraction serait, selon Me Mubilansam, conditionnée par une plainte préalable de la victime, en l’occurrence le Président de la République, Félix Tshisekedi.
Or, affirme l’avocat, l’examen des pièces du dossier n’aurait révélé aucune plainte formelle du Chef de l’État.
Cette exception d’ordre public, qui selon la défense devait entraîner l’irrecevabilité de l’action, aurait toutefois été rejetée par le tribunal, au même titre que plusieurs autres arguments soulevés par les avocats.
Appel aux garanties d’un procès équitable
Au regard de ces éléments, Me Mubilansam estime que son client n’a pas bénéficié d’un procès conforme aux standards juridiques garantissant le droit à un procès équitable.
Il cite notamment plusieurs instruments juridiques qui consacrent ces garanties :
– la Constitution congolaise ;
– la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (article 7) ;
– le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (article 14) ;
– la Déclaration universelle des droits de l’homme (article 10).
Pour l’avocat, l’ensemble de ces textes impose le respect strict des droits de la défense et de l’impartialité des juridictions.
Une bataille judiciaire qui se poursuit
En attendant l’examen de l’appel annoncé par la défense, l’affaire Kamizelo Parole, dit « Maîtrisable », pourrait connaître un nouveau rebondissement judiciaire dans les prochaines semaines.
Le dossier s’annonce déjà comme un nouvel épisode sensible du débat sur la justice, la liberté d’expression et les droits de la défense en République démocratique du Congo.
Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET
