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RDC–Éthiopie : Air Congo met le cap sur l’Asie et le Moyen-Orient

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Le mardi 16 décembre 2025, le Vice-Premier ministre et ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba Gombo, a accordé une audience à Mekuria Getachew Worku, ambassadeur de la République fédérale démocratique d’Éthiopie en République démocratique du Congo. Cette rencontre de haut niveau a été consacrée au renforcement de la coopération bilatérale dans le secteur des transports, avec une attention particulière portée au développement stratégique de la compagnie nationale Air Congo.

Au cœur des échanges figuraient les perspectives d’ouverture de nouvelles destinations internationales, notamment vers l’Asie et le Moyen-Orient. Ces ambitions s’inscrivent dans le cadre du partenariat structurant entre la RDC et Ethiopian Airlines, appelé à jouer un rôle clé dans l’expansion du réseau d’Air Congo au-delà des frontières nationales et régionales. L’objectif affiché est clair : positionner la compagnie congolaise comme un hub aérien crédible et compétitif sur le continent africain.

Déjà solidement implantée sur les principales lignes domestiques, Air Congo affiche des performances opérationnelles encourageantes. Sur l’axe stratégique Lubumbashi–Kinshasa, la compagnie assure des liaisons quotidiennes fluides, avec un vol matinal à 8h30 et un retour en fin de journée à 16h, répondant efficacement aux besoins des voyageurs d’affaires, des cadres institutionnels et des opérateurs économiques.

Cette dynamique opérationnelle renforce la détermination du gouvernement congolais à faire d’Air Congo un acteur majeur du transport aérien africain, capable de soutenir la mobilité, l’intégration régionale et l’attractivité économique de la RDC sur la scène internationale.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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