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Pont-Cabu : Les bénéficiaires du crédit-logement de la BCC dénoncent chaos, menaces de démolition et spoliations

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Les résidents du site de crédit-logement de Pont-Cabu, dans la commune de Kinshasa, tirent la sonnette d’alarme. Dans une correspondance adressée au Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), ils dénoncent une série de dysfonctionnements graves survenus depuis la livraison de leurs habitations en août 2023. Ce projet immobilier, initié par la BCC et financé via un plan de remboursement étalé sur vingt ans par la Caisse de retraite, devait offrir un cadre de vie stable et sécurisé à ses bénéficiaires. Il s’est finalement transformé, selon eux, en source de tensions, d’incertitudes et de risques.

Démolition inopinée : un mur détruit, 14 villas menacées

Point de départ du malaise : la démolition brutale du mur de clôture du site par les services de la Ville de Kinshasa.

Selon les occupants, l’opération a été menée les 2 et 15 novembre 2025, sans préavis, sans arrêté officiel, sans notification écrite, un fait rare pour un projet financé par l’Institut d’Émission.

Plus inquiétant encore, quatorze agents logés dans les sept villas jumelées situées le long de la clôture arrière affirment avoir reçu, via WhatsApp, une notification nocturne les informant d’une démolition imminente de leurs habitations. Une opération qui, si l’on s’en tient à la pratique observée, pourrait intervenir « dès le week-end prochain ».

Les bénéficiaires dénoncent une intervention opaque, sans communication sur son objectif, son périmètre ou ses conséquences futures. Ils craignent pour la sécurité de leurs biens et demandent à la Banque centrale d’obtenir d’urgence des clarifications auprès des autorités urbaines et gouvernementales.

150.000 USD de caution électrique payés par les occupants

Autre anomalie majeure : la caution d’installation de la cabine électrique, évaluée à 150.000 USD, a été prise en charge… par les résidents eux-mêmes.

Chaque ménage a dû débourser 2.500 USD pour permettre la mise sous tension du site, à cause, affirment-ils, de la défaillance du promoteur.

Les bénéficiaires sollicitent désormais de la Banque centrale soit le remboursement de cette somme, soit une compensation officielle.

Espaces communs spoliés : deux villas de trop

Prévu pour accueillir 60 villas et des espaces verts destinés à la vie collective, le site de Pont-Cabu en compte finalement 62.

Deux villas supplémentaires ont été érigées sur les zones initialement prévues pour les espaces communs, une décision imputée au promoteur et que les résidents qualifient de spoliation pure et simple.

Ils demandent à la Banque centrale d’exiger des explications au promoteur et de prendre des mesures correctives, voire compensatoires.

Absence de groupe électrogène : un site plongé dans l’inégalité

Contrairement aux autres sites du même projet, Pont-Cabu ne dispose pas de groupe électrogène collectif.

Un manque d’autant plus critique que les villas ont été conçues sur un modèle hermétique inspiré des standards européens, rendant leur occupation difficile lors des coupures d’électricité – fréquentes à Kinshasa.

Les bénéficiaires réclament l’installation rapide d’un groupe électrogène, évoquant une rupture d’équité flagrante entre les sites du projet.

Pressions fiscales : des lettres mystérieuses de la DGRK

Les résidents affirment également avoir reçu des correspondances de la Division Recherches et Recoupements de la DGRK, envoyées sous des pseudonymes dont ils ignorent l’origine.

Ils demandent l’intervention du Gouverneur pour que la Caisse de Retraite et la Direction juridique de la BCC prennent en charge ce dossier, afin d’éviter un bras de fer judiciaire ou fiscal avec l’administration urbaine.

Un appel à l’arbitrage du Gouverneur de la BCC

 

Face à ces multiples menaces ( démolitions, spoliations, charges indues, risques fiscaux ), les bénéficiaires appellent le Gouverneur de la Banque centrale du Congo à intervenir personnellement.

Ils demandent :

– des clarifications officielles auprès de l’État et de la Ville,

– la détermination des responsabilités dans les irrégularités constatées,

– la sécurisation du site et de ses occupants,

– la prise en charge des compensations nécessaires.

« Nous sollicitons l’action de votre Autorité pour défendre les intérêts de votre personnel », conclut la correspondance, signée par les bénéficiaires du projet de crédit-logement de Pont-Cabu.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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