Société
Kinshasa : Pierre David Fidami sacré « Métamorphose de la jeunesse congolaise » par le PFMEDS
Le Parlement des Femmes des Médias Engagées pour le Développement et le Social (PFMEDS) a élevé, le vendredi 14 novembre 2025 à Kinshasa, le C.O Pierre David Fidami au rang de « Métamorphose de la jeunesse congolaise », une distinction honorifique qui salue son influence grandissante dans la formation, l’encadrement et la motivation des jeunes.
Cette reconnaissance résulte d’une série d’enquêtes menées par le PFMEDS, sous la coordination nationale de Freddy Kayeye Lupata, visant à évaluer l’impact réel des initiatives citoyennes dédiées à la jeunesse en République démocratique du Congo. Les conclusions ont placé Pierre David Fidami dans le cercle restreint des mentors les plus inspirants de sa génération, grâce à son leadership affirmé, son engagement pédagogique et sa détermination à élever l’art oratoire au rang d’outil stratégique pour l’autonomisation des jeunes.
Selon le PFMEDS, l’action du C.O Fidami contribue à faire émerger « des champions de la prise de parole en public, un véritable secret de la domination pour toute jeunesse ambitieuse », rappelant ainsi l’importance de la communication comme levier de réussite personnelle et professionnelle.
Prenant la parole après la remise de sa distinction, le C.O de Carrière Connect a livré un message empreint d’humilité et de lucidité sur son parcours : « J’ai moi-même été stagiaire. Je sais combien il est difficile de s’adapter au monde professionnel et de trouver du travail. Aujourd’hui, Carrière Connect a grandi : nous avons commencé à deux, mais nous comptons désormais des multitudes de membres. C’est une évidence que le travail porte ses fruits. Nous lancerons bientôt la deuxième édition de l’Oratoire 2025. Je félicite la cofondatrice de la structure, Me Grassinda Mabeluanga, ainsi que tous les membres. Nous nous battons pour une bonne cause. »
Créé en 2023, le PFMEDS s’est donné pour mission d’accompagner, valoriser et encourager les initiatives ayant un impact direct sur l’épanouissement de la jeunesse congolaise. En honorant Pierre David Fidami, la structure parlementaire réaffirme sa volonté de soutenir les actions qui insufflent discipline, courage et confiance aux jeunes, dans un contexte où l’encadrement et la formation demeurent des enjeux majeurs pour le pays.
Barca Horly Fibilulu Mpia
À la Une
Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
