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Société

Afrique centrale : Hermione Bolumbe représente l’AYPN du 24 au 25 novembre au Dialogue régional d’Abidjan sur le blanchiment des capitaux

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Hermione Bolumbe, présidente régionale Afrique centrale du Réseau africain des Jeunes parlementaires (AYPN), sera à Abidjan du 24 au 26 novembre 2025 pour prendre part au dialogue parlementaire régional sur la lutte contre le blanchiment des capitaux et la récupération des avoirs en Afrique de l’Ouest. « Je vais contribuer activement à l’élaboration d’une Déclaration commune des jeunes parlementaires africains afin de renforcer la transparence et la bonne gouvernance », annonce-t-elle, soulignant l’importance de la coopération interparlementaire face aux flux financiers illicites.

En médecin attentive aux impacts de la corruption et du blanchiment sur les systèmes sociaux et sanitaires, Hermione Bolumbe insiste sur la nécessité pour les États africains de protéger les ressources publiques. « Les flux financiers illicites privent nos populations de moyens essentiels pour la santé et le bien-être. Nous avons le devoir d’y mettre fin », déclare-t-elle, rappelant que la lutte contre ces pratiques est directement liée au développement humain.

Experte en innovations et réformes de la protection sociale, elle entend partager à Abidjan l’expérience de la République démocratique du Congo en matière de contrôle parlementaire et de gestion publique. « Le renforcement des mécanismes de traçabilité et de transparence doit être porté par des institutions solides et modernisées », affirme la députée, convaincue que les jeunes parlementaires ont un rôle stratégique dans l’amélioration des cadres législatifs africains.

En tant que consultante internationale, Hermione Bolumbe voit dans cette rencontre organisée en collaboration avec l’UNODC une plateforme d’influence majeure pour les législateurs du continent. « Je remercie l’AYPN et l’UNODC pour leur confiance. Ensemble, nous pouvons bâtir une Afrique mieux gouvernée, fondée sur la responsabilité, la récupération des avoirs détournés et la protection des finances publiques », conclut-elle sur ses canaux officiels.

Exaucé Kaya

Société

Entrepreneuriat féminin en RDC : Grâce Shako appelle les femmes à « oser agir sans attendre les conditions parfaites »

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Grâce Shako Kibushi, coordonnatrice de l’ONG Leadership de la Femme des Médias (LFM) et coach en leadership stratégique, a accordé, samedi 2 mai 2026, à Kinshasa, une interview à CONGOPROFOND.NET, autour du thème : « Comment l’entrepreneuriat contribue à l’émancipation économique des femmes ». Elle a appelé les femmes à prendre leur place sans demander la permission, les encourageant à oser entreprendre, à croire en elles et à ne plus attendre les conditions parfaites pour agir.

Journaliste de formation à l’UNISIC ex IFASIC, Grâce Shako Kibushi est également conférencière et consultante engagée en République démocratique du Congo. Depuis 2022, elle travaille dans les médias (radio et télévision) à Kinshasa et intervient comme conférencière sur le leadership féminin, les médias et l’engagement citoyen. Elle accompagne plusieurs organisations dans la gestion des projets liés aux droits des femmes et coordonne l’ONG Leadership de la Femme des Médias (LFM), qui promeut un journalisme sensible au genre.

Son engagement pour l’autonomisation des femmes et la justice sociale lui a valu, en 2023, le prix Mwasi Motomboli Mboka, d’où sa devise « le leadership n’est pas qu’une question de positionnement, mais d’influence. »

CONGOPROFOND : Est-ce que l’entrepreneuriat renforce la place des femmes dans la société ?

Grâce Shako : Franchement oui. Je ne parle pas de manière théorique. Je le vois tous les jours.

Une femme qui commence à entreprendre, même petit… déjà dans sa tête, il y a quelque chose qui change. Elle ne se voit plus de la même manière. Elle commence à prendre des décisions, à gérer, à négocier… et ça, ça change tout.

Et puis en RDC surtout, soyons honnêtes, quand une femme a de l’argent ou une activité qui tourne, son entourage ne la regarde plus pareil. Elle est plus écoutée. Même dans la famille.

Moi j’aime bien dire que l’entrepreneuriat, ce n’est pas seulement gagner de l’argent… c’est aussi prendre sa place sans demander la permission.

CONGOPROFOND : Quelles qualités une femme doit avoir pour entreprendre ?

Grâce Shako : il y en a beaucoup. Mais si je dois parler simplement…Déjà, il faut être forte mentalement. Parce que ce n’est pas facile. Il y a des jours où rien ne marche.

Il faut aussi accepter d’apprendre. Beaucoup de femmes pensent qu’elles doivent déjà tout savoir avant de commencer… alors que non. Tu apprends en avançant. Et puis franchement… la confiance en soi. Ça, c’est un gros problème chez nous. Il y a des femmes très capables, mais elles doutent tellement qu’elles n’osent même pas se lancer.

Et aussi, il faut savoir demander de l’aide. Aller vers les aînés, vers celles et ceux qui ont déjà de l’expérience, qui ont déjà fait le chemin… chercher des conseils, des retours, même des corrections. Ça fait gagner du temps et ça évite beaucoup d’erreurs.

Et un point que moi je défends beaucoup, surtout avec mon ong LFM : savoir parler de ce que tu fais. Parce que tu peux avoir un bon projet… si personne ne sait que tu existes, ça ne sert à rien.

CONGOPROFOND : partant de votre expérience, quels peuvent être des obstacles en RDC ?

Grâce Shako : Il y en a beaucoup. Déjà, l’argent. Ça c’est clair. Accéder au financement, c’est compliqué. Mais moi je vais être honnête… ce n’est pas seulement ça le problème.

Il y a aussi le regard des autres. Une femme qui entreprend, on va toujours trouver quelque chose à dire : “elle est trop visible”, “elle néglige ceci”, “elle fait trop, elle se prends la tête, ce n’est pas la place d’une femme, elle dirige les hommes, etc… ce genre de stéréotypes

Et puis il y a le manque de réseau. Beaucoup de femmes sont seules dans leur coin. C’est pour ça que moi je crois beaucoup aux communautés. Quand tu es entourée, tu avances différemment. Tu as des infos, des opportunités, du soutien. Parce que seule… tu peux tenir un moment, mais tu t’épuises vite.

Propos recueillis par Suzanne Ngulandjoko

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