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Culture

Kinshasa : Le Festival Tradi-Moderne s’annonce du 27 au 30 novembre à Aquaplash — quand l’héritage embrasse la modernité

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La capitale congolaise s’apprête à battre au rythme des tambours ancestraux et des basses urbaines. Du 27 au 30 novembre 2025, l’espace Aquaplash servira d’épicentre à une effervescence artistique sans précédent : le Festival Tradi-Moderne, une célébration inédite où se mêlent mémoire et innovation, tradition et modernité.

Une scène pour l’unité culturelle

Sous le signe de l’unité et de la renaissance culturelle, le Festival Tradi-Moderne se veut bien plus qu’un simple rendez-vous artistique : c’est une profession de foi identitaire. Entre griots et créateurs, entre masques rituels et beats électro, la manifestation ambitionne de réconcilier le passé et l’avenir, en faisant dialoguer les arts traditionnels et les expressions contemporaines du génie congolais.

L’événement, initié par Jacques Mbakala et organisé par Maelcopub Agency, s’inscrit dans la lignée des grands projets de réappropriation culturelle africaine. Il aspire à reconnecter les jeunes générations à leurs racines tout en offrant une vitrine à la créativité moderne, sous le thème : « Quand l’héritage embrasse la modernité. »

Une programmation éclectique et ambitieuse

Le festival se déploiera sur trois sites emblématiques de Kinshasa — Aquaplash, l’Académie des Beaux-Arts et le Musée national — pour une immersion totale dans l’univers du tradi-moderne.
Au programme :

Expositions artisanales et commerciales réunissant plus de 200 exposants ;

Concerts live mariant rythmes ancestraux et sons urbains ;

Défilés de mode afro-futuristes et concours « Miss & Mister Tradi-Moderne » ;

Espaces thématiques dédiés à la danse, au gospel, à la gastronomie revisitée et aux enfants ;

Panels et ateliers de formation sur l’entrepreneuriat créatif et le stylisme culturel.

Un carrefour de mémoire et de créativité

Pendant quatre jours, Aquaplash se métamorphosera en un sanctuaire de la mémoire vivante : danses ancestrales, performances hybrides, transes festives et dialogues intergénérationnels s’y succéderont dans une atmosphère d’ébullition culturelle.

Le 27 novembre, une conférence de presse inaugurale donnera le ton de cette aventure artistique, suivie d’un pré-show exclusif et du lancement du projet “Expo Test” le 29 novembre, véritable laboratoire de créativité et d’innovation visuelle.

Une vitrine pour la culture et l’économie créative

Au-delà du spectacle, le Festival Tradi-Moderne ambitionne de créer un véritable écosystème culturel et économique : valoriser les talents, promouvoir les marques culturelles, favoriser le networking entre artistes, créateurs et entrepreneurs, et surtout, offrir un espace d’échange et de de transmission des savoirs.
Un pari audacieux, porté par la conviction que le futur africain s’invente dans la mémoire.

Kinshasa a rendez-vous avec son âme.
Entre tam-tams et projecteurs, le Festival Tradi-Moderne promet d’être plus qu’un événement : une renaissance.

Barca Horly Fibilulu Mpia Ngantshie

Provinces

Gemena : impatiente face au blocage du chantier de modernisation, la jeunesse hausse le ton contre IMMO-SERKAS

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À Gemena, l’attente commence à peser lourd. Alors que les travaux de réhabilitation et de modernisation de la ville devaient redessiner le visage urbain, le ralentissement du chantier suscite une vague de mécontentement, particulièrement chez les jeunes.

Depuis plusieurs jours, des messages et vidéos circulent sur les réseaux sociaux pour dénoncer le retard et la qualité perçue des travaux. « Certains individus récidivistes et instrumentalisés diffusent des messages et vidéos de désinformation et désorientation à des fins inavouées », dénonce un communiqué récent de l’entreprise adressé à la population. Mais pour une partie de la jeunesse, ces accusations ne suffisent pas à masquer une frustration bien réelle.

« Depuis l’existence de cette ville, il n’y a jamais eu un seul mètre de route asphaltée », rappelle Me Rufis Enyela, coordinateur du mouvement citoyen lutte pour le changement (LUCHA) dans le Sud-Ubangi. C’est précisément cette promesse historique qui alimente l’impatience. Les jeunes de Gemena, qui espéraient voir enfin des routes praticables, des caniveaux fonctionnels et un éclairage public digne de ce nom, voient le chantier piétiner.

Selon la société IMMO-SERKAS SARL en charge de l’exécution, la responsabilité ne revient pas à l’entreprise. « Les travaux d’assainissement, de pose des bordures et le début des travaux de la chaussée sont exécutés selon les règles de l’art », affirme-t-elle. Le blocage viendrait d’ailleurs : « Cela fait près d’une année que plus de 4 factures de l’entreprise déjà introduites et ayant reçues l’avis de non-objection du Ministre des Finances, ne sont toujours pas payées par le BCECO ».

Conséquence directe : le matériel est à l’arrêt. « Plusieurs camions bennes, 33 conteneurs chargés de bitumes, les engins complets destinés à l’asphaltage proprement dit de nos routes, sont déjà importés » et restent bloqués dans les entrepôts de l’ONATRA en attente de déblocage des fonds. Pour les jeunes mobilisés, cette situation est difficile à accepter alors que les routes comme Gemena-Akula et Gemena-Songo restent « totalement impraticables ».

La colère s’exprime de plus en plus ouvertement. Certains y voient un manque de considération pour la province et une incapacité des acteurs politiques à défendre les projets locaux. « Les mêmes individus sont muets sur ces réalités beaucoup plus graves », souligne le communiqué, qui appelle à la vigilance.

Face à cette tension, l’appel à l’apaisement se fait insistant. « Restons concentrés, ne cédons pas aux informations non vérifiées et sans fondement. Notre rôle est d’assurer un atterrissage en douceur pour que Gemena bénéficie enfin de routes durables », peut-on lire.

Le message se termine sur une note d’espoir : « Gemena mérite mieux. Cela passe par la patience, la vérité et l’unité de tous ». Reste à savoir si cette patience suffira à calmer une jeunesse qui attend des actes concrets, et non plus des promesses.

Blaise ABITA ETAMBE

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