Politique
Kasaï-Central : Grâce Emie Kutino en meeting ce mercredi devant la jeunesse kanangaise
La ville de Kananga s’apprête à accueillir, ce mercredi 12 novembre 2025, la Ministre nationale de la Jeunesse et de l’Éveil patriotique, Grâce Emie Kutino, dans le cadre des consultations nationales des jeunes du Kasaï-Central.
Cette initiative vise à recueillir les préoccupations des jeunes afin d’améliorer la politique nationale de la jeunesse.
Une délégation ministérielle, conduite par Kévin César Akalefa, expert thématique au sein de la cellule d’Éveil patriotique, est déjà sur place pour préparer cette rencontre.
Selon Akalefa, la ministre souhaite « rencontrer les jeunes, échanger avec eux, comprendre leurs véritables besoins afin d’améliorer la politique nationale de la jeunesse » .
Le Conseil provincial de la jeunesse (CPJ) du Kasaï-Central, dirigé par Emmanuel Kabangu, a mobilisé les structures des jeunes, les mouvements associatifs, les organisations féminines, les étudiants et les élèves pour réserver un accueil chaleureux à la ministre.
Une réunion préparatoire s’est tenue dans la salle CEICA pour coordonner les actions en vue de cette visite .
Cette visite s’inscrit dans un programme national de consultations lancé, visant à collecter les doléances des jeunes à travers le pays. Les résultats de ces consultations permettront de réviser la politique nationale de la jeunesse congolaise.
Le meeting prévu ce mercredi à Kananga au stadium de l’espoir sera l’occasion pour les jeunes du Kasaï-Central de faire entendre leur voix et de contribuer activement à l’élaboration de politiques publiques les concernant.
Mike Tyson Mukendi/Congoprofond.net
Actualité
Haut-Katanga : Jacques Kyabula jette l’éponge après 9 mois d’absence, la fin de plusieurs mois de spéculations
Le gouverneur du Haut-Katanga, Jacques Kyabula Katwe, a officiellement démissionné de ses fonctions après près de 9 mois d’absence de la province. Dans une correspondance adressée au président de la République, Félix Tshisekedi, l’ancien chef de l’exécutif provincial affirme avoir pris cette décision afin de préserver « la sérénité des institutions ainsi que le bon fonctionnement de l’administration provinciale ».
Convoqué à Kinshasa depuis juillet 2025, Jacques Kyabula tourne ainsi la page de plusieurs mois d’incertitudes autour de son avenir politique. Dans sa lettre de démission, il dit assumer toutes les conséquences « administratives et politiques » liées à son absence prolongée, tout en réaffirmant son attachement à la stabilité, à la paix et au développement, conformément à la vision du chef de l’État.
« Au cours des derniers mois, ma présence prolongée à Kinshasa, requise pour des raisons professionnelles et institutionnelles, m’a éloigné de ma province dans un contexte particulièrement sensible sur le plan sécuritaire. Cette situation a suscité des interrogations légitimes ainsi que des critiques relatives à mon absence durant une période de fragilité dans le Haut-Katanga », écrit-il.
Et d’ajouter : « Conscient de l’exigence de responsabilité qui s’attache à toute charge publique, et soucieux de préserver la sérénité des institutions ainsi que le bon fonctionnement de l’administration provinciale, j’ai estimé qu’il était de mon devoir de tirer toutes les conséquences politiques et administratives de cette situation. »
Depuis juillet 2025, l’intérim à la tête de la province était assuré par le vice-gouverneur Martin Kazembe. Ce dernier avait procédé, le 28 mars dernier, à un remaniement du gouvernement provincial en intégrant de nouvelles figures politiques, une démarche jugée controversée par plusieurs observateurs au regard des textes régissant les entités territoriales décentralisées, cette prérogative revenant normalement au gouverneur élu.
Avec la démission officielle de Jacques Kyabula, le gouvernement provincial est désormais considéré comme démissionnaire, ouvrant la voie à l’organisation de nouvelles élections pour désigner un gouverneur et un vice-gouverneur du Haut-Katanga.
Cette nouvelle donne politique fragilise davantage l’exécutif conduit par Martin Kazembe, déjà contesté depuis la reconfiguration gouvernementale opérée au mois de mars.
Le poids des déclarations controversées
Pour rappel, Jacques Kyabula avait disparu de la scène publique avant de réapparaître dix jours plus tard, à la suite de propos tenus lors d’un meeting de l’Union sacrée de la nation organisé le 1er juillet 2025.
Lors de cette intervention, il avait tenu des déclarations perçues comme favorables à Joseph Kabila et Corneille Nangaa, appelant implicitement à un dialogue avec ces derniers, alors qu’ils sont accusés d’alimenter l’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Patient MBY/CONGOPROFOND.NET
