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Politique

Création de la deuxième division sanitaire au Kasaï: Le député Constatin Mbengele adresse une question orale avec débat au Ministre de la santé

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Le député National élu du territoire de Mweka Constatin Mbengele Kwete Thamuk adresse une question orale avec débat au Ministre en charge de la santé publique, hygiène et prévoyance sociale.

L’initiative porte sur la création de la deuxième division Provinciale de la santé dans la province du Kasaï basée à Ilebo.

L’élu de Mweka estime que les éléments techniques manquent et la cité de Mweka est mieux placée pour arbitrer le siège de cette division.

« Monsieur le Ministre,
Je vous adresse cette question orale avec débat conformément aux dispositions des articles 100 alinéa 2 ; 138 de la Constitution telle que modifiée par la loi n°11/002 du 20/01/2011 portant révision de certains articles de la Constitution de la République Démocratique du Congo du 18/02/2006 et aux prescrits des dispositions des articles 185 – 188 du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale.
Monsieur le Ministre, j’ai appris avec regret, l’installation d’une deuxième Division Provinciale de la Santé Publique Kasaï 2 dans le territoire d’Ilebo et ce, malheureusement en ignorant tous les éléments techniques à votre disposition vous indiquant que cette nouvelle division devrait impérativement être installée dans le territoire de Mweka.
Je vous informe et relève que l’installation de la Division Provinciale de la Santé Kasaï 2 à ILEBO pèche contre votre arrêté Ministériel n°1250/CAB/MIN/SPHPS/SEM/ARR/CJG/OWE/42/2025 du 05 Août 2025 portant création de la Province Sanitaire Kasaï 2 en RDC en ce qu’il justifie la création de cette nouvelle Division par la nécessité d’un ENCADREMENT DE PROXIMITE des zones de santé, pour une gestion efficace et efficiente de celles-ci.
Je vous rappelle d’une part que, sur le plan de l’encadrement de PROXIMITE en vue de l’efficacité de gestion sanitaire, Mweka se trouve au carrefour de tous les autres territoires tel qu’indiquent les tableaux 1 et 2 ci-dessous.
Tableau 1 : Distance par rapport à MWEKA
Nombre de Kilomètres
Ilebo
150,Luebo 73, Dekese 200, Mweka 0.
Tableau 2 : Distance par rapport à ILEBO
Nombre de Kilomètres
Mweka 150, Dekese 272, Luebo 223,Ilebo0 » peut-on lire dans ce document.

Le député Mbengele indique que, eu égard à ces deux tableaux, Mweka présente un avantage comparatif de proximité par rapport à Ilebo pour une meilleure couverture sanitaire.
D’autre part, sur les 17 Zones de Santé et 310 Aires de Santé que compte la Division Provinciale de la Santé Kasaï 2, le territoire de Mweka comprend 7 Zones de Santé et 130 Aires de Santé ce qui représente une moyenne de 41,7%, pour une population totale estimée à 1.304.225 tandis que le territoire d’Ilebo compte 4 Zones de Santé et 81 Aires de Santé, soit 23,5%, pour une population totale estimée à 504.233, le territoire de Luebo 3 Zones de Santé et 55 Aires de Santé soit 17,6% pour une population totale estimée à 574.681, et Dekese 3 Zones de Santé et 44 Aires de Santé soit 17,6% pour une population totale estimée à 284.073.

Par ailleurs, poursuit le document, d’autres critères objectifs clarifient la préséance de la situation du territoire de Mweka par rapport à celui d’Ilebo :
Mweka compte sept zones de santé contrairement au territoire d’Ilebo qui n’en compte que quatre ;
Mweka dispose déjà d’une antenne PEV, d’un dépôt pharmaceutique de la centrale d’approvisionnement et de la distribution des médicaments essentiels de Kananga (CADIMEK), d’une antenne EUP (Etablissement d’Utilité Publique) ;
Mweka abrite le bureau des partenaires d’appui au secteur de la santé ;
Mweka dispose de onze écoles techniques médicales ;
Mweka dispose d’une agence de la Caisse d’Epargne du Congo (CADECO) et verra bientôt s’ouvrir une agence de la Banque Equity BCDC ;
Mweka est facilement accessible par voie routière, ferroviaire et aérienne ;
Mweka abrite aussi le siège de l’Evêché dont dépend le territoire d’Ilebo.

Le député National Constatin Mbengele rappelle que tous les éléments faisaient fois que la division soit installée à Mweka.

« Monsieur le Ministre, au vu des éléments ci-hauts repris et différents rapports techniques y afférant les partenaires techniques et financiers des organisations non gouvernementales, les organismes du système des nations unies avaient convenu à l’unanimité de l’installation de cette Division à Mweka selon leur rapport que vous détenez.
Par conséquent, l’installation de la deuxième Division Provinciale de la Santé à Ilebo, territoire excentrique par rapport aux autres, est totalement arbitraire et procède d’une injustice terrifiante à travers votre Directeur de Cabinet qui est frère biologique d’un élu, ressortissant d’Ilebo au grand mépris de toutes les recommandations des partenaires techniques et financiers.
Devant ce constat de complaisance et d’injustice criante, il y’a lieu que vous répondiez à la question ci-après :
Q/ Quels sont les critères qui vous ont motivé à imposer l’installation de la deuxième Division Provinciale de la Santé Kasaï 2 à Ilebo en défiant et ignorant tous les rapports et avis techniques des partenaires, du Ministère Provincial de la Santé et de votre administration ? » Conclut le document que nous avons parcouru.

Faustin Nkumbi

Actualité

Haut-Katanga : Jacques Kyabula jette l’éponge après 9 mois d’absence, la fin de plusieurs mois de spéculations 

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Le gouverneur du Haut-Katanga, Jacques Kyabula Katwe, a officiellement démissionné de ses fonctions après près de 9 mois d’absence de la province. Dans une correspondance adressée au président de la République, Félix Tshisekedi, l’ancien chef de l’exécutif provincial affirme avoir pris cette décision afin de préserver « la sérénité des institutions ainsi que le bon fonctionnement de l’administration provinciale ».

Convoqué à Kinshasa depuis juillet 2025, Jacques Kyabula tourne ainsi la page de plusieurs mois d’incertitudes autour de son avenir politique. Dans sa lettre de démission, il dit assumer toutes les conséquences « administratives et politiques » liées à son absence prolongée, tout en réaffirmant son attachement à la stabilité, à la paix et au développement, conformément à la vision du chef de l’État.

« Au cours des derniers mois, ma présence prolongée à Kinshasa, requise pour des raisons professionnelles et institutionnelles, m’a éloigné de ma province dans un contexte particulièrement sensible sur le plan sécuritaire. Cette situation a suscité des interrogations légitimes ainsi que des critiques relatives à mon absence durant une période de fragilité dans le Haut-Katanga », écrit-il.

Et d’ajouter : « Conscient de l’exigence de responsabilité qui s’attache à toute charge publique, et soucieux de préserver la sérénité des institutions ainsi que le bon fonctionnement de l’administration provinciale, j’ai estimé qu’il était de mon devoir de tirer toutes les conséquences politiques et administratives de cette situation. »

Depuis juillet 2025, l’intérim à la tête de la province était assuré par le vice-gouverneur Martin Kazembe. Ce dernier avait procédé, le 28 mars dernier, à un remaniement du gouvernement provincial en intégrant de nouvelles figures politiques, une démarche jugée controversée par plusieurs observateurs au regard des textes régissant les entités territoriales décentralisées, cette prérogative revenant normalement au gouverneur élu.

Avec la démission officielle de Jacques Kyabula, le gouvernement provincial est désormais considéré comme démissionnaire, ouvrant la voie à l’organisation de nouvelles élections pour désigner un gouverneur et un vice-gouverneur du Haut-Katanga.

Cette nouvelle donne politique fragilise davantage l’exécutif conduit par Martin Kazembe, déjà contesté depuis la reconfiguration gouvernementale opérée au mois de mars.

Le poids des déclarations controversées

Pour rappel, Jacques Kyabula avait disparu de la scène publique avant de réapparaître dix jours plus tard, à la suite de propos tenus lors d’un meeting de l’Union sacrée de la nation organisé le 1er juillet 2025.
Lors de cette intervention, il avait tenu des déclarations perçues comme favorables à Joseph Kabila et Corneille Nangaa, appelant implicitement à un dialogue avec ces derniers, alors qu’ils sont accusés d’alimenter l’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Patient MBY/CONGOPROFOND.NET 

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