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Société

Kasaï-Central : Au moins 4 morts dans une dispute de 5000 FC à Kazumba

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Le village Muyeye, situé dans le groupement de Bakua Tshitudi, secteur de Bulungu, dans la partie nord-ouest du territoire de Kazumba au Kasaï-Central (RDC), a connu des affrontements entre deux familles dans la matinée du dimanche 21 septembre.

Des sources proches indiquent que, le samedi 20 septembre au soir, Monsieur Adolphe Kabongo Mulumba, connu sous le nom de Kabonai et enseignant à l’Institut Kalowa Tekemena, s’était rendu pour transférer une somme de 20 000 Francs Congolais auprès d’un cabiniste pour son enfant qui étudie à Tshikapa.

Quelques minutes plus tard, l’enseignant Kabongo a reçu un appel téléphonique de son fils l’informant qu’il avait reçu 15 000 Francs Congolais au lieu de 20 000 FC.

Sans tarder, lorsqu’il est retourné voir le cabiniste pour lui faire part de la situation, une dispute a éclaté, impliquant non seulement eux deux (l’enseignant et le cabiniste), mais aussi leurs familles. Les mêmes sources attestent que cette dispute du soir a causé quelques blessures, mais pas graves.

Le dimanche matin, 21 septembre, les affrontements ont repris avec des blessures graves, des incendies de maisons et des pertes humaines.

Le bilan provisoire fait état de quatre morts, incluant l’enseignant Kabongo lui-même, plusieurs blessés, dont certains ont été hospitalisés, et de nombreuses maisons brûlées.

D’autres sources indiquent que les activités sont paralysées à Muyeye. Une des familles impliquées se trouve actuellement dans la forêt.

Une organisation non gouvernementale de la place s’indigne non seulement de la recrudescence, mais aussi de la persistance de tels affrontements sur le territoire de Kazumba.

Selon le coordonnateur de cette structure, ces accrochages sont liés à des conflits coutumiers qui persistent dans plusieurs régions du territoire de Kazumba.

Appelant chacun au dialogue et au leadership pour résoudre ces conflits, l’ONG demande l’intervention des autorités territoriales et provinciales.

Félicien MK | CONGOPROFOND.NET

À la Une

Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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