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Les FARDC intensifient leurs frappes contre le M23 à Masisi et Walikale
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont poursuivi, dimanche 21 septembre, leurs frappes aériennes contre les positions du mouvement rebelle AFC-M23 dans les territoires de Masisi et Walikale, au Nord-Kivu.
D’après plusieurs sources, ces bombardements ont visé différents villages de la chefferie des Bashali, à Masisi, ainsi que la localité de Peti, dans le territoire de Walikale. Ils interviennent après deux jours de violents affrontements entre l’armée régulière et les rebelles.
Selon des témoins locaux, l’armée congolaise a intensifié ses opérations dans ces zones stratégiques afin de tenter de reprendre l’initiative militaire.
Du côté rebelle, l’AFC-M23 a reconnu avoir essuyé ces frappes. Son leader, Corneille Nangaa, a dénoncé ce qu’il qualifie de nouvelle provocation de Kinshasa.
Le mouvement rebelle affirme désormais vouloir « sécuriser » la population dans les zones placées sous son contrôle, accentuant ainsi le climat de tension dans la région.
La Rédaction
Actualité
Butembo : Me Sekera Kasereka relance le combat pour la salubrité et la dignité des balayeurs
Face à la problématique grandissante de l’insalubrité dans la ville de Butembo et aux conditions jugées précaires des balayeurs urbains, Me Sekera Kasereka Kivasuvwamo a lancé, ce dimanche 24 mai 2026, une pétition collective en faveur des agents de l’assainissement. L’initiative a été dévoilée lors d’une conférence-débat organisée au Centre d’accueil Joli Rêve, en présence de plusieurs intellectuels ainsi que des balayeurs de la ville.

Au cours de cette rencontre, le coordonnateur de la Dynamique Sekera a dressé un tableau alarmant de la gestion des immondices à Butembo, qu’il considère comme une menace sérieuse pour la santé publique, particulièrement dans un contexte marqué par la résurgence d’Ebola. Il a également plaidé pour une prise en charge responsable des membres de la brigade d’assainissement urbain, souvent contraints de travailler sans équipements adéquats.
Avocat au barreau du Nord-Kivu, Me Sekera affirme avoir déjà multiplié les démarches auprès des autorités urbaines, notamment à travers des correspondances, des mémorandums et deux précédentes pétitions restées sans suite. Selon lui, les balayeurs n’ont jamais obtenu l’audience sollicitée auprès du maire de ville afin d’exposer directement leurs revendications. « Aujourd’hui, une nouvelle pétition collective vient d’être signée par les balayeurs ainsi que par plusieurs habitants de Butembo », a-t-il expliqué, dénonçant l’absence de réponse aux recommandations formulées depuis plusieurs mois.
Dans cette nouvelle pétition, dont une copie est réservée au gouverneur du Nord-Kivu, plusieurs recommandations urgentes sont formulées. Les signataires réclament notamment la dotation immédiate des balayeurs en matériels de travail tels que gants, salopettes, cache-nez, bottes et brouettes. Ils demandent également que l’intégralité des recettes issues de la taxe “ville propre” soit affectée exclusivement au service d’assainissement, avec une répartition de 50 % pour la rémunération des balayeurs et 50 % pour l’achat des équipements et autres besoins du service.
Les pétitionnaires exigent par ailleurs la suppression des cautions imposées aux balayeurs, l’augmentation progressive de leur prime mensuelle au-delà de 20 dollars américains pour tendre vers le SMIG fixé par le gouvernement congolais, ainsi que le paiement régulier de cette rémunération. Ils souhaitent aussi voir la mairie doter la ville de dispositifs-poubelles, d’engins roulants suffisants pour l’évacuation des déchets et de dépotoirs officiels afin d’éviter les déversements anarchiques d’immondices.
Malgré l’échec des précédentes démarches, Me Sekera Kasereka Kivasuvwamo assure qu’il ne compte pas abandonner ce combat. Il promet de faire parvenir cette pétition aux autorités provinciales et nationales afin d’obtenir des solutions durables au problème de salubrité qui gangrène Butembo. Il a enfin appelé la population à s’approprier cette lutte citoyenne qu’il considère comme une question d’intérêt général.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
