Provinces
Butembo: La FEAGRICO envisage lancer sa coopérative agricole
La Fédération des agriculteurs du Congo (FEAGRICO) a tenu son assemblée générale ordinaire dimanche 14 septembre 2025, au centre d’accueil Joli rêve de Butembo au Nord-Kivu.
Au cours de cette rencontre, les membres ont décidé à l’unanimité de créer la coopération agricole de cette ASBL défendant les intérêts des agriculteurs des cultures pérennes dont le cacao et le café.L’objectif de la création de la Coopérative des agriculteurs du Congo (COAGRICO), est de répondre à toutes les attentes des cultivateurs, afin de profiter plus largement de leur travail de champs, a expliqué M.Mumbere Kaliya Jean Bon, sécrétaire exécutif de cette fédération.
« Nous avons organisé cette réunion pour lancer la coopérative qui est rattachée à la Fédération des agriculteurs du Congo puisque nous avons trouvé que la FEAGRICO comme ASBL ne répond pas directement à toutes les attentes des agriculteurs qui veulent voir quelque chose de ce qu’ils font, profiter plus largement de leur travail de champs« , a-t-il déclaré.
Au cours de cette même rencontre, il a été aussi question de la restitution des échanges que la FEAGRICO a eu avec les ministre d’État en charge de l’agriculture où elle lui avait exposé les difficultés auxquels font face les agriculteurs dont l’insécurité, la main d’œuvre, l’inaccessibiliité aux intrants et la commercialisation des produits surtout le cacao avec l’ultimatum de l’Union Européenne qui exige le traçage des produits agricoles d’ici le 31 décembre 2025.
L’occasion faisant le larron, les participants ont été sensibilisés sur la prochaine opération de la géolocalisation des champs et leurs enregistrement.Cela va permettre de rester dans les normes agricoles telles que recommandées par l’État congolais mais également, sur le marché, cela va limiter le vol des produits et agriculteurs sécurisés moyennant des cartes pour les rendre crédibles et dignes auprès des acheteurs.
La FEAGRICO est une structure qui regroupe les agriculteurs dans le but de défendre leurs intérêts.Elle a son siège à Butembo avec des succursales à Beni au Nord-Kivu et en Ituri.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
Actualité
« On veut me salir politiquement ! » : Crispin Mbindule rejette les accusations de soutien aux groupes armés
Le député national Crispin Mbindule rejette fermement les accusations selon lesquelles il entretiendrait des groupes armés dans la région de Butembo, au Nord-Kivu. Face à la presse, l’élu dénonce une campagne de discrédit politique orchestrée, selon lui, pour ternir son image et réduire au silence ses prises de position sur le changement de la Constitution.
Le parlementaire affirme que son engagement auprès des militaires des FARDC et des wazalendo relève uniquement de l’effort de guerre contre les groupes armés et l’agression étrangère dans l’Est de la République démocratique du Congo.
« Lorsque j’achète des vivres pour les militaires FARDC et pour les wazalendo qui sont au front afin qu’ils puissent résister face à l’ennemi, le gouverneur appelle cela un soutien aux milices. C’est totalement faux », a martelé Crispin Mbindule.
Le député rappelle qu’il s’est toujours présenté comme un opposant aux rébellions ayant déstabilisé l’Est du pays, bien avant l’accession du président Félix Tshisekedi au pouvoir. Il considère ainsi son implication actuelle comme un devoir patriotique et légal en tant qu’élu national.
« Aujourd’hui, comme député national, j’ai l’obligation de contribuer à l’effort de guerre. Ce patriotisme ne peut pas être transformé en accusation politique », a-t-il déclaré.
Dans son intervention, Crispin Mbindule est également revenu sur ses anciennes relations avec l’actuel gouverneur militaire du Nord-Kivu. Il évoque notamment leur parcours universitaire commun ainsi que leur militantisme au sein d’une association de jeunes opposés à l’agression rwandaise.
Selon lui, leurs divergences seraient apparues lorsque le gouverneur aurait choisi de rejoindre la rébellion du RCD, alors que lui-même affirme être resté engagé dans la défense de l’intégrité territoriale du pays.
« Ce débat est politique et démocratique, mais il ne doit pas conduire à la persécution des opposants d’opinion », a soutenu l’élu de Butembo.
Très critique envers les méthodes du gouvernorat militaire, Crispin Mbindule appelle les autorités provinciales à privilégier le dialogue démocratique plutôt que « la voie des menaces et des services de renseignements ».
Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
