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Société

Kinshasa : « PAPA YO », un cri des conducteurs de motos à trois roues qui divise la population

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Depuis quelque temps, les conducteurs de motos à trois roues ainsi que les receveurs de véhicules, notamment sur le tronçon Lumumba à Kinshasa, ont adopté un cri devenu récurrent : « PAPA YO ».

De plus en plus répandu, ce cri interpelle et dérange les passants. Beaucoup se demandent s’il s’agit d’un simple signal pour se faire entendre ou d’une forme de manque de respect.

Cette pratique est particulièrement observée dans plusieurs communes de la capitale : N’djili, Kimbanseke, Masina, N’sele, Kisenso, Matete, Lemba, Ngaba et Limete.

Un matin, un père de famille, interpellé de la sorte, a exprimé son indignation :

« Je n’ai pas apprécié cette manière de m’appeler papa yo. Pour moi, c’est un manque de respect. Je ne comprends pas pourquoi ils appellent tout le monde ainsi, même les dames. Ils venaient en sens interdit et, au lieu de klaxonner, c’est ce cri qu’ils ont utilisé. »

De leur côté, certains chargeurs expliquent que ce cri n’est pas destiné à offenser, mais sert plutôt à prévenir piétons et automobilistes de l’arrivée d’une moto, notamment dans les embouteillages ou lorsqu’ils circulent à contre-sens.

Quoi qu’il en soit, de nombreux habitants estiment que cette habitude, banalisée avec le temps, peut facilement être perçue comme irrespectueuse, surtout envers les personnes âgées.

Glody Bukasa Mawila 

Société

Ebola à Butembo : les tenanciers d’hôtels appelés à revoir leurs méthodes d’accueil et d’orientation des clients

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Les tenanciers d’hôtels de la ville de Butembo, au Nord-Kivu, ont été sensibilisés, vendredi 12 juin 2026, aux risques liés à l’accueil des visiteurs dans un contexte marqué par la résurgence de la maladie à virus Ebola. Cette séance de sensibilisation s’est tenue dans la grande salle de l’Hotel Butembo, à l’initiative du chef du service urbain du Tourisme, Kambasu Matembela.

À cette occasion, ce dernier a invité les responsables d’établissements hôteliers à adapter leurs pratiques d’accueil et d’orientation des clients afin de prévenir tout risque de propagation de la maladie.

« J’ai invité les représentants du secteur de la santé, notamment ceux de la Division provinciale de la santé (DPS), afin qu’ils présentent la situation actuelle de l’épidémie. Ils ont expliqué les dangers auxquels les hôteliers sont exposés, étant donné qu’ils reçoivent des visiteurs venant de différentes localités. Il est donc important qu’ils sachent comment gérer, surveiller et orienter leurs clients dans ce contexte sanitaire particulier », a déclaré Kambasu Matembela.

Les opérateurs du secteur hôtelier ont ainsi été appelés au strict respect des mesures barrières recommandées par les autorités sanitaires ainsi qu’aux différentes directives édictées par les autorités provinciales pour lutter contre Ebola, souche Bundibugyo, pour laquelle aucun vaccin ni traitement spécifique homologué par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’est encore disponible.

Le chef du service urbain du Tourisme a également exhorté les responsables d’hôtels à ne pas confondre établissements hôteliers et maisons de tolérance, soulignant que ces dernières peuvent constituer des foyers potentiels de propagation de la maladie. Il a, à cet effet, annoncé le déploiement prochain d’une mission de contrôle et d’identification sur le terrain.

Par ailleurs, deux nouvelles zones de santé du Nord-Kivu ont récemment enregistré des cas liés à cette 17ᵉ épidémie d’Ebola. Il s’agit des zones de santé de Vuhovi et de Masereka. La province compte actuellement 40 cas confirmés. La zone de santé de Katwa demeure l’épicentre de l’épidémie avec une dizaine de cas enregistrés. La prise en charge des malades se poursuit à travers les Centres de traitement d’Ebola (CTE) mis en place dans les différentes zones concernées.

Dalmond Ndungo/Congoprofond.net

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