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Economie

455 agences et guichets répertoriés en RDC : Tshuapa, seule province sans banque (Target)

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La répartition des infrastructures bancaires en République démocratique du Congo révèle de profondes disparités territoriales. Selon une enquête de Target, 455 agences et guichets bancaires sont implantés dans le pays, mais la province de la Tshuapa reste totalement dépourvue d’infrastructures bancaires, se contentant uniquement de coopératives d’épargne et de crédit.

La capitale congolaise concentre à elle seule 184 agences et guichets, soit 40 % de l’ensemble du réseau bancaire national. Elle est suivie par le Haut-Katanga (70, soit 15 %), le Kongo Central (57, soit 13 %) et le Nord-Kivu (32, soit 7 %). Ces chiffres s’expliquent par la forte densité urbaine, l’accessibilité de ces zones, la demande croissante en services financiers et le dynamisme des activités économiques locales.

À l’opposé, plusieurs provinces ne comptent que quelques agences : le Kwango, le Mai-Ndombe, le Haut-Lomami, la Mongala ou encore le Bas-Uele n’abritent qu’un seul guichet bancaire.

La Tshuapa, totalement enclavée, illustre les difficultés d’accès aux services financiers modernes dans certaines régions du pays. Faute d’agences bancaires, les habitants dépendent de structures alternatives telles que les coopératives d’épargne et de crédit, moins accessibles et limitées dans leurs services.

Les données ont été collectées entre le 27 mai et le 4 juillet 2025, à travers une méthodologie combinant recherche documentaire, entretiens et recours au client mystère.

Cette photographie du secteur bancaire met en évidence les inégalités territoriales en matière d’accès aux services financiers, un défi majeur pour l’inclusion financière et le développement économique de la RDC.

Dorcas Mwavita

À la Une

Aimé Molendo Sakombi imprime un nouveau tempo stratégique au cœur du Palais du Peuple

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C’est avec une maîtrise impeccable des dossiers et un sens aigu de la vision d’avenir que le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Molendo Sakombi, a marqué sa première grande joute oratoire devant la Commission ATI-NTIC, ce mardi 05 mai 2026. Loin des discours technocratiques convenus, il a livré une feuille de route ciselée où l’opérationnalisation de la centrale de Kakobola s’impose comme un fait d’armes concret, annonciateur d’une nouvelle géographie énergétique pour le centre du pays.

En révélant le bouclage imminent d’un financement de 250 millions de dollars auprès de la Banque mondiale pour lancer la première phase du Programme PDI3, le ministre a offert aux élus la preuve tangible qu’un basculement s’opère, passant de l’ère des diagnostics à celle des réalisations structurantes. Avec une pédagogie redoutable, Molendo Sakombi a su déminer les zones d’ombre en clarifiant les mécanismes de gouvernance qui ont longtemps brouillé la lisibilité du secteur.

Sous son impulsion, l’Agence nationale de l’électrification (ANSER) se mue en un véritable fer de lance pour les zones rurales, tandis que l’Autorité de régulation retrouve ses prérogatives strictes. Mieux, le ministre Molendo Sakombi a posé un regard franc et sans fard sur la gangrène des dettes croisées et l’équation fragile du Compact énergétique, osant affronter l’épineux dossier de la SINELAC. Cette transparence radicale, qui refuse de dissimuler les fragilités systémiques, confère à son action une crédibilité rare.

Elle dessine les contours d’un État stratège qui remet de l’ordre dans la chaîne de valeur, du producteur au consommateur final. En articulant son intervention autour de quatre piliers ambitieux, le ministre projette désormais l’électricité comme le catalyseur d’une industrialisation tant espérée. Il ne s’agit plus seulement d’éclairer des foyers, mais de créer les conditions de compétitivité nécessaires pour attirer les capitaux privés et hisser l’économie congolaise vers une montée en gamme industrielle irréversible.

Dès lors, devant les élus, c’est un véritable pacte de transformation qui a été scellé : faire d’une énergie fiable et abordable le socle d’une souveraineté retrouvée. Si la dépendance aux financements extérieurs reste une réalité, la détermination affichée par Molendo Sakombi à rompre avec les déséquilibres structurels inscrit son passage au ministère sous le signe d’une rupture positive, celle qui change durablement le destin énergétique de la République.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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