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Le voleur qui crie au voleur : BCC, INTELLIGENCE ECONOMIQUE et le démenti de IMD SARL clouent l’ONATRA ( Mise au point de Cyril-Victor BOLONDJWA/Administrateur Gérant)
Face aux allégations gravissimes, juridiquement infondées et aux imputations gratuites portées contre la société IMD SARL et ses organes, relayées par l’Office National des Transports (ONATRA SA), pourtant débitrice, dans un article du journal Le Tonnerre du 26 août 2025 intitulé : « Prétextant exécution d’une décision judiciaire, Equity BCDC a volé à l’ONATRA 1.999.997,40 USD », il est impératif d’apporter un démenti ferme, rigoureux et documenté.
1. De la légalité de la créance et du caractère définitif des décisions de justice
La créance réclamée par IMD SARL découle d’un contrat régulier de fourniture de profilés métalliques destinés à la réhabilitation du quai de Matadi, conclu à la suite d’un appel d’offres international en 2015.
Bien que signé en 2016 pour une exécution de 90 jours, le contrat n’a connu un premier paiement qu’en 2020, en raison des difficultés financières de l’ONATRA. L’explosion du prix de l’acier (315 %) a contraint IMD à supporter seule ce fardeau.
Une actualisation du contrat, validée par la DGCMP et formalisée en septembre 2021, a confirmé la créance. L’Intelligence Économique, mandaté par le Ministère du Portefeuille, a corroboré ce montant. Le Premier Ministre a lui-même instruit son paiement via le fonds RLT.
Face au refus persistant de l’ONATRA, IMD a obtenu gain de cause devant le Tribunal de commerce et la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe. Ces décisions, devenues définitives, ont été consacrées par un certificat de non-pourvoi de la CCJA en date du 23 avril 2024.
2. Du refus de l’ONATRA d’exécuter une décision de justice
Malgré une tentative de règlement à l’amiable encouragée par la Présidence, l’ONATRA a refusé de s’y plier. Ses accusations publiques de fraude et de vol sont inacceptables, car l’exécution en cours procède exclusivement de décisions judiciaires irrévocables.
Cette résistance abusive expose l’ONATRA à de nouvelles condamnations pour déni de justice et manœuvres dilatoires.
3. De l’argument de l’insaisissabilité des comptes de l’ONATRA
L’ONATRA invoque le Décret n°24/04 du 21 août 2024 pour contester la saisie. Or, ce décret n’a aucun effet rétroactif et ne saurait s’appliquer à une société commerciale immatriculée au RCCM. L’article 30 de l’AUSPRVE écarte toute immunité d’exécution pour ce type d’entité, même détenue par l’État.
4. Du respect des décisions judiciaires comme fondement de l’État de droit
Un arrêté ministériel du 25 mars 2016 avait déjà rappelé que l’immunité d’exécution ne peut couvrir la mauvaise gestion. Les décisions judiciaires, rendues au nom du peuple, doivent être exécutées au nom du Président de la République (article 149 de la Constitution).
IMD SARL a agi dans le strict respect du droit national et communautaire, sur la base de décisions définitives, de deux ANO et d’un rapport contradictoire de l’INS. Elle rejette catégoriquement toute tentative de criminalisation d’une procédure régulière.
La Banque Equity BCDC n’a fait qu’appliquer la loi en exécutant une décision exécutoire sur minute, conformément à la Constitution et à l’Acte uniforme OHADA.
5. Conclusion
IMD SARL dénonce la campagne de désinformation menée par l’ONATRA, qui refuse de se soumettre à la justice et tente de détourner l’attention de son manquement contractuel.
L’entreprise appelle les pouvoirs publics à garantir l’exécution des décisions judiciaires, conformément à l’article 29 de l’AUSPRVE et aux principes de l’État de droit.
IMD rejette fermement les accusations mensongères de fraude ou de vol et rappelle que seul le respect des jugements garantit la stabilité des relations commerciales et la crédibilité des institutions.
Signé : Cyril-Victor BOLONDJWA EALE W’AMENGE
Administrateur Gérant
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395 millions USD pour désengorger Kinshasa : Judith Suminwa évalue l’avancement des rocades
La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué, ce mardi 12 mai, une visite d’inspection sur les chantiers des rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa, un ambitieux projet routier de 73 kilomètres destiné à transformer durablement la mobilité dans la capitale congolaise.
Ce vaste corridor reliera l’est et l’ouest de Kinshasa, depuis la commune de Kimbanseke et la zone de l’aéroport international de N’djili jusqu’à Kinsuka Pompage, dans la commune de Ngaliema, en passant notamment par Mitendi et la Route nationale numéro 1 (RN1).
Estimés à près de 395 millions de dollars américains dans le cadre du partenariat sino-congolais issu du programme SICOMINES, les travaux ont été lancés en juin 2024 sous l’impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi, pour une durée prévisionnelle de trois ans.

Une visite de terrain pour mesurer l’état réel du projet
Accompagnée du Gouverneur de Kinshasa, du Ministre de l’Aménagement du territoire ainsi que de la Ministre déléguée en charge de la Politique de la ville, la Cheffe du Gouvernement s’est rendue sur plusieurs sites afin d’évaluer personnellement l’évolution des travaux.
Pour Judith Suminwa Tuluka, cette descente sur terrain était indispensable afin de confronter les rapports administratifs à la réalité du chantier.
« Il y a presque deux ans, en juin 2024, le Chef de l’État avait lancé les travaux de ces rocades. Il était important pour moi de venir voir personnellement comment les choses évoluent sur le terrain. Nous recevons régulièrement des rapports, nous suivons les images et les vidéos, mais rien ne remplace le constat de visu », a déclaré la Première Ministre.
Un périphérique stratégique pour décongestionner Kinshasa

Pensées comme un véritable périphérique urbain, les rocades Sud-Est et Sud-Ouest doivent permettre de désengorger les principaux axes routiers de la capitale, particulièrement la RN1, saturée par le trafic en provenance ou en direction du Kongo Central, du Grand Bandundu et de l’aéroport international de N’djili.
Au cours de sa visite, Judith Suminwa Tuluka a parcouru plusieurs tronçons déjà ouverts ou en cours d’aménagement, notamment entre le quartier Ndjoku et Mitendi, où un important échangeur est en construction.
« Cette rocade est conçue comme un périphérique qui permettra de désengorger Kinshasa. À Mitendi, la rocade passera sous la Nationale numéro 1 tandis que la RN1 passera au-dessus. Ce type d’infrastructure va profondément transformer la mobilité dans la ville », a expliqué la Cheffe du Gouvernement.
Des infrastructures modernes pour renforcer la connectivité

La Première Ministre a également salué les dispositifs techniques mis en place pour lutter contre les érosions et sécuriser durablement les infrastructures routières.
Murs de soutènement, importants travaux de terrassement et tracé en deux fois deux voies figurent parmi les aménagements prévus pour améliorer la fluidité de la circulation et les conditions de déplacement des habitants de Kinshasa.
« Nous avons vu les travaux de stabilisation ainsi que le tracé de cette future route à deux fois deux voies. Tout cela permettra d’améliorer durablement les déplacements des Kinois », a-t-elle souligné.
Judith Suminwa Tuluka a par ailleurs replacé ce projet dans la vision nationale de modernisation des grands corridors routiers portée par le Chef de l’État afin de renforcer la connectivité entre les provinces et les espaces économiques du pays.
Le défi des indemnisations au cœur des préoccupations

Malgré l’avancement des travaux, la Première Ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer les opérations d’expropriation et d’indemnisation des populations concernées afin d’éviter tout retard dans l’exécution du projet.
« Le principal défi aujourd’hui reste l’expropriation et l’indemnisation des populations concernées sur certains tronçons. Nous nous sommes entendus avec notre partenaire chinois, dans le cadre du programme SICOMINES, pour finaliser ces opérations afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais prévus, idéalement d’ici septembre 2027 », a-t-elle indiqué.
Le partenariat sino-congolais mis au service des infrastructures

La Cheffe du Gouvernement a enfin salué les retombées du partenariat sino-congolais revisité sous l’impulsion du Président de la République, estimant que celui-ci permet désormais d’accroître les investissements dans les infrastructures structurantes au bénéfice direct des populations.
« Aujourd’hui, les résultats commencent à être visibles. Les travaux ne concernent pas seulement Kinshasa. Ils s’inscrivent dans une dynamique plus large de connexion des provinces et des grands corridors économiques du pays », a-t-elle conclu.
Le projet des rocades s’inscrit dans le troisième pilier du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028 consacré à « l’aménagement du territoire national en vue d’une connectivité maximale », avec pour objectif de renforcer les infrastructures stratégiques et d’améliorer durablement la mobilité urbaine et interprovinciale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
