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2 ans de combat pour la justice foncière : Le calvaire de Jean Bobila face à la Banque Equity BCDC

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Depuis plus de 2 ans, Monsieur Jean Bobila, commerçant établi à Kisangani ( Province de la Tshopo) mène une lutte acharnée pour récupérer son certificat foncier n°41558, injustement retenu par la Banque Equity BCDC. Ce document, essentiel tant pour la sécurité de son patrimoine que pour le bon fonctionnement de ses activités économiques, continue d’être confisqué malgré le remboursement intégral de deux crédits contractés en 2017 et 2020.

Remboursement effectué, mais titre non restitué

En date du 21 avril 2023, la Banque Equity BCDC elle-même reconnaissait, dans une attestation d’apurement, que Monsieur Bobila avait soldé l’ensemble de ses dettes. Pourtant, la mainlevée de l’hypothèque sur son bien n’a jamais été formalisée. Pire encore, un duplicata de son certificat foncier aurait été délivré de manière irrégulière, sans son accord, ni procédure légale adéquate.

Un parcours judiciaire semé d’embûches

Engagé dans une procédure pour obtenir une mainlevée judiciaire, Jean Bobila a dû multiplier les démarches personnelles pour faire avancer un dossier que les services compétents semblaient ignorer. À l’audience du 23 juin 2025, la situation a pris une tournure encore plus préoccupante : 17 pièces essentielles ont été introduites sans communication préalable, empêchant toute défense équitable. Un déni de justice manifeste, selon lui.

Menaces et intimidation : quand l’État devient silencieux

Le commerçant déclare également avoir été victime de pressions au sein même de certains services de l’État, censés pourtant garantir les droits des citoyens. Après avoir sollicité des explications sur l’émission illégale du duplicata, il dit avoir reçu des menaces directes d’un agent de l’administration foncière, révélant un climat de peur et d’opacité.

Une bataille pour tous les Congolais

“Je ne me bats pas uniquement pour moi, mais pour mes enfants et pour tous les Congolais victimes d’abus similaires”, insiste Jean Bobila. Il appelle à une prise de conscience nationale sur la situation précaire des petits commerçants, souvent broyés par des pratiques bancaires abusives et des défaillances institutionnelles. À ses yeux, cette situation affaiblit le tissu économique national.

Appel à la justice et aux autorités de la République

Jean Bobila lance un appel solennel à la justice congolaise et aux autorités compétentes pour :

– La restitution immédiate de son certificat foncier ;

– La radiation de l’hypothèque toujours inscrite ;

– La reconnaissance légale des irrégularités liées à l’émission du duplicata ;

– Une collaboration sincère avec la banque afin de régulariser sa situation ;

– Une condamnation ferme de la Banque Equity BCDC, avec des dommages et intérêts proportionnés au préjudice subi.

Ce blocage a eu des conséquences économiques dramatiques pour lui :

– Impossibilité d’accéder à de nouveaux crédits, perte de 60 % de sa clientèle et ralentissement sévère de ses activités dans le transport et le commerce.

– Un signal d’alarme pour l’économie nationale

Monsieur Bobila exhorte également l’opinion publique et les décideurs à se mobiliser face aux abus bancaires qui frappent de nombreux entrepreneurs à travers le pays.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET 

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Assemblée nationale : John Mbonda dénonce les « intimidations » contre les députés du Nord-Kivu et de l’Ituri

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La tension politique est montée d’un cran ce vendredi 15 mai à l’Assemblée nationale. Le député national John Mbonda a lancé un sévère avertissement contre ce qu’il considère comme une série d’« intimidations » visant des élus nationaux issus des provinces placées sous état de siège, particulièrement en Ituri et au Nord-Kivu.

Devant le bureau de la Chambre basse du Parlement, l’élu de Kipushi a dénoncé les pressions qu’exerceraient, selon lui, certains gouverneurs militaires contre les députés qui critiquent leur gestion sécuritaire et administrative. Au cœur de cette controverse figure le député national Crispin Mbindule, récemment ciblé par des accusations et des démarches judiciaires initiées par le gouverneur militaire du Nord-Kivu.

Dans une intervention au ton particulièrement ferme, John Mbonda a rappelé que les députés disposent d’une mission constitutionnelle de contrôle et de dénonciation des dysfonctionnements de l’État.

« Donc c’est un cri d’alarme. Un cri d’alarme pourquoi ? Parce que nos collègues de l’Ituri et du Nord-Kivu, chaque fois qu’ils prennent la parole pour dénoncer la gestion des gouverneurs militaires, souvent ils sont objets des attaques de ces gouverneurs », a déclaré le député.

Selon lui, dénoncer des irrégularités ou critiquer la gestion publique ne peut être assimilé à une infraction.
« Un député, son rôle c’est de dénoncer ce qui ne marche pas. (…) Ce n’est pas que ça devient une infraction ou un crime que quelqu’un a commis », a insisté John Mbonda.

Cette sortie intervient dans un contexte de fortes tensions politiques dans les provinces sous état de siège, où plusieurs élus dénoncent régulièrement des dérives dans la gestion sécuritaire et administrative menée par les autorités militaires.

En réaction, le bureau de l’Assemblée nationale, par la voix du deuxième vice-président Christophe Mboso, a appelé les députés nationaux à poursuivre leur mission de défense des intérêts du peuple sans céder aux intimidations.

À travers cette prise de position, le débat sur les limites du pouvoir des autorités militaires dans les provinces sous état de siège refait surface avec intensité. Derrière le cas Crispin Mbindule, c’est désormais la question du respect du contre-pouvoir parlementaire et de la liberté d’expression des élus qui s’impose au centre de la scène politique congolaise.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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