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Justice et Défense unies : Guillaume Ngefa et Guy Mwadiamvita célèbrent la nouvelle génération de greffiers pénitentiaires
Dans la grande salle de l’Institut National de Formation Judiciaire (INAFORJ), sis au Palais de Justice, s’est tenue une cérémonie officielle de remise de brevets à 50 greffiers pénitentiaires, tant civils que militaires. La cérémonie a été présidée par deux hautes autorités de la République : le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Adali, ainsi que le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants, Guy Kabombo Mwadiamvita.

Ces greffiers sont les lauréats d’une session spéciale de formation intensive d’une durée de quatre mois, organisée du 5 août au 5 novembre 2024 au Centre de formation de Luzumu, situé dans la province du Kongo-Central. La clôture de cette session marque une étape importante dans la professionnalisation du personnel pénitentiaire en République Démocratique du Congo.
Le Directeur Général de l’INAFORJ, Gérard Katambwe Malipo, a présenté les diplômés aux membres du gouvernement. En guise de reconnaissance, les meilleurs d’entre eux ont reçu des ordinateurs portables de haute performance, symboles de l’excellence et de l’engagement attendu dans leur future mission.
Des discours porteurs de vision et d’engagement
Dans son allocution, le Ministre d’État, Guillaume Ngefa, a souligné l’importance cruciale que le gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République et de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, accorde au développement du capital humain dans le secteur judiciaire : « La mission confiée aux greffiers pénitentiaires est exigeante. Elle requiert une vigilance constante sur la légalité des détentions, mais aussi une participation active à la réforme du système pénitentiaire. Pour cela, engagement, professionnalisme, discipline et formation continue sont indispensables. »
Il a également réaffirmé son soutien à l’INAFORJ, qu’il considère comme le guichet unique pour la formation et le renforcement des capacités du personnel judiciaire et pénitentiaire, et a renouvelé sa volonté de continuer à investir dans ce dispositif stratégique pour la consolidation d’un système judiciaire efficace, équitable et humain.
De son côté, le Vice-Premier Ministre en charge de la Défense Nationale, Guy Kabombo Mwadiamvita, a salué le choix de ces agents de se mettre au service de la justice et de l’intégrité : « Vous avez opté pour la justice, l’ordre et l’intégrité. À travers votre engagement, vous portez l’espoir d’une administration pénitentiaire modernisée, alignée sur les meilleures pratiques internationales, notamment en matière de gestion des données et de respect des droits humains. »
Une vision partagée pour l’avenir du système pénitentiaire
Cette cérémonie s’inscrit dans une dynamique de réforme structurelle du système pénitentiaire congolais, où le personnel bien formé constitue le socle indispensable pour garantir à la fois la sécurité, la justice et la dignité humaine dans les établissements de détention.
En renforçant les compétences techniques et éthiques des greffiers pénitentiaires, la RDC affirme sa volonté d’élever les standards de son administration carcérale et de faire de la justice un véritable levier de développement durable et de cohésion sociale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
