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Guerre dans l’Est : « Les processus de Doha et Washington n’ont pas changé grand-chose sur le terrain » (Vital Kamerhe)
En conférence de presse mardi 19 août 2025, à Kinshasa, le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe Lwa Kanyingini a estimé que les discussions de Doha et de Washington « n’ont pas changé grand-chose sur le terrain » dans l’Est de la RDC.
À ses côtés se trouvait Maxime Prévôt, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Royaume de Belgique, en visite officielle à Kinshasa.
Tout en saluant l’implication de la Belgique, Kamerhe a insisté sur la nécessité d’élargir le cercle des parties prenantes : « Les efforts doivent être faits, mais d’autres acteurs : l’Afrique, l’Union européenne doivent être associés à une démarche globale », a-t-il plaidé.
De son côté, Maxime Prévôt a réaffirmé « le soutien indéfectible » de son pays aux initiatives de paix en cours, tout en soulignant l’importance des processus de Doha et de Washington dans la recherche d’une solution durable. « L’objectif principal de ma visite est de collaborer avec les institutions congolaises afin d’identifier les leviers nécessaires pour garantir le succès des discussions », a-t-il déclaré.
Le chef de la diplomatie belge a par ailleurs assuré que Bruxelles est disposée à accompagner le Parlement congolais, notamment à travers un appui technique aux réformes jugées stratégiques dans les domaines de sécurité et de développement. Il a aussi rappelé que son pays mène un lobbying actif pour replacer la question congolaise au centre des débats européens.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
