Connect with us

Actualité

Kibali Goldmine : Une gestion rigoureuse des bassins de rejet sous la supervision de l’ingénieur Gilbert Ngoyi Miki

Kibali (Haut-Uele), RDC – Au cœur de l’exploitation aurifère de Kibali, la gestion des bassins de rejet reste un enjeu crucial pour la sécurité environnementale et la continuité des activités. Ingénieur Miki Ngoyi Gilbert, Super Intendant en production et responsable de la gestion du bassin de rejet, lève le voile sur les mécanismes techniques mis en place afin de protéger les nappes phréatiques et les populations riveraines.

« À Kibali, nous avons deux types de rejets. Celui de la flottation, qui n’a pas été en contact avec le cyanure, et celui de la lixiviation, qui lui contient des résidus de cyanure. Les deux sont stockés dans des bassins distincts », explique l’ingénieur.


Le principe est relativement simple mais exigeant : la pulpe issue du traitement du minerai est déposée autour du bassin. Les solides se déposent au fond, tandis que l’eau migre progressivement vers le point le plus bas où sont installées les pompes. Cette eau est ensuite réutilisée dans le circuit de traitement. « Nous sommes censés utiliser entre 75 et 80 % d’eau recyclée, et seulement 25 % d’eau douce provenant de la rivière, pour limiter l’impact sur les ressources naturelles », précise-t-il.

La grande différence réside dans la protection des sols. Le bassin recevant les rejets de flottation ne comporte pas de géomembrane, puisqu’il ne contient que des résidus de réactifs classiques. En revanche, le CTSF (Cyanide Tailings Storage Facility), qui accueille les rejets au cyanure, est sécurisé par une membrane spéciale empêchant toute infiltration dans la nappe phréatique. « Sans cette protection, le cyanure pourrait contaminer l’environnement. C’est pourquoi chaque goutte d’eau issue de ce bassin est récupérée et renvoyée à l’usine, jamais relâchée dans la nature », insiste l’ingénieur Miki.

Concernant la capacité, l’actuel CTSF devrait atteindre son plein remplissage en décembre 2026. Les bassins de la première et de la deuxième phase (CTSF 1 et 2) ont déjà été reliés et remplacés par un CTSF 3, actuellement en service. Même lorsqu’ils ne reçoivent plus de dépôts, ces bassins restent sous surveillance. « Quand il pleut, l’eau qui stagne dans un bassin déjà fermé doit être pompée et traitée, car elle peut avoir été en contact avec du cyanure. Nous ne prenons aucun risque », souligne-t-il.

À travers ces précisions, Kibali Goldmine démontre l’importance accordée à la sécurité environnementale et à la gestion durable des ressources hydriques, dans un secteur minier souvent critiqué pour ses impacts écologiques.

Tchèques Bukasa/Congoprofond.net