Culture
Les petits-fils de Simon Kimbangu se réconcilient – Une paix retrouvée autour de l’héritage du Mvuluzi
Dans une ambiance empreinte de solennité et d’émotion, les petits-fils du prophète Simon Kimbangu ont officiellement scellé leur réconciliation ce vendredi 25 juillet, lors d’un point de presse organisé à Kinshasa .La rencontre, modérée par le préfet Michel Fango Fango, marque la fin d’années de divisions internes ayant fragilisé le lien familial au sein du lignage du Mvuluzi.
Le geste posé par ces héritiers spirituels est qualifié d’historique, car il rétablit une communion fraternelle longtemps altérée. « Nous avons choisi de revenir à la source : l’amour, la paix et l’unité que notre grand-père nous a enseignés », a souligné l’un des membres de la famille Kimbanguiste.
L’événement a suscité un écho favorable auprès des fidèles, enseignants et membres de la communauté spirituelle présents, qui y voient une renaissance du message original du prophète Simon Kimbangu — celui de la réconciliation, de la cohésion et de la fidélité à l’idéal ancestral.
Ce moment marque non seulement une étape importante dans l’histoire de la lignée Kimbanguiste, mais aussi un appel fort à l’unité dans la société congolaise.
Barca Horly Fibilulu Mpia/Congoprofond.net
À la Une
Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
