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Société

Kalemie, Tshangu, Selembao, Bandal, Mont-Amba, etc. : La RDC est en train de sombrer sous les eaux

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Ce qui, hier encore, semblait n’être qu’un problème kinois est désormais une crise d’ampleur nationale. Les inondations frappent, ravagent, paralysent. Kalemie, Kinshasa, Tshangu, Mont Amba : l’eau monte, l’État reste sec.

À Kalemie, province du Tanganyika, la rivière éponyme est sortie de son lit après une pluie torrentielle survenue mardi 6 mai 2025. Résultat : toutes les activités au port public sont à l’arrêt.

Plus aucun camion ne passe, les marchandises sont piégées, les agents des services publics contraints de rebrousser chemin.

« Aujourd’hui, il est difficile d’accéder au port public de Kalemie… La rivière est remplie de sable, l’eau n’a plus d’espace pour s’écouler », alerte un citoyen, visiblement dépassé par l’ampleur du sinistre.

Il redoute que cette inondation ne saborde les recettes provinciales, et appelle les autorités à curer la rivière sans plus attendre.

Mais Kalemie n’est que la pointe visible d’un iceberg tropical. À Kinshasa, le scénario est apocalyptique. Bandalungwa, Selembao, Kitambo, Mont-Ngafula : des quartiers entiers engloutis par la rivière Makelele. Familles en fuite, maisons abandonnées, vies brisées.

À Selembao, un mur effondré tue six enfants d’une même famille. À Bandal, les avenues se transforment en rivières de boue. Coupures d’électricité, quartiers sans accès, habitants livrés à eux-mêmes.

La rivière Ndjili, elle aussi, poursuit son œuvre destructrice dans les districts de Tshangu et Mont Amba. Et toujours la même rengaine : à chaque pluie, les dégâts s’alourdissent, les érosions s’aggravent, les promesses s’enlisent.

Ce n’est plus une série d’urgences locales : c’est une faillite nationale. La répétition des catastrophes dans tous les coins du pays sonne comme un réquisitoire contre l’absence de plan de gestion des risques.

Quand le climat se déchaîne, l’État se cache. Quand les familles coulent, les ministres flottent dans leur silence. Le temps n’est plus à l’attentisme. Il faut un plan. Un vrai. National, transversal, financé, suivi.

Ce n’est pas Kalemie seulement. Ce n’est pas Kinshasa seulement. C’est la RDC tout entière qui s’effondre sous ses propres pluies.

Et pendant que le peuple nage, le pouvoir, lui, regarde ailleurs.

Dorcas Mwavita/CongoProfond.net

Genre

RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026

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Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.

À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.

Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.

Exaucé Kaya

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