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Naufrage du 22 avril sur le fleuve Congo : les corps de madame Nancy Kasongo et de ses deux enfants non encore retrouvés

Péris dans le naufrage causé par l’accident du canot rapide à bord duquel ils se trouvaient sur le fleuve Congo, l’avant-midi du mardi 22 avril dernier, les corps de madame Nancy Kasongo Yohayry et de ses deux enfants, continuent à faire l’objet des recherches.

L’information vient d’être transmise ce matin à la rédaction de CONGOPROFOND.NET, par monsieur Charles Yawi, l’un des cadres de la Direction Provinciale Kinshasa-Mont/Amba de la DINACOPE, où la victime était agent.

Selon ce Directeur, qui se trouvait au lieu du deuil dans la commune de Bandalungwa, la famille attend, jusqu’à ce samedi 26 avril 2024, la suite des recherches lancées depuis la survenue de cet accident.

 » Madame Nancy Kasongo avait profité des vacances de Pâques pour passer un court séjour à Brazzaville, avec ses deux enfants. Un jour avant sa traversée, elle est passée au bureau nous mettre au courant de son départ « , nous a dit le Directeur Charles Yawi.

Et d’ajouter :  » L’accident s’est produit à son retour l’avant-midi du mardi 22 avril. Ils étaient 17 personnes dont 2 enfants dans ce canot rapide. Après avoir quitté le beach de Brazzaville, selon les informations qu’on nous a fait parvenir, ils n’étaient pas encore très avancés, le canot rapide s’était heurté, à la grande surprise du commandant, à une grume « .

Il poursuit en soulignant que c’est par instinct maternel que madame Nancy Kasongo a donné a péri dans ce naufrage.

 » Madame se battait seule avec ses deux enfants dans l’eau et ces derniers n’avaient pas de gilet de sauvetage. Quand le secours est arrivé, elle les avait déjà perdus, mais elle au moins a pû être secourue « , a-t-il indiqué.

Néanmoins, renchérit -t-il, ayant appris que ses deux enfants étaient noyés, elle avait décidé de se jeter dans l’eau, sans gilet de sauvetage, pour se lancer à leur recherche.

Un événement tragique qui normalement doit susciter des interrogations sur la sécurité des passagers.

Pourquoi ces deux enfants n’avaient-ils pas de gilets de sauvetage ? Est-ce que la Régie des voies fluviales (RVM) veille bien au balisage et au dragage du fleuve ?

Nous pensons que ce naufrage, qui vient de s’ajouter aux deux accidents survenus récemment dans la province de l’Equateur, doit interpeller les autorités compétentes, sur les mesures de sécurité à mettre en place sur le fleuve Congo.

Bref, déjà cinq jours que ces corps sont sous l’eau. Seront-ils repêchés ou pas ? C’est la grande question qui reste pendante.

Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET

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