Sécurité
Insécurité à Debonhomme : Les habitants à bout, les autorités aux abonnés absents
Debonhomme, 1e Rue – Nouvelle nuit de chaos dans l’avenue de l’École. À 2 heures du matin, des individus armés de machettes ont pris d’assaut une parcelle, saccageant les lieux et emportant une moto sous les yeux impuissants des résidents. Une scène violente de plus, dans un quartier désormais habitué à vivre sous tension.
La même nuit, des kulunas, tristement célèbres pour leurs exactions, ont imposé leur loi par des tapages nocturnes, sans être inquiétés. Deux patrouilles de police auraient été aperçues dans les environs, mais leur passivité face aux événements fait froid dans le dos. À quoi sert une présence policière si elle n’intervient pas ?
Le mal ne s’arrête pas là. Les habitants dénoncent également un fléau devenu quotidien : les coupures d’électricité. Un jour sous tension, un jour dans l’obscurité – un rythme intenable qui transforme le quartier en terrain de chasse pour criminels en maraude.
Excédée, la population de Debonhomme appelle à l’aide. Elle réclame une refonte complète des dispositifs de sécurité, le remplacement des forces de l’ordre défaillantes et une solution durable à l’instabilité électrique. Il ne s’agit plus d’attendre. Il faut agir, et vite. Car à Debonhomme, l’insécurité n’est plus une menace : c’est une réalité quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété
L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.
L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.
Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.
L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.
L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.
L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.
Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.
Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.
Désiré Rex Owamba
