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Exétat 2025 :  Le député Ayobangira Safari avocat des élèves finalistes dans les zones sous occupation

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Député national, élu de Masisi, Ayobangira Safari Nshuti J.P. vient de tirer la sonnette d’alarme sur la situation des élèves vivant dans les zones sous occupation et privés des épreuves préliminaires de l’Examen d’État (EXETAT). Dans une lettre adressée à la ministre de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté, il exprime sa consternation après l’annonce, par l’Inspecteur général en charge des examens, de la non-tenue de ces épreuves prévues le 7 mars 2025 dans les provinces éducationnelles Nord-Kivu1, Sud-Kivu1 et Sud-Kivu3.

Se référant aux articles 43 et 13 de la Constitution, qui garantissent le droit à l’éducation pour tous et interdisent toute discrimination basée sur le lieu de résidence, cet élu du peuple insiste sur la nécessité d’un accompagnement particulier pour ces élèves. « Ayant déjà fait preuve d’une grande résilience malgré la situation sécuritaire précaire, les élèves, les enseignants et les parents vivant dans ces zones occupées méritent un soutien pour ne pas voir leurs sacrifices anéantis », souligne-t-il.

Face à cette urgence, Ayobangira Safari propose de mettre en place un couloir humanitaire avec le concours de partenaires tels que l’UNICEF, l’UNESCO et la MONUSCO, afin d’assurer la tenue des épreuves certificatives. « La poursuite des services sociaux critiques comme l’enseignement est essentielle pour préserver l’unité nationale et contrer toute tentative de balkanisation », prévient le Président national de l’APECO.

Il rappelle, par ailleurs que, même durant la deuxième guerre du Congo (1998-2003), les EXETAT avaient pu se dérouler sur tout le territoire grâce à des solutions adaptées. Pour lui, il est impératif que le gouvernement prenne les mesures nécessaires afin que ces enfants, déjà meurtris par la guerre, ne soient pas doublement victimes d’un avenir incertain.

Tchèques Bukasa & Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET

Santé

Ebola à Butembo : les autorités appellent les étudiants à renforcer le respect des mesures barrières

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Les autorités urbaines de Butembo ont sensibilisé les étudiants au respect strict des mesures barrières afin de lutter contre la 17ᵉ épidémie de la Maladie à virus Ebola. Le message a été lancé ce mardi 26 mai 2026 à l’occasion de la cérémonie officielle de remise du trophée du championnat de football de la paix organisé par la Représentation des Étudiants du Congo (REC/Butembo-Lubero).

Prenant la parole au cours de cette activité, M. Bwambale Mughanirya Gilbert, chef de division urbaine à la mairie de Butembo, a exhorté la jeunesse estudiantine à s’impliquer activement dans la riposte contre Ebola à travers le respect des gestes barrières.

« J’invite le corps estudiantin à se liguer pour la riposte contre Ebola. Vous êtes encore jeunes, et nous ne voulons pas voir un jeune mourir d’une maladie aussi grave alors qu’il suffit de respecter quelques gestes simples. L’expérience de la dixième épidémie en 2018 nous a beaucoup appris », a-t-il déclaré.

L’autorité urbaine a indiqué que la ville de Butembo a déjà enregistré deux cas positifs, d’où l’importance d’une mobilisation communautaire pour limiter la propagation de la maladie.

« Je vous demande de respecter les gestes simples afin d’éviter toute chaîne de contamination. Si, après 21 jours, aucun nouveau contact n’est détecté autour des cas confirmés, cela signifiera que la riposte évolue positivement. Cette lutte doit être communautaire, mais l’engagement doit d’abord être personnel », a-t-il insisté.

Dans la ville de Butembo, les campagnes de sensibilisation se multiplient depuis l’annonce de cette nouvelle épidémie. Plusieurs acteurs rappellent notamment les conséquences dramatiques de la dixième épidémie d’Ebola, qui avait causé la mort de plus de 2 277 personnes dans la région, dans un contexte marqué par la désinformation et la méfiance d’une partie de la population envers les équipes de riposte.

Dalmond Ndungo

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