Connect with us

Sécurité

Crise à l’Est de la RDC : le réseau d’affaires Makutano appelle la communauté internationale à exiger le retrait de l’armée rwandaise des territoires occupés

Published

on

Consterné, le réseau d’affaires makutano a condamné sans équivoque l’invasion des Provinces du Nord Kivu et du Sud Kivu et tout récemment de la ville de Goma par l’armée rwandaise (RDF) et ses alliés du M23/AFC. Dans un compliqué publié lundi 3 février, les membres de ce réseau d’affaires international a exigé auprès de la communauté internationale l’arrêt immédiat des hostilités et le retrait de l’armée rwandaise (RDF) du territoire congolais, tout en facilitant l’ouverture de couloirs humanitaires pour permettre la prise en charge des populations meurtries.

Ils déplorent par ailleurs les conséquences dévastatrices causées par cette invasion rwandaise dans la partie Est de la RDC. «L’invasion de l’armée rwandaise (RDF) et ses alliés du M23/AFC avec son lot de souffrances incommensurable, d’atrocités, des attaques répétées infligées à la population, sans compter les déplacements massifs qu’elle cause est une catastrophe humanitaire de grande envergure qui menace la stabilité de toute la région des Grands Lacs. Cette irresponsabilité criminelle du Rwanda doit être dénoncée et sanctionnée avec la plus grande fermeté.», peut-on lire.

Et de s’interroger : «A l’heure actuelle, Goma, Capitale du Nord-Kivu est en totale insécurité, l’armée rwandaise (RDF) et ses alliés du M23/AFC s’y sont installés, confinant la population dans un vrai camp de concentration à ciel ouvert. Des cadavres jonchant les rues, les hôpitaux aux capacités saturées, l’électricité et l’eau coupées, nous sommes face à un “Auschwitz” d’Afrique Centrale. Le monde n’avait-il pas déjà déclaré “plus jamais ça”

Outre le retrait de l’armée rwandaise des territoires occupés illégalement en RDC, le réseau d’affaires MAKUTANO, solidaire à toutes les victimes de ces agissements inhumains, appelle la Communauté Internationale et particulièrement l’Union européenne, la Grande Bretagne, les Etats-Unis d’Amérique, l’Union Africaine et les Nations-Unies à :

1. Condamner sans ambages le rôle néfaste que joue l’armée rwandaise (RDF) dans cetteénième guerre de la RDC, qui risque de se transformer en une nouvelle guerre internationale africaine ;

2. Déclarer un embargo total sur tous les minerais venant des zones de conflit de la RDC qui transitent par le Rwanda ;

3. Mettre sous embargo les ventes et livraison d’armes au Rwanda ;

4. Diligenter d’urgence une enquête sur les actes de barbaries, de crimes de guerre, crimes contre l’humanité perpétrés contre la population des provinces du Nord et du Sud Kivu en RDC dont les auteurs devraient être poursuivis et condamnés ;

5. Sanctionner individuellement tous les auteurs et commanditaires de ces actes décriés, geler tous leurs avoirs et décréter une interdiction de visas à leur encontre ;

Aux FARDC et ses alliés, le réseau d’affaires MAKUTANO vous assure de sa gratitude et de son soutien indéfectible pendant que sueurs et sang sortent de vos tripes pour la défense de tout un peuple reconnaissant. Au peuple congolais, le réseau d’affaires MAKUTANO encourage votre patriotisme, votre résilience, votre détermination et votre quête de maintien de l’unité nationale.

Exaucé Kaya

Sécurité

Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété

Published

on

L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.

L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.

Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.

L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.

L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.

L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.

Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.

Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.

Désiré Rex Owamba

Continue Reading