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Provinces

Butembo : Le député national Rémy Mukweso demande à la population du Nord-Kivu à se liguer derrière le nouveau gouverneur de province pour reconquérir la partie occupée par l’ennemi

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Le député national Rémy Mukweso demande à la population du Nord-Kivu à se liguer derrière le nouveau gouverneur de province pour reconquérir la partie occupée par l’ennemi. un appel lancé ce jeudi 30 janvier 2025, au sortir d’une rencontre que l’autorité provinciale, le général-major Kakule Somo Evaristel a eu avec toutes les couches sociales de la ville de Butembo.
Pour cet élu de Butembo, le nouveau chef de l’exécutif provincial a un défis énorme qui l’attend mais avec l’unité, avec le soutent de tous, il va le relever.

« La population nous a toujours demandé qu’on lève l’état de siège, avec le contexte actuel où la province est presque divisée en deux, nous devons nous liguer derrière ce gouverneur pour reconquérir la partie occupée par l’ennemi. C’est à cette manière là que nous allons réussir. Aujourd’hui, mettons les divergences à côté, que ça soit l’opposition, la majorité, la société civile ; mettons-nous ensemble pour en tout cas, barrer la route à l’ennemi et je profite de cette occasion pour appeler toute la population du Nord-Kivu dans son entièreté et de la RDC de nous liguer derrière ce général ici qui a un défis à relever, un défis énorme et nous pensons que c’est possible si nous nous mettons ensemble. Donc, bubolais, bubolaises, norkivuviens, norkivuviennes, ce gouverneur ici a besoin de notre soutien, certes que nous sommes à l’état de siège mais voici il n’a même pas de bureau, il n’a pas de gouvernement, donc il n’a que la population pour l’accompagner et récupérer les entités récupérées par l’ennemi, pourquoi pas d’ici quelques jours récupérer Goma. C’est possible si nous nous y mettons », a-t-il appelé.

Le meilleur élu de Butembo a par ailleurs, indiqué qu’au niveau du parlement, il va plaider au parlement pour qu’on dote au nouvel homme fort du Nord-Kivu des moyens nécessaires et bien accompagné.

« On doit lui doter de beaucoup de moyens. Nous allons vraiment plaider pour qu’il soit accompagné et je suis d’ailleurs heureux parce qu’on lui a remis le pouvoir de coordonner les opérations militaires, ce qui a manqué à d’autres gouverneurs, nous pensons qu’avec son intelligence, avec l’ expérience qu’il a, les valeurs qu’il a, il va user de tous ces éléments, ces ingrédients pour que cette fois, nous voyons la différence à la ligne de front et au lieu de reculer, nous allons plutôt continuer à libérer les entités une à une qui sont occupées par l’ennemi », a-t-il fait savoir.

Tous les soutiens sont importants pour gagner cette guerre, a conclu le député Rémy Mukweso.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

Provinces

« Le Haut-Uele ne peut pas supporter 30 ans de guerre » : Moïse Mahuka appelle les jeunes à rejeter les groupes armés

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Face aux inquiétudes grandissantes liées à la situation sécuritaire dans le nord-est de la République démocratique du Congo, Moïse Mahuka, leader d’opinion du territoire de Watsa, appelle la jeunesse du Haut-Uele à faire preuve de responsabilité en refusant toute collaboration avec les groupes armés qui tenteraient de s’implanter dans la province.

Dans une interview exclusive accordée à CongoProfond.net dans la soirée du mercredi 10 juin 2026, il a lancé un message fort à l’endroit des jeunes, les exhortant à ne jamais céder aux promesses financières des mouvements rebelles.
« La situation est complexe. Je demande aux habitants du Haut-Uele et particulièrement aux jeunes du territoire de Watsa de ne jamais intégrer un mouvement rebelle, quel que soit le montant d’argent qui pourrait leur être proposé », a déclaré Moïse Mahuka.

Pour lui, l’expérience douloureuse vécue dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu doit servir d’avertissement aux populations du Haut-Uele.
« Depuis 1996, les populations des Kivu vivent dans un contexte de guerre quasi permanent. Est-ce que le Haut-Uele sera capable de supporter trente années de conflit ? Nous devons réfléchir sérieusement à cette question », a-t-il souligné.

Selon ce leader d’opinion, la province du Haut-Uele ne dispose ni des infrastructures ni des capacités économiques suffisantes pour faire face à une crise sécuritaire prolongée. Il rappelle que de nombreuses familles dépendent du commerce avec les territoires voisins ainsi qu’avec l’Ouganda pour leur survie quotidienne.
« Notre province dépend largement des échanges avec l’Ituri, notamment les territoires d’Aru et de Mahagi, ainsi qu’avec la ville d’Arua en Ouganda. Peut-on raisonnablement accepter d’insécuriser une province qui peine déjà à garantir sa sécurité alimentaire ? », s’est-il interrogé.
Moïse Mahuka a également dénoncé toute implication éventuelle de jeunes du Haut-Uele dans les réseaux de soutien aux groupes armés.
« S’il y a des enfants du Haut-Uele ou de Watsa qui ont déjà intégré ces mouvements ou qui collaborent avec eux, ils doivent comprendre qu’ils travaillent contre les intérêts de leur propre peuple et compromettent l’avenir de leur province », a-t-il affirmé.

Évoquant la présence de réfugiés sud-soudanais sur le sol congolais, il a rappelé que l’insécurité contraint souvent les populations à abandonner leurs terres et leurs moyens de subsistance.
« Les réfugiés sud-soudanais sont en RDC parce qu’ils ont fui l’insécurité dans leur pays. Si demain la guerre s’installe chez nous, où irons-nous ? Qui nous accueillera au Soudan du Sud ? », a-t-il questionné.

Le leader d’opinion a par ailleurs attiré l’attention sur les défis auxquels fait face la jeunesse locale. Selon lui, la prolifération de certaines pratiques destructrices au fil des années a contribué à fragiliser une partie de la jeunesse, au détriment de son engagement citoyen et patriotique.
« Nous avons besoin d’une jeunesse responsable, consciente de ses devoirs envers la nation. Une jeunesse capable de défendre les valeurs de paix, de travail et de développement. Nous ne devons pas nous laisser entraîner dans des aventures qui ne produisent que souffrances et destructions », a-t-il insisté.

Pour Moïse Mahuka, la préservation de la paix demeure aujourd’hui la principale condition du développement du Haut-Uele. Il invite ainsi les jeunes à privilégier l’éducation, l’entrepreneuriat et le travail communautaire plutôt que les voies de la violence armée.
« Le Haut-Uele a besoin de paix pour se développer. Nous devons protéger notre province et préparer un avenir meilleur pour les générations futures », a-t-il conclu.

Junior kasamba/Congoprofond.net

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