Sécurité
Guerre dans l’Est : le M23/RDF accusé de nouveaux massacres de civils à Rutshuru
Le 28 décembre 2024, un convoi du M23/RDF a été pris dans une embuscade tendue par les combattants patriotes Wazalendo.
En représailles, le M23/RDF a tué 6 civils sur place et blessé plusieurs autres. Quelques jours plus tôt, le 25 décembre, deux civils revenant de leurs champs ont été tués près de Nyamilima, dans le groupement Binza.
Selon des sources locales, 24 civils ont été massacrés en deux semaines seulement dans ce territoire.
Les défenseurs des droits humains dénoncent ces attaques qui ciblent les populations vulnérables. Héritier Gashegu, défenseur des droits humains, souligne que ces massacres constituent une stratégie délibérée de terreur et de contrôle de la population.
D’où, il est nécessaire qu’une intervention urgente soit faite pour protéger les civils. Ensuite, une enquête indépendante pour documenter les violations des droits humains.
Ce cycle de violences souligne l’urgence d’une mobilisation régionale et internationale pour ramener la paix dans cette région meurtrie de la République démocratique du Congo.
Il convient de noter que la situation dans le territoire de Rutshuru, marqué par les violences perpétrées par le M23/RDF, reste préoccupante. Les récents massacres signalés, y compris ceux de Ngwenda et Nyamilima, mettent en évidence la recrudescence des attaques ciblant les civils non armés. Ces violences, qui semblent constituer un mode opératoire récurrent, sont une grave violation du droit international humanitaire.
Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété
L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.
L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.
Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.
L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.
L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.
L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.
Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.
Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.
Désiré Rex Owamba
