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Sécurité

Twirwaneho Makanika : Le poison mono-ethnique à Minembwe

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Dans un pays déjà meurtri par des décennies de conflits et de luttes de pouvoir, l’émergence du groupe armé Twirwaneho Makanika représente un nouveau chapitre tragique de la déstabilisation régionale. Ce groupe, soutenu par certains politiciens établis à Kinshasa selon Christophe Mboso aux ambitions douteuses et aux loyautés fluctuantes, n’est pas seulement un simple acteur de la violence.

Il incarne un poison mono-ethnique qui menace d’empoisonner les relations nationales et de plonger la région dans une spirale de chaos incontrôlable. La récente manœuvre de Twirwaneho Makanika pour s’approcher de l’aérodrome de Minembwe n’est pas qu’une simple opération militaire. C’est un acte délibéré de provocation, une tentative manifeste de contrôler et de perturber le trafic aérien.

C’est un acte ignoble d’une méchanceté gratuite, un symbole de la résistance aux règles communes et la façon cynique de saper l’espoir pour de nombreux habitants. Ce groupe ne se contente pas de brandir des armes. Il brandit une idéologie victimaire qui a fait ses preuves au Rwanda en 1994, qui divise le peuple, qui stigmatise, et qui, in fine, renforce les fractures ethniques au sein d’une société déjà fragilisée.

Le soutien dont bénéficie Twirwaneho Makanika de la part de certaines figures politiques influentes bien connues à Kinshasa soulève des questions cruciales sur les motivations derrière cette alliance. Est-ce une volonté de maintenir le statu quo de la violence pour des gains politiques à court terme, ou s’agit-il d’une manœuvre calculée pour déstabiliser davantage une région riche en ressources mais pauvre en paix ?

Quoiqu’il en soit, cette complicité est une trahison envers les populations qui aspirent à la paix et à la coexistence harmonieuse. La loyauté douteuse de ce groupe armé ne fait qu’accentuer la méfiance qui règne déjà entre les différentes communautés. En se présentant comme les défenseurs d’une ethnie au détriment des autres, Twirwaneho Makanika ne fait que raviver les tensions, créant un climat de peur et d’instabilité.

Les discours enflammés de leurs leaders, souvent teintés de nationalisme ethnique, sont des appels à la violence qui résonnent dangereusement dans un contexte où chaque mot peut inciter à un déferlement de haine. Il est temps que la communauté internationale prenne conscience de cette menace grandissante. L’inaction face à la montée de groupes armés comme Twirwaneho Makanika n’est pas une option.

La passivité ne fait qu’encourager ces acteurs néfastes à poursuivre leurs plans destructeurs. Il est impératif d’imposer des sanctions contre ceux qui soutiennent ce groupe, qu’ils soient politiques ou militaires, et de renforcer les efforts pour stabiliser la région de Minembwe. Twirwaneho Makanika n’est pas seulement un groupe armé. C’est le cheval de Troie du Rwanda et de l’Ouganda.

C’est un symbole des échecs collectifs de la gouvernance, de la politique et de la société. Leur présence à Minembwe est un appel urgent à l’action, un cri de désespoir d’un peuple fatigué de la guerre et de la division. Ne laissons pas cet élan vers le chaos se poursuivre. Il est temps de se lever et de défendre la paix, l’unité et l’humanité au-delà des ethnies.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Sécurité

Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété

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L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.

L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.

Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.

L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.

L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.

L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.

Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.

Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.

Désiré Rex Owamba

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