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FONAREV : 11% des redevances minières contribuent au financement pour la réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits 

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Le Fonds National de Réparation des Victimes des Violences sexuelles liées aux conflits et des Crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV), bénéficie de 11% des redevances minières de la République Démocratique du Congo, pour financer ses activités consistant à apporter un accompagnement judiciaire et des réparations aux victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des Crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité.

Cette information a été livrée à la presse, par le Directeur Général de cet Etablissement public, Lucien Lundula Lolatui, le lundi 27 novembre 2023, à l’occasion du lancement du 1er Forum National sur l’identification des victimes, la procédure de réparation individuelle et le partenariat avec l’écosystème, à l’Hôtel Hilton à Kinshasa-Gombe, auquel ont pris part plusieurs personnalités politiques et scientifiques, ainsi que les représentants des victimes, des agences du système des Nations Unies, des organismes internationaux et des organisations de défense des Droits de l’Homme.

En effet, répondant à une question qui lui a été posée sur les moyens financiers dont dispose le FONAREV en vue de mener ses activités, le Directeur Général a parlé de quinze sources de financement dont les redevances minières nationales.

 « La problématique de financement des activités de réparation  constitue la toute première préoccupation des victimes, lors de l’itinérance que nous avons réalisée, au mois de septembre, dans les cinq provinces pilotes. Des échanges que nous avons eus avec les victimes, toutes s’étaient interrogées sur cette question-là », a-t-il déclaré devant la presse. 

Et d’ajouter : « Comme vous le savez, le législateur et selon la volonté du Chef de l’Etat, a doté le FONAREV de quinze sources de financement, notamment notre part du budget à travers le Ministère de tutelle, qui s’élève à 500.000 USD et ce n’est pas avec ce montant qu’on va réparer près de 7% de la population de la RDC, qui seraient victimes selon le rapport Mapping ». 

Aussi, a-t-il poursuivi : « En dehors de ce montant budgétaire, il y a 2,5% des assurances à travers le pays. Nous avons également les redevances minières et là maintenant c’est le 1er Ministre qui signe un Décret qui octroie près de 11% des redevances minières de la RDC, du fait que tous les crimes et toutes les guerres que nous avons connus au pays, ont comme origine la gestion de nos ressources minières. Il a donc été décidé par le législateur et ce, par la volonté du Chef de l’Etat, que ce montant qui est énorme, puisse finalement servir de base comme montant stable, pour pouvoir nous aider à mener des opérations de réparation auprès des victimes, des réparations aussi bien individuelles que collectives ». 

S’agissant particulièrement de ce 1er Forum National qui se tient à Kinshasa du lundi 27 au mercredi 29 novembre 2023 et organisé par le FONAREV, le Directeur Général a circonscrit son cadre et en a donné les attentes, en soulignant ce qui suit : « Nous nous réunissons ici dans le cadre du Forum National sur l’identification des victimes et la procédure de collaboration entre le FONAREV et l’écosystème, en vue de réfléchir ensemble, sur des voies et moyens qui nous conduirons à réaliser nos premières réparations ».

« S’agissant précisément de ces victimes, qui sont-elles ? Combien sont-elles ? Où vivent-elles ? Comment les atteindre et les étudier ? Le Forum National que FONAREV organise aujourd’hui, va donc répondre à toutes ces questions », a-t-il ajouté. 

De leur côté, le représentant des victimes de Bundu dia Kongo, monsieur Mbumba et le Coordonnateur de la Commission Nationale de Droits de l’Homme du Haut-Katanga, monsieur Kongolo, qui ont aussi pris la parole au cours de cette cérémonie d’ouverture, ont présenté leurs attentes pour ces assises et ont plaidé en faveur d’une réparation juste des victimes. 

Après une pause-repas, les travaux se sont poursuivis en commissions, réparties en trois, à savoir : la commission sur la méthodologie d’identification des victimes, la commission sur la procédure de l’identification de l’écosystème et enfin celle sur la stratégie de communication lors de l’identification.

En guise de conclusion, rappelons qu’au terme des échanges, le FONAREV espère disposer d’un document normatif qui lui permettra de remplir correctement sa mission, celle de remettre les victimes dans leurs droits. Pour ce faire, il a près de 15 sources de financement dont 11% des redevances minières nationales.

Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET.

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Affaire Rebo Tchulo : Un militaire livre un témoignage troublant devant la justice

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Le procès impliquant l’artiste congolaise Rebo Tchulo a connu un nouveau développement avec l’audition d’un militaire cité dans cette affaire. Devant le tribunal militaire, ce dernier a apporté sa version des faits, dans une procédure qui continue de susciter un vif intérêt de l’opinion publique.

Cette nouvelle étape judiciaire intervient alors que plusieurs témoins sont appelés à éclairer les circonstances des événements faisant l’objet des poursuites.

Un témoignage scruté par le tribunal

À la barre, le militaire a été interrogé sur son implication présumée et sur les relations qu’il entretenait avec les différents protagonistes du dossier. Son témoignage, parfois marqué par des zones d’ombre et des précisions apportées aux questions des juges, a retenu l’attention des parties au procès.

Les débats ont notamment porté sur les faits reprochés et sur le rôle qu’aurait joué chacun des acteurs cités dans cette affaire.

Une procédure qui suit son cours

La comparution de ce témoin s’inscrit dans la phase d’instruction du procès, où le tribunal cherche à établir les responsabilités éventuelles de chaque personne impliquée. Les avocats de la défense comme ceux des parties concernées ont eu l’occasion de poser leurs questions afin de confronter les différentes versions.

Les audiences devraient se poursuivre avec d’autres témoignages et la production d’éléments susceptibles d’éclairer davantage les juges.

Une affaire très suivie

Depuis son ouverture, le dossier Rebo Tchulo attire une forte attention médiatique et suscite de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux et dans l’opinion publique. Toutefois, conformément aux principes de la justice, les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une décision judiciaire définitive.

Le tribunal poursuivra l’examen du dossier lors des prochaines audiences avant de se prononcer sur les faits qui lui sont soumis.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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