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Politique

83ème prorogation de l’état de siège : L’expertise du Rapporteur Jacques Djoli appréciée par les députés élus de l’Est

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« Le bilan comparatif fait ressortir qu’il y a plus des groupes armés qui se sont créés qu’avant l’état de siège, qu’il y a plus des morts qu’avant (plus de 500%), qu’il y a plus des déplacements massifs de la population qu’avant (plus de 1.000%), qu’il y a plus des destructions qu’avant (plus de 800%). La plupart des axes routiers sont bloqués parce que les groupes armés pullulent partout. Il n’y a pas eu un centimètre du territoire récupéré pendant l’état de siège. », a révélé un député national de la province de l’Ituri au cours de la séance plénière du lundi 7 octobre 2024 en rapport avec la prorogation de l’état de siège dans cette partie du territoire national.

Cependant, ce même élu du peuple ainsi que certains autres intervenants du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ont mis en exergue la maîtrise parfaite de cette question, l’expertise avérée relativement à l’évaluation de l’état de siège de leur collègue député national et actuel Rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli Eseng’Ekeli. A l’époque (législature passée), celui-ci portait la casquette de Premier vice-président de la commission permanente défense et sécurité.

«Avec des experts militaires, de la police et du renseignement, les ministères des Finances, du Budget, de la Justice, de l’Intérieur et de la Défense, il avait été constaté que l’état de siège ne convenait pas pour restaurer la paix dans la partie Est de la RDC. Un rapport avait été produit le 29 septembre 2021. Ce même jour à 22 heures 12, une résolution avait été votée au parlement pour que l’état de siège soit levé avant la 10ème prorogation. », a indiqué l’un des orateurs ressortissants des trois provinces frappées de plein fouet par la guerre d’agression rwando-ougandaise.

Autrement dit, si le magnifique travail fait en 2021 par l’élu du peuple Jacques Djoli et compagnie n’avait pas été mis en veilleuse, le pays serait épargné du bilan négatif ou du tableau très sombre brossé ci-haut à propos de l’état de siège qui, au fil du temps, est devenu source d’enrichissement illicite, de détournements de fonds (plusieurs millions de dollars) suite à l’affairisme au sein de l’armée. Le Président Félix Tshisekedi avait lui-même fustigé cet affairisme. La grande évaluation demandée par tous, y compris le Speaker de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe, peut donc se servir de ce rapport du 29 septembre 2021 comme document de base dont le principal auteur siège au sein du Bureau de cette nouvelle législature. Il n’y a donc pas lieur d’y aller par quatre chemins pour présenter au Commandant suprême une résolution quant à la levée de l’état de siège d’ici la 84ème prorogation.

L’un des élus de la partie Est du pays a rappelé que Jacques Djoli, un ancien militaire bien formé, avait effectué plusieurs missions sur le théâtre des opérations afin de palper du doigt le drame vécu quotidiennement par des nombreux compatriotes. Depuis lors, la situation s’est dégradée davantage. Il est évident que les principaux objectifs de la proclamation de l’état de siège dans le Nord-Kivu et l’Ituri n’ont pas été atteints, à savoir : mettre fin à l’insécurité dans toute la partie Est de notre pays pour que les populations vivent en paix ; recouvrer l’intégrité territoriale de la RDC. Les décideurs auraient dû prêter une oreille attentive à la commission d’enquête dont l’honorable Djoli fut l’un des acteurs majeurs afin d’épargner au pays la perte de temps, la perte d’argent, l’accroissement du nombre des groupes armés, et surtout, des nombreuses pertes en vies humaines. Le pire allait être évité. Quant à sa casquette scientifique,, Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’est pas seulement, Constitutionaliste.

Cette tête bien faite est allé encore plus loin. Dans le cadre de sa formation, il a décroché un diplôme d’études supérieures spécialisées en questions stratégiques et politiques de défense à l’Université de Paris XIII Villetaneuse. Il fut aussi Professeur du Cours d’analyse stratégique et planification à l’Académie diplomatique du ministère des Affaires Etrangères ; Directeur à la Chaire Unesco Chef de département : prévention des conflits et bonne gouvernance. Il a également fait ses preuves aux côtés du brillantissime Général Likulia Bolongo (ancien Premier ministre), d’heureuse mémoire.

Avec un tel parcours élogieux, il est donc un personnage qui maîtrise parfaitement les questions de défense et sécurité telle que l’état de siège. Aussi, faudra-t-il que le député national élu du territoire de Boende Jacques Djoli soit au cœur de l’évaluation globale de l’état de siège qui fait couler beaucoup d’encres et de salives au sein de la représentation nationale. Ce n’est pas en vain que des députés nationaux de l’Est de la RD Congo ont vanté l’expertise de ce digne fils du pays lors de la séance plénière présidée avec maestria par « Mwalimu » Vital Kamerhe, lui-même ressortissant de cette partie du pays. Vivement le retour de la paix en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.

James Mpunga Yende de la CellCom / Rapporteur Assemblée Nationale

Actualité

Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »

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Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.

À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.

« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.

Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».

Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.

Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

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