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EPST : Tony Muaba Kazadi interdit l’organisation de collation des grades au cycle maternel
Le Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, Tony Muaba Kazadi, vient d’interdire l’organisation des cérémonies de collation des grades à la fin du cycle maternel.
En effet, à travers sa note circulaire N°MINESPT/ CABMIN/002/2023 du 08 juillet 2023, adressée aux responsables et à tous les cadres nationaux, provinciaux, sous-provinciaux et locaux de son Ministère et la copie est parvenue à notre rédaction, Tony Muaba Kazadi souligne ce qui suit :
» Il s’observe à la clôture de chaque année scolaire, l’organisation de la cérémonie de collation des grades en faveur des finalistes du cycle maternel, cérémonie pourtant réservée exclusivement aux récipiendaires du niveau supérieur et universitaire « .
Et d’ajouter : » il sied de préciser que cette pratique va à l’encontre des instructions en vigueur et elle est à la base de plusieurs incidents et conséquences incalculables. De ce fait, j’interdis aux Chefs d’établissements l’organisation de la cérémonie susnommée « .
Cependant, les avis sont partagés du côté des parents d’élèves interrogés par la rédaction de CONGOPROFOND. NET.
D’un côté, se trouvent ceux qui soutiennent que la décision du Ministre vaut son pesant d’or, et d’un autre côté, se rangent ceux qui pensent que cette interdiction est une restriction des libertés.
Pour sa part, monsieur Ramazani, habitant de la commune de Kasa-Vubu et titeur d’un enfant finaliste du cycle maternel, estime que la cérémonie de collation permet à l’enfant de se rendre réellement compte qu’il a terminé son cycle maternel.
Aussi, a-t-il ajouté : » Au-delà de tout, c’est quand- même un évènement heureux qui survient en famille et l’Etat ne doit pas restreindre notre liberté de manisfeter notre joie « .
Par contre, madame Tshama, habitant la commune de Ngiri-Ngiri et parent d’élève du cycle maternel aussi, soutient la décision du Ministre et trouve qu’elle est salutaire, vu le dérapage qui résulte de ces cérémonies.
» Je suis parent d’un enfant qui a terminé son cycle maternel, mais je n’ai pas organisé une fête à cette occasion pour les abus qui s’en suivent. Les écoles doivent se soumettre à cette instruction de l’autorité, en se limitant à la proclamation des résultats, car ces cérémonies donnent lieu aux antivaleurs « .
Par ailleurs, la pratique de la collation au niveau du cycle maternel, soutiennent certains observateurs, devrait être interdite, car c’est l’apanage de l’Enseignement Supérieur et Universitaire.
Cependant, il est tout à fait regrettable de constater que même de centre de formation professionnelle ( Mécanique, Coupe-Couture, Esthétique, Hôtellerie, etc. ) procède abusivement à ladite cérémonie et cela prend des allures inquiétantes.
Pour quelles donc les organisateurs s’en tiennent à cette pratique ? La réponse à cette question simple : c’est d’abord l’appât de gain. La collation des grades, au niveau maternel, est d’abord une activité lucrative, car conditionnée par le payement des frais et/ou par l’achat d’uniforme ( boubous, pagnes, tee-shirt, etc.)
En outre, en dehors de l’appât du gain, il y a l’émulation entre les établissements scolaires. Chaque école, à travers cette activité, cherche à assurer sa publicité et sa visibilité pour gagner la confiance des parents et ce, en vue d’augmenter et de conserver ses effectifs.
Un autre élément qui s’ajoute, à l’accentuation des collations des grades au niveau de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, notamment au cycle maternel, est la naïveté ou la complicité des parents. Beaucoup de parents d’élèves ne savent pas dire non et accompagnent les écoles, en se soumettant sentimentalement à leurs exigences quant à ce.
Somme toute, mieux vaut tard que jamais. Si bien que le Ministre vient de se prononcer en retard, c.à.d après la clôture de l’année scolaire et après que ces cérémonies avaient déjà été organisées pour la clôture de l’année scolaire 2022-2023, les écoles maternelles doivent se soumettre à cette instruction, à la clôture de l’année scolaire 2023-2024.
Bref, le Ministre ferait mieux de marteler, sur cette question, à la veille de la clôture de l’année scolaire prochaine, au cours de ses séances de moralisation et de réarmement moral des chefs d’établissements.
Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET.
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Lubumbashi : 5 présumés criminels interpellés, dont 2 femmes
La Police nationale congolaise (PNC) du Haut-Katanga a présenté, lundi 8 juin, 5 présumés criminels, dont 2 femmes, arrêtés par le Groupe de recherche et d’investigation criminelle (GRIC) à Lubumbashi.
Les suspects ont été présentés au commissaire provincial adjoint chargé de la police administrative, le colonel Bale Agwaki John, à l’occasion de la parade hebdomadaire de la police.
Selon le commandant du GRIC, le colonel Simplice Tshikala, ces personnes seraient impliquées dans un réseau de détention et de vente illégale d’armes et de munitions.
« Depuis un moment, nous avons appris qu’il y a des bandes organisées qui se ravitaillent à travers nos camps militaires en armes et en munitions. Nous avons déployé nos sources et nous avons arrêté Etomale Mbat, un voleur à main armée extrêmement dangereux. Sur lui, nous avons trouvé 1 300 munitions, un revolver ainsi que deux chargeurs garnis », a déclaré le colonel Tshikala.
La police affirme également avoir arrêté deux autres suspects qui tentaient de vendre des armes à feu. Après leur interpellation, ces derniers auraient conduit les enquêteurs dans une maison où étaient dissimulées d’importantes quantités de munitions.
Au total, plus de 2 850 munitions de calibre 7,62 mm, plusieurs chargeurs garnis destinés aux fusils AK-47 ainsi qu’un revolver de calibre 9 mm ont été saisis.
Par ailleurs, deux policiers accusés d’avoir extorqué 1 820 dollars américains à des habitants du quartier Bel-Air 2, dans la commune de Kampemba, ont également été présentés à l’autorité policière provinciale.
« Ce sont des personnes capables de déstabiliser la paix et la tranquillité publiques », a insisté le commandant du GRIC, précisant que les enquêtes se poursuivent afin d’identifier l’origine de ces effets militaires et les réseaux impliqués.
Le colonel Bale Agwaki John a, de son côté, salué le professionnalisme des éléments du GRIC dans la lutte contre la criminalité et appelé les unités de police à renforcer les opérations de sécurisation de la population et de ses biens.
Les suspects civils ainsi que les 2 policiers ont été transférés devant les juridictions compétentes pour la suite de la procédure.
Patient M.MBY/CONGOPROFOND.NET
