Politique
20 ans du Protocole de Maputo : Un engagement essentiel pour les droits des femmes réfugiées
Maputo, le 12 juillet 2023 – Cette année marque le 20e anniversaire du Protocole de Maputo, un accord historique qui a joué un rôle crucial dans la promotion et la protection des droits des femmes en Afrique. Adopté le 11 juillet 2003 par l’Union africaine, le Protocole de Maputo est un instrument juridiquement contraignant qui a renforcé les droits des femmes dans tous les domaines de la vie, y compris les femmes réfugiées qui sont souvent parmi les plus vulnérables.
Le Protocole de Maputo a été conçu pour combler les lacunes existantes dans les traités internationaux et régionaux en matière de droits des femmes en Afrique. Il a établi un cadre juridique complet pour garantir l’égalité entre les sexes, la non-discrimination, la participation politique, l’accès à la justice, la santé sexuelle et reproductive, ainsi que la protection contre la violence à l’égard des femmes. Ce protocole visionnaire a également reconnu les droits spécifiques des femmes réfugiées, qui font face à des défis uniques et à des violations systématiques de leurs droits fondamentaux.
Les femmes réfugiées sont souvent contraintes de fuir leur pays d’origine en raison de conflits armés, de persécutions, de violences sexuelles ou de catastrophes naturelles. Elles se retrouvent dans des situations de vulnérabilité accrue, exposées à la violence, à l’exploitation et à la discrimination. Le Protocole de Maputo reconnaît ces réalités et s’engage à protéger les droits fondamentaux des femmes réfugiées, notamment leur droit à la vie, à la dignité, à la liberté et à la sécurité.
En vertu du Protocole de Maputo, les États parties se sont engagés à prendre des mesures concrètes pour garantir la protection des femmes réfugiées. Cela comprend la mise en place de politiques et de mécanismes juridiques appropriés pour prévenir la violence à leur égard, ainsi que pour enquêter, poursuivre et punir les auteurs de ces violences. Les États parties sont également tenus de fournir un accès égal aux services de santé, y compris les soins de santé sexuelle et reproductive, ainsi qu’à l’éducation et à des moyens de subsistance durables.
Malgré ces engagements, les femmes réfugiées continuent de faire face à de nombreux défis. Les violences sexuelles et basées sur le genre restent une réalité alarmante dans les situations de conflit et de déplacement, et l’accès aux services essentiels reste souvent limité. Il est donc impératif que les États parties intensifient leurs efforts pour mettre en œuvre pleinement les dispositions du Protocole de Maputo et pour soutenir les femmes réfugiées dans leur quête de sécurité, de justice et d’autonomisation.
Dans cette optique, l’Union Africaine a appelé les 11 États qui n’ont pas encore ratifié le Protocole de Maputo à le faire, soulignant l’importance de son adoption universelle. De plus, l’Union Africaine a exhorté les 44 États signataires à accélérer l’implémentation du protocole afin de renforcer la protection des droits des femmes réfugiées en Afrique.
Alors que nous célébrons le 20e anniversaire du Protocole de Maputo, il est important de reconnaître les progrès réalisés, mais aussi de souligner l’urgence d’agir davantage. Les femmes réfugiées méritent d’être protégées et soutenues, et elles doivent être incluses dans tous les processus de prise de décision qui les concernent. En collaborant avec les organisations de la société civile, les acteurs humanitaires et les partenaires internationaux, nous pouvons travailler ensemble pour bâtir un avenir où les droits des femmes réfugiées sont pleinement respectés et où leur potentiel est pleinement réalisé.
Le Protocole de Maputo a jeté les bases d’une transformation positive en faveur des femmes réfugiées, mais il reste encore beaucoup à faire. En cet anniversaire important, réaffirmons notre engagement à lutter pour les droits des femmes réfugiées et à créer un monde plus équitable et plus inclusif pour tous. En unissant nos forces, nous pouvons créer un monde où les droits fondamentaux de toutes les femmes, y compris les femmes réfugiées, sont pleinement respectés et protégés. Les États parties doivent intensifier leurs efforts pour mettre en œuvre pleinement les dispositions du Protocole de Maputo, garantissant ainsi la protection et l’autonomisation des femmes réfugiées en Afrique.
Par Claudine N. I, @infoclaudia85
Politique
« Que les parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
« Que les Parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « Révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
À deux jours de la marche annoncée par l’opposition pour barrer la route à la révision ou changement de la constitution, Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), a pris position ce lundi 1er juin 2026. Dans une déclaration ferme, il rappelle la priorité du moment : l’unité nationale.
« Je respecte le droit de chacun à exprimer ses opinions et à manifester pacifiquement. Cependant, dans le contexte actuel d’agression que traverse notre pays, je considère que la priorité nationale devrait être l’unité, la défense de notre souveraineté et le soutien à nos forces engagées pour protéger l’intégrité du territoire », a déclaré Andy Bemba.
Le président de Nouvelle Pensée estime que si les débats politiques sont légitimes, ils ne doivent pas faire perdre de vue l’essentiel. « Les débats politiques sont légitimes, mais ils ne devraient pas détourner notre attention de l’enjeu fondamental qui est la préservation de la nation. »
Cette sortie intervient alors que l’opposant Martin Fayulu Madidi a appelé à une journée morte ce mercredi 3 juin 2026. « Nous demandons aux parents d’élèves de garder les enfants à la maison et de n’aller eux-mêmes ni au travail ni au marché, pour prouver à Félix Tshisekedi que le peuple n’est pas d’accord avec son projet », a lancé le leader de l’ECiDé, afin de faire pression contre tout projet de révision ou de changement de la Constitution.
Face à cet appel, Andy Bemba plaide pour la continuité de la vie sociale : « Laissons le peuple et nos enfants vaquer librement à leurs activités quotidiennes. Ils sont notre avenir, l’avenir de cette nation. ».
La marche du 3 juin s’inscrit dans un climat politique tendu, marqué par la fracture entre partisans et opposants à la modification de la loi fondamentale congolaise. Pour NP, l’heure n’est pas à la division mais au sursaut patriotique.
Blaise ABITA ETAMBE
