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Actualité

6ème Expo Béton : Les « 5 Piliers pour rebâtir Kinshasa Horizon 2036 » présentés à F. Tshisekedi

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Le Chef de l’État a pris part, ce mercredi 30 novembre 2022, à la cérémonie du lancement de la sixième édition du salon de réflexion sur la construction et les infrastructures dénommé “EXPO BETON ” en la salle de spectacle du Palais du peuple, à Kinshasa.

Organisée par les sénateurs de la ville de Kinshasa, du 30 novembre au 3 décembre 2022, cette édition se penche essentiellement sur le salon de la construction et des infrastructures en République démocratique du Congo avec comme thème : “5 Piliers pour rebâtir Kinshasa Horizon 2036 vus par les Sénateurs de la ville de Kinshasa”.

L’objectif est d’achever les réflexions entamées lors de la 5ème édition sur le statut de Kinshasa comme province et pas seulement comme ville et de poursuivre ces mêmes réflexions sur la politique de modernisation de la capitale.

Jean Bamanisa, président du Comité d’organisation de ce forum, a d’entrée de jeu fait savoir qu’en 2050, Kinshasa sera l’une des villes les plus peuplées de l’Afrique. Cependant, la ville fait face à a des problèmes, notamment une juxtaposition ou superposition qui ne permet pas sa bonne gestion, en tant que capitale et siège administratif; Des bouchons désastreux qui se vivent au quotidien dû non seulement à l’incivisme des conducteurs, mais également aux infrastructures qui ne répondent pas à sa croissance démographique; La superposition des régies financières nationale et provinciale; etc.

Gentiny Ngobila, le second à prendre parole, a fustigé le fait que la ville soit exclu du processus d’acquisition des terres. Pour le gouverneur, le désordre foncier que l’on constate dans la ville est l’œuvre de l’exécutif national ou du gouvernement de la République à travers le Ministère des Affaires Foncières. Il souhaite qu’on puisse revoir cet état de chose pour l’implication de la ville dans le foncier.
 » Les érosions, inondations, le refoulement des eaux des rivières et du fleuve sont là les conséquence de l’occupation anarchique des terres telle que pratiquée par le Ministère des Affaires Foncières », a-t-il appuyé, avant de suggérer l’instauration des cartes de santé et la création de petites sociétés de sous-traitance dans des quartiers de la ville pour traiter des ordures ménagères. « Cela fera de ces kulunas des petits boss dans le quartier ainsi donc, ils pourront abandonner leur sale besogne pour faire le business utile pour leur survie… », a-t-il préconisé.

Puis vint Didier Mumengi, président du caucus des sénateurs de la ville de Kinshasa, qui a rappelé toutes les recommandations de leurs vacances parlementaires et fait quelques propositions pour faire de Kinshasa à l’horizon 2036, une ville où il fera beau vivre. Enfin, il a émis l’idée de rassembler au cour d’un grand forum tous les spécialistes de la matière pour rédiger un Master-plan 2036 car, à cette année, Kinshasa totalisera 70 ans.

Faisant constater que l’une des causes des embouteillages est la concentration de meilleures écoles de la capitale à Gombe, il propose que les promoteurs de ces écoles étendent leurs œuvres dans toutes les communes et que les inscriptions se fassent en tenant compte de lieu de résidence des enfants. Cela réduirait sensiblement ces embouteillages.

Le sénateur prône également l’instauration de péage aux portes de la Gombe pour décourager l’usage des véhicules individuels; installer le système de parking payant; mettre fin au monocentrisme de la ville ; faire de la Fikin centre-ville de Kin à cause de sa position géo-stratégique au cœur de Kinshasa ; la dématérialisation d’accès au carburant ; l’utilisation du transport fluvial avec des bateaux-taxis, bateaux-bus, etc.  » Notre institution a dépassé l’étape de constatation, de dénonciation. Il faut maintenant agir et plus vite sur fond des études sérieuses… », a-t-il martelé.

Avant de déclarer ouverts les travaux du 6è forum d’Expo Béton, le président du Sénat, Bahati Lukwebo, dernier à prendre la parole, a affirmé que l’apport de chaque institution, des citoyens sont requis pour revêtir Kinshasa de sa plus belle robe d’antan. Il recommande la prise en compte des différents plans d’aménagement datant des anciennes époques jusqu’à ce jour.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Politique

États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito

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L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.

Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.

Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?

Junior Kasamba

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