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59 ans du Congo/Brazza : Sassou invite ses compatriotes à privilégier le travail pour mobiliser les richesses

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Le chef de l’Etat congolais a mis l’accent sur le travail, une des valeurs de la République, autant qu’il a martelé sur la volonté du Congo d’arrimer son développement à la lutte pour la préservation de l’environnement.

Dans un message de près de 20 minutes, Denis Sassou N’Guesso s’est félicité des festivités du 59ème anniversaire de l’indépendance nationale.

En perspective du 60ème anniversaire de son pays, le président de la République a invité à une réflexion qui, pour lui, s’impose afin que « ce référentiel des 60 ans d’indépendance soit célébré dans la dignité, au rythme de la relance de notre économie et au profit du mieux-être collectif », a rapporté le media ALWIHDAINFO.COM.

La conclusion de l’accord entre le Congo et le FMI a également occupé une place de choix dans le message du chef de l’Etat, pour qui, ce programme triennal de réformes vise à améliorer la situation financière de l’économie congolaise. Il s’agit d’un objectif dont l’atteinte n’est pas une finalité, mais un nouvel appel à la mobilisation et à un engament sans faille, a-t-il martelé.

Denis Sassou N’Guesso attribue aussi l’issue heureuse des négociations entre le Congo le FMI au comportement louable de ses concitoyens dont il a salué le sens élevé de patriotisme et de responsabilité et l’adhésion au processus engagé.

Par ailleurs, le chef de l’Etat a pris acte de l’annonce relative à la découverte des hydrocarbures dans le département de la Cuvette, en exprimant sa confiance dans le permis Ngoki qui pourrait rendre possible la mise en valeur du gisement ainsi découvert, à la périphérie des zones humides, sans pour autant enfreindre l’obligation de protéger les tourbières localisées dans ces zones.

Mais le président congolais a, également, attiré l’attention de ses compatriotes sur le fait que « l’issue fructueuse du processus d’exploration pétrolière » ne devrait pas détourner leur attention sur leur principal axe d’effort qui est la diversification de leur économie. Pour lui, en effet, l’économie congolaise « s’inscrira durablement dans l’axe d’une croissance soutenue et du développement ».

La mise en place des zones économiques spéciales tirera tout son intérêt de la revitalisation espérés des secteurs productifs, tels les mines, la forêt, l’agriculture, l’industrie, le tourisme et le numérique, a poursuivi Denis Sassou N’Guesso.

Il a annoncé deux rendez-vous internationaux que le Congo va accueillir courant 2019. Il s’agit de la 5ème édition du forum « Investir en Afrique » qui constitue, a-t-il dit, « un grand moment de réflexion sur la coopération sino-africaine » et de la tenue imminente à Brazzaville de la 69ème session du comité régional de l’OMS.

Le chef de l’Etat a remercié le peuple congolais pour son élan de cœur et de raison, « sans lequel les avancées actuelles n’auraient guère été réalisées ».

Pour lui, « la multiplication des signaux cumulatifs et rassurants légitime, à juste titre, notre appel renouvelé à l’espérance et à l’optimisme, au bénéfice du Congo Éternel ». Aussi, a-t-il renouvelé ses orientations sur la consolidation de la paix, la stabilité des institutions, le renforcement de la gouvernance, la diversification de l’économie, le bon voisinage et la coopération au service du développement.

CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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