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57e anniversaire du Barreau de Kinshasa/Gombe : l’UJA dévoile ses finalistes, cap sur la finale

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La phase de demi-finale du concours de plaidoirie organisé par l’Union des Jeunes Avocats du Barreau de Kinshasa/Gombe s’est tenue ce jeudi 03 juillet 20205. Deux équipes de trois plaideurs chacune se sont qualifiées pour la finale. Contrairement au tour préliminaire au cours duquel, les prestations se sont faites de manière individuelle, la demi-finale a vu les douze candidats qualifiés, constitués quatre équipes de trois pour deux face à face.

Le premier battle a opposé l’équipe de Maître Richard Bondo à celle de Maître Blaise Lunda autour du sujet : ‘’Les cliniques de fécondation in vitro ; est-ce la législation de la commercialisation de la vie ?’’

Le second a opposé les équipes de Maître Patrick Lelu Nawej et de Maître Camille Yuma Kamili sur la question de ‘’ La démocratie en Afrique noire. Est-ce concevable ?’’

A l’arrivée, ce sont les équipes de Maître Blaise Lunda et celle de Maître Camille Yuma qui ont décroché leurs tickets pour la finale avec 63,5% et 71,5% contre 61,97% et 67,17% pour leurs adversaires respectives.

Une panoplie de plaidoiries qui allient parfaitement l’éloquence, la diction et la connaissance des matières. De quoi enchanter les membres du jury en dépit de quelques observations :

« J’ai été particulièrement surpris mais de manière agréable par le niveau des candidats et la qualité des avocats qui ont compéti, je ne m’y attendais pas. Très souvent on se dit toujours que les jeunes n’ont pas de qualité, n’ont pas de niveau mais, j’étais agréablement surpris par la qualité et les compétences et le niveau des candidats », a dit Me. Gervais-Serge Nyembwe Mulumba.

En outre, il s’est montré très fier que le comité Kakura reprenne cette vielle et bonne habitude :

« Je félicite le comité actuel de l’Union des Jeunes Avocats du Barreau de Kinshasa/Gombe particulièrement, son Président, Me. Jean-Claude Kakura… j’apprécie l’initiative je l’encourage lui et tout son comité à continuer sur cette lancée parce que, cette tradition est une tradition séculaire qu’il ne pouvait pas être interrompu. Le fait pour le comité d’avoir repris avec les bonnes et vieilles habitudes c’est quelque chose qui nous plaît énormément », a-t-il renchéri.

A titre individuel, Me. Ketsia Ajebo a été désignée meilleure joueuse de la demi-finale ; elle résume le secret sa réussite par la détermination.

 

 

« La coordination et aussi la volonté de vouloir faire mieux, c’est ça le secret. Les préparations montrent si vous allez arriver ou pas. Je crois qu’avec l’équipe et le coach qui nous a vraiment aidé, c’était normal qu’on aille en finale », a-t-elle indiqué rappelant par ailleurs que le fait pour leur coach de leur faire ‘’confiance’’ individuellement et en équipe a beaucoup contribué à ce résultat

Seule femme avocate à prendre part à ce concours, Ketsia Ajebo appelle cependant ses confrères femmes à bien vouloir se mesurer. «…Je leur demanderai d’y aller surtout en matière de plaidoirie parce que, c’est même l’âme de l’avocat et qu’en matière de toge, il n’y a pas de sexe. Donc on est tous avocats et qu’il faudrait y aller. »

Du point de vue organisationnel, le concours de plaidoirie s’avère déjà une réussite à ce state de la compétition en dépit du temps imparti se satisfait le Président de l’Union des Jeunes Avocats du Barreau de Kinshasa/Gombe :

« Je suis un homme heureux, un président heureux ; parce que nous avions promis au confrère qu’ils allaient bénéficier d’un encadrement des avocats de plus de 20 ans connus leur qualité de bon plaideur. En moins d’une semaine d’encadrement, vous avez vu ce que cela a donné. Une qualité vraiment élevée, les deux équipes arrivées en finale ont un niveau élevé et nous pourrons voir le meilleur candidat représenter notre Barreau au concours de la Conférence Internationale des Barreaux de tradition commune qui se tiendra à Lomé à la fin de l’année », dit Me. Jean-Claude Kakura.

La qualité de l’organisation est aussi saluée par le Réseau des Unions et Associations des Jeunes Avocats des Barreaux d’Afrique Centrale, (RUBAC) qui met en exergue le dynamisme qui a caractérisé le comité de l’UJA/BKG :

 


« Nous avons apprécié l’organisation qui était de qualité très supérieure. Nous avons été satisfaits de la qualité des plaidoiries de nos jeunes confrères ; l’encadrement qu’ils ont reçu de leurs coaches était d’un niveau très satisfaisant et nous les remercions d’avoir concouru. Nous leur remercions également d’accepter de donner de leur temps pour accompagner ces différents candidats au concours. Le RUBAC en tant qu’association sous-régionales, avait l’obligation d’accompagner une activité organisée par l’Union des Jeunes Avocats du Barreau de Kinshasa/Gombe. Il faudrait saluer le dynamisme du comité Kakura, nous avons longuement échangé par rapport au fait des redynamisés notre union de jeunes avocats ; lui et son comité s’y emploient de plus belles manières et nous les encourageons, nous leur rassurons de tout notre soutien et de tout notre accompagnement », rassure Me. Giresse Bokisila, Premier Vice-Président du RUBAC.

La finale aura lieu le vendredi 11 juillet prochain, en prélude de la soirée de gala organisée par le Barreau de Kinshasa/Gombe, à l’occasion de la célébration du 57ème anniversaire du Barreau congolais.

Joël Diawa/infodroits humais.net

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Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil

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L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.

Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.

Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.

Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.

Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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