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Un ex-policier devenu braqueur de banques parmi les 50 présumés bandits aux arrêts à Lubumbashi
Lors de la cérémonie officielle de la prise de l’étendard tenue ce vendredi 4 juillet sur l’esplanade du bâtiment du 30 juillet à Lubumbashi, le commissaire divisionnaire de la Police nationale congolaise (PNC) dans le Haut-Katanga, Blaise Kilimbalimba, a présenté au public une cinquantaine de criminels arrêtés dans le cadre de l’opération de sécurisation en cours.
Devant le gouverneur de province Jacques Kyabula et une foule nombreuse venue assister à l’événement, plus de 50 présumés malfaiteurs, armés et non armés, ont été dévoilés. Selon le général Kilimbalimba, ces individus ont été interpellés lors de l’opération « Ndobo », lancée en avril 2025 par le ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, pour contrer l’insécurité croissante dans la province.
Cette démonstration d’efficacité policière marque, selon les autorités, une baisse notable des actes criminels dans la région depuis l’arrivée du nouveau commandant à la tête de la PNC du Haut-Katanga.
Parmi les interpellés, figure un redoutable bandit connu sous le nom de Mashimba Ali alias « Action », originaire d’Idiofa. Ancien policier, ce récidiviste notoire aurait été impliqué dans plusieurs braquages de banques, cambriolages de véhicules et attaques contre des changeurs de monnaie, tant à Kinshasa qu’à Lubumbashi. Malgré plusieurs arrestations par le passé, il avait systématiquement été relâché.
Au cours de la cérémonie, le gouverneur Kyabula a exhorté les forces de l’ordre à faire preuve de discipline et à se conformer aux directives du nouveau commandant pour garantir une meilleure efficacité dans la lutte contre l’insécurité. De son côté, le général Kilimbalimba s’est engagé à intensifier la lutte contre le banditisme urbain, malgré les nombreux défis sécuritaires que connaît la province.
Patient MBY/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
