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50 ans Francophonie/Prix d’Excellence : Koffi Olomide recalé pour comportements « indignes, indécents et indélicats » !
L’artiste musicien Koffi Olomide s’est vu refusé le prix d’Excellence que lui-même avait accueilli avec satisfaction et annoncé avec pompe lors de la conférence de presse tenue le jeudi 4 décembre dans la salle Virunga de l’hôtel Memling à Kinshasa.
En effet, à quelques heures de la cérémonie de remise de prix, la star de la chanson s’est illustré, selon les organisateurs, par des actes successifs d’une rare indignation, indécence et indélicatesse vis-à-vis du comité organisateur qui est la société canadienne « Cent Tambours Mille Trompettes »( CTMT).
En clair, l’artiste a exigé, avec une brutalité expressive d’une rare intensité, un cachet avant de faire son déplacement de sa résidence pour recevoir son Prix d’Excellence.
Pourtant, selon Claude Kazadi Lubatshi, directeur général de cette société, des dépenses engagées par CTMT et même le chèque grand format imprimé spécialement à Montréal/Canada en l’honneur de Koffi Olomide devraient dissiper tous les doutes autour de la valeur et de la nature exceptionnelle du Prix d’Excellence prévu en faveur de l’artiste.
» Nous n’avons aucune expertise dans le sponsoring ou en import-export des antivaleurs, défauts de morale, chantages et caprices, d’où qu’ils viennent. CTMT a jugé bon de célébrer, en toute quiétude, en toute dignité et en pleine harmonie, les 50 ans de la Francophonie sans Koffi Olomide dont il reconnait, par contre, les qualités et les prouesses dans le domaine musical », s’est indigné Claude Kazadi.
C’est dans ce sens que lors de la fête de 50 ans de la francophonie, qui s’est tenue à Memling Hôtel, ce samedi 05 décembre, les artistes jeunes talentueux congolais ont eu l’occasion et de l’espace pour s’exprimer pendant cette soirée spéciale.

Il faut noter aussi que les 10 gagnants du concours de la francophonie canadienne ont reçu leurs cadeaux lors de la soirée. Le premier a en dehors des ses nombrables cadeaux, reçu un billet d’avion d’une valeur de 1800 dollars canadiens.

« Cent tambours mille trompettes » a annoncé qu’il tiendra une conférence de presse avec illustration des faits incessamment et présente toutes ses excuses aux Congolais qui attendaient avec faste ce jour.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Concession de l’UNIKAN : La ministre O’Neige Nsele casse la cession à la CNSS et désavoue le gouverneur Kambulu
Le Gouvernement central s’est officiellement saisi du dossier controversé de la concession de l’Université de Kananga (UNIKAN), après la cession de 8 hectares de terrain à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), une décision qui suscite de vives réactions dans la province du Kasaï-Central.
Dans deux correspondances signées le mardi 19 mai 2026, la ministre nationale des Affaires foncières, O’Neige Nsele Mimpa, a dénoncé ce qu’elle qualifie de « cession illégale » d’une partie de la concession universitaire et a sévèrement recadré le gouverneur du Kasaï-Central, Joseph-Moïse Kambulu.
Selon la ministre, l’acte signé le 4 mai 2026 viole plusieurs dispositions de la législation foncière en vigueur en République démocratique du Congo. Elle reproche également au gouverneur provincial de s’être immiscé dans une procédure de mutation foncière impliquant deux entités autonomes, estimant que cette démarche ne relevait pas de ses compétences légales. « Son acte de cession est illégal », insiste la ministre dans ses correspondances adressées aux autorités concernées.
Face à cette situation, O’Neige Nsele Mimpa annonce avoir instruit les services compétents de son ministère afin de rétablir la concession de l’UNIKAN dans sa configuration initiale. Elle exige également la suspension des agents fonciers impliqués dans ce dossier, en attendant l’aboutissement des enquêtes administratives annoncées.
Cette prise de position du Gouvernement central pourrait relancer le débat sur la gestion du patrimoine foncier public et universitaire dans le Kasaï-Central, où plusieurs voix s’étaient déjà élevées pour dénoncer la réduction progressive des espaces réservés à l’Université de Kananga.
Le dossier reste suivi de près par la communauté universitaire ainsi que par plusieurs acteurs de la société civile, qui réclament davantage de transparence dans la gestion des concessions publiques.
Mike Tyson Mukendi
