Connect with us

À la Une

4 octobre 2000-4 octobre 2021: 21 ans que mourait Mgr Kataliko, symbole de résistance en RDC 

Published

on

4 octobre 2000, Mgr Emmanuel Kataliko, archevêque de Bukavu, décède dans un hôpital près de Rome, âgé de 68 ans. Symbole de résistance, il a beaucoup fait parler de lui lorsque le RCD-Goma l’avait déporté à Butembo pendant 7 mois, l’empêchant de revenir à Bukavu. L’Eglise fera savoir que Mgr Kataliko avait succombé à un malaise, malgré l’intervention des médecins.

Le prélat était en Italie pour participer, en sa qualité de vice-président de la CENCO, à la réunion du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar. Même si officiellement on attribue son décès à un infarctus, certaines personnes à Bukavu restent convaincues qu’il avait été empoisonné.

Mgr Kataliko payait en fait le prix de ses prises de positions contre l’occupation rwandaise, sous la rébellion du RCD-Goma. Le RCD-Goma l’avait accusé d’incitation à la haine ethnique contre la population d’origine tutsie et d’incitation à la révolte contre l’occupation étrangère. Contraint de se réfugier à Butembo, il était devenu le symbole de la résistance non-violente des fidèles de Bukavu.

L’archidiocèse de Bukavu, animé par un important réseau associatif, avait lancé grève des messes, chaînes de prières, sit-in dans les paroisses, réclamant son retour. Mgr Kataliko sera autorisé à regagner Bukavu le 14 septembre 2000, mais décédera 3 semaines plus tard.

Mgr Emmanuel Kataliko est né en 1932 à Lukole (dans le territoire de Lubero). Il a été ordonné prêtre en 1958 à Rome, puis sacré évêque en 1966. Il est resté 31 ans à la tête du diocèse de Butembo-Beni, avant d’être désigné, le 22 avril 1997, archevêque de Bukavu. Il était connu comme un remarquable agent de développement.

En effet, il a réalisé beaucoup d’œuvres sociales, entre autres, la construction de l’Université catholique de Graben (à Butembo), l’amélioration de l’habitat et la création des routes de desserte agricole. Mgr Emmanuel Kataliko s’était également investi corps et âme dans la recherche de la paix, à travers ses exhortations, ses déclarations, ses dénonciations des actes criminels commis par les rebelles du RCD-Goma, avec leurs alliés rwandais.

Benjamin Babunga


There is no ads to display, Please add some

À la Une

Goma: Sur recommandation du Premier ministre, le couvre-feu est levé !

Published

on

Le couvre-feu a été levé ce lundi 26 septembre sur toute l’étendue de la ville de Goma. En revanche, il reste en vigueur dans le reste de la province du Nord-Kivu « en attendant l’amélioration des conditions sécuritaires ». Cette mesure avait été décrétée dans cette province dans le but de protéger la population pendant la période des fêtes de fin d’année en 2021, caractérisée par un pic inhabituel d’insécurité.

La levée de cette mesure dans le chef-lieu du Nord-Kivu intervient peu après la mission de suivi-évaluation de l’état de siège « en vue de réorienter les actions pouvant contribuer à rétablir la paix et la sécurité durables dans cette partie de notre territoire national », effectuée par le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde en Ituri et au Nord-Kivu

A cet effet, il avait été demandé au gouverneur militaire d’évaluer son efficacité, après les nombreuses plaintes des populations exaspérées par les tracasseries.

« Nous devons nous assurer avec les autorités militaires que nous puissions mettre fin à toutes ces questions, surtout des questions des tracasseries qui ont été mentionnées. Nous estimons que nous, en tant qu’autorités, devons suivre ce que la population nous dit et travailler dans le sens de lui garantir son bien-être. C’est une population qui n’a que trop souffert et donc nous sommes très sensibles aux messages qui nous sont donnés. Nous avons eu aussi cette demande qui nous a été faite, particulièrement pour la ville de Goma, en ce qui concerne les restrictions en termes de déplacements. Nous avons discuté avec le Gouverneur militaire et donné une indication pour qu’il puisse très vite, réunir le conseil de sécurité et voir les modalités, tout en garantissant la sécurité ici dans la ville de Goma », avait ajouté le Premier ministre Sama Lukonde.

Signalons qu’une première journée ville morte a été observée ce lundi 26 septembre à Goma à l’appel des forces vives et de la société civile en protestation de l’occupation depuis plus de 3 mois de la cité de Bunagana par le M23 et de l’état de siège, jugé inefficace.

Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET


There is no ads to display, Please add some
Continue Reading

K-WA Advertising