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4 mois après le toilettage du fichier paie, les enseignants NP s’interrogent : « A quand la régularisation des salaires ? »

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Le Ministère de l’EDU-NC avait promis de prendre en charge les enseignants non payés (NP), après l’opération de toilettage du fichier paie. Lors de son adresse à la nation, le lundi 08 décembre 2025, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, avait rappelé cet engagement du Gouvernement. Néanmoins, quatre mois après la fin de l’opération, les enseignants NP ne sont toujours pas intégrés dans la paie. Une situation devenue inquiétante pour cette catégorie d’enseignants ayant cumulé plusieurs mois d’impayés.

« En tout cas, c’est très difficile. Nous, les vrais enseignants, nous sommes là depuis huit ans, sans être payés », a déclaré un enseignant NP de l’Institut MATUNDU BOTA, dans la commune de Kisenso.

Les inquiétudes deviennent davantage grandissantes au moment où plusieurs faits secouent le Ministère de l’EDU-NC, notamment : les déclarations de l’ancien Ministre Willy Bakonga sur la pléthore constatée dans les antennes de la DINACOPE, l’interpellation par les services de sécurité du Directeur national Boniface Mbaka Ngampembe et de l’un de ses adjoints, Sam Mbavu, en charge du système d’information, suivie de leur suspension par la MINETAT Raïssa Malu, l’affaire ponction de 20 mille francs congolais constatée dans la prime de gratuité de certains enseignants, etc., A cela s’ajoutent l’explosion salariale constatée par le Fonds monétaire international et l’audit de l’état liquidatif de la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat exigé par Félix Tshisekedi.

Sous l’anonymat, certains cadres du sous-secteur de l’EDU-NC, reconnaissent la mauvaise politique des dirigeants dans l’affectation des salaires.

« Ceux qui travaillent depuis longtemps ne sont pas payés, mais on paye les nouvelles recrues sur base des considérations politiques, ethniques et tribales « , nous avouent-ils.

Au moment où les enseignants NP des écoles de Kinshasa, où 11 milliards de francs congolais étaient récupérés, ne sont toujours pas payés, une augmentation de 560 agents était remarquée dans le fichier paie, à partir du mois de janvier dernier. Les effectifs, selon le site de la DINACOPE, passent de 669.799 en décembre 2025 à 700.354 en janvier 2026.

Un flou entoure ce changement et les rumeurs prétendent une mécanisation, en province, d’un nombre d’écoles privées d’obédience d’un responsable politique du Ministère de l’EDU-NC.

A ce sujet, posons-nous les questions suivantes :
– Quels sont les motifs réels de la suspension du DINAT Boniface Mbaka et de son adjoint Sam Mbavu ?
– Quelle affectation a-t-on faite des 11 milliards de francs congolais récupérés à Kinshasa lors du toilettage du fichier paie ?
– Quel est sort des enseignants NP n’ayant pas de soutien politique ?

Compte tenu des abus constatés et décriés, la plus haute autorité du pays devrait être regardante sur les activités de la Direction Nationale de Contrôle, de la Préparation de la paie et de la Maîtrise des Effectifs des Enseignants et du Personnel administratif des établissements scolaires (DINACOPE), qui semble devenir un service prédateur.

La MINETAT à l’EDU-NC, Raissa Malu Dinanga, doit ouvrir l’œil et le bon, pour éviter de payer le pot cassé par ce service, sous sa tutelle, qui gère fichier paie des enseignants. Dans sa base des données informatiques existent encore plusieurs écoles mécanisées et non budgétisées dont les enseignants attendent les salaires.

Jules Kisema Kinkatu/CONGOPROFOND. NET.

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Journée internationale des Mines antipersonnel : Christelle Vuanga appelle au renforcement des efforts de déminage et à la garantie de la sécurité des civils

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À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines antipersonnel, la députée nationale Christelle Vuanga a appelé au renforcement urgent des opérations de déminage en République démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de garantir la sécurité des populations civiles exposées à ces engins explosifs.

Prenant part à une activité de sensibilisation, elle a alerté sur la persistance de cette menace dans plusieurs zones affectées par les conflits armés, où les mines continuent de faire des victimes et de freiner le développement des communautés locales.

Un impératif humanitaire et sécuritaire

Christelle Vuanga a souligné que la lutte contre les mines antipersonnel constitue une priorité à la fois humanitaire et sécuritaire, appelant à des actions coordonnées pour assainir les zones contaminées et protéger les populations vulnérables.

Elle a insisté sur la responsabilité collective d’agir avec détermination pour le désarmement des zones touchées, affirmant que cet engagement vise à préserver la vie humaine, la dignité des citoyens et l’avenir du pays.

Engagement pour l’égalité et la voix du Congo à l’international

Au-delà de cette problématique, la députée a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des droits, notamment à travers la promotion de l’intégration des femmes dans les instances de prise de décision.

Dans cette même analogie, l’élue de Kinshasa porte également la voix du peuple congolais sur la scène internationale, plaidant pour une mobilisation accrue en faveur d’un Congo débarrassé des mines antipersonnel et résolument tourné vers un avenir plus sûr et inclusif.

Exaucé Kaya

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